Bois Vichy (jusqu’à la lie) et Pétain coup, ça ira mieux

Encore une belle polémique qui va me valoir les foudres des puritanistes de l’Histoire, mais trop c’est trop, je VEUX le dire : si Vichy était une abomination, Pétain est le vrai héros de cette guerre de l’avoir fait ! 

En tout état de cause, si être « vichyste », c’est être nazi, être « pétainiste » pas forcément. Je n’aurais pas apprécié le vieux bonhomme réactionnaire, conservateur au possible, mais il a tout mon respect et, surtout, mes remerciements pour son sacrifice sans lequel nous serions allemands aujourd’hui.

Il ne s’agit pas de refaire l’Histoire ou d’entrer dans le détail, mais de remettre la réalité dans le contexte de l’époque en parlant du pestiféré, l’ostracisé de l’Histoire. 

Que vous n’appréciiez pas le gouvernement de Vichy, c’est normal

C’était une gouvernance nazie qui a déporté 80’000 juifs, tué des centaines de résistants qu’elle a pris malencontreusement, il n’y a pas de quoi y être favorable. Mais il faut quand même arrêter d’écrire les faits de manière à les rendre détestables et absurdes, non conformes à la réalité.

Pétain a été gracié par De Gaulle. Et pour cause, De Gaulle savait bien que c’est grâce à Pétain que nous ne sommes pas allemands aujourd’hui, De Gaulle lui n’était que le pantin de Churchill qui avait parfaitement conscience qu’il lui faudrait une figure honorable derrière laquelle rassembler les français pour la reconstruction après la libération. De Gaulle était grand, charismatique, il était sur place, il venait de remporter une petite bataille qui lui avait valu l’honneur d’être nommé provisoirement général par défaut et en plus il parlait couramment l’allemand.

Si Pétain n’avait pas signé l’Armistice de 40, l’armée française aurait été défaite, Pierre Laval aurait été installé au pouvoir par Hitler, il n’y aurait jamais eu de Résistance, jamais de Débarquement et les 300’000 juifs de France auraient été éradiqués.

Pétain dit : « je fais don de ma personne à la France »

Il le dit au début de son célèbre discours à la radio où il annonce avoir décidé de signer l’Armistice. Il savait à ce moment-là qu’il sacrifiait bien plus que sa vie, que les français ne le lui pardonneraient jamais et que dans la reconstruction de l’après-guerre il ne pourrait jamais être réhabilité. Dans sa situation, un vieux militaire aurait plutôt naturellement tendance à se tirer une balle dans la tête et après lui le déluge. Lui a préféré faire ce qu’il fallait, quitte à perdre ce à quoi il tenait le plus : son honneur ! Lui dont la vision de la société était « honneur, famille, Patrie »…mais quand il faut, il faut. C’était ça ou la perdition et comme un capitaine qui saborde son navire sous le feu de l’ennemi pour sauver son équipage, il a sabordé la France en laissant le soin à d’autres de la renflouer quand le moment serait venu.

Quand De Gaulle est parti à Londres, en disant « il faut tenir », Pétain lui avait donné 3 mois pour organiser le Débarquement, c’était le temps que l’armée française aurait pu tenir encore avant sa décimation totale, elle qui se faisait rétamer par les allemands qu’elle n’égratignait même pas. Alors que dans le camp français les cadavres s’entassaient, du côté allemand, s’il y en a eu ça a été un accident de moto ou une crise cardiaque.

Finalement, De gaulle aura mis 5 ans pour revenir. Si Pétain l’avait écouté, ça aurait fait déjà plus de 4 ans que la France était entièrement allemande. Les plus jeunes dans les écoles auraient déjà oublié le français à ce moment-là.

Pétain était un fin stratège

Il savait que Hitler avait besoin de récupérer ses 2 millions d’hommes établis en France pour ouvrir le front de l’Est. Hitler lui avait déjà signifié son admiration pour le courage des soldats de l’armée française. Hitler était donc disposé à un compromis en échange de l’Armistice. Alors Pétain lui a proposé d’instaurer un gouvernement nazi « soft », suffisamment stable et fort pour satisfaire Hitler, suffisamment soft pour être accepté par les français sans trop de dommages. Mais, surtout, dans son esprit, suffisamment soft pour ne pas déporter tous les juifs et laisser une chance à la Résistance. Comme Hitler était déjà complètement pété à ce moment-là, il n’était plus rationnel et n’écoutait plus personne. Ses conseillers lui avaient tous recommandé de ne pas signer cet armistice, parce qu’ils avaient compris ce que voulait faire Pétain, mais ce cinglé, l’esprit embrumé par la drogue, s’était mis en tête d’attaquer la Russie. Alors il a signé.

A la suite de quoi Hitler a retiré ses hommes, transférant la charge de Police au pouvoir de Vichy. Pétain a alors respecté son contrat. S’il ne l’avait pas fait, Hitler le lui aurait aussitôt repris. De fait, la France était pacifiée. Il n’y avait plus de combats, elle était nazie, mais presque normalement calme, excepté les déportations, quelques exécutions, la tension… mais il n’y avait plus de combats.

Durant 5 ans la Résistance s’est organisée

Pendant que Charles de Gaulle sirotait tranquillement le single malt de 20 ans d’âge de Churchill, confortablement installé dans la suite réservée aux invités de marque au Cabinet of War à Londres, le gouvernement de Vichy faisait son boulot. Mais sans trop de conviction, laissant ainsi le champ libre aux courageux qui ne se faisaient pas prendre d’organiser la Résistance qui a ainsi pu se constituer et devenir le futur instrument de la victoire. Hitler avait dégarni le Mur de l’Atlantique, en particulier là où la distance était la plus grande avec le Royaume-Uni, à Utah Beach et Omaha Beach, ne croyant jamais qu’ils viendraient par-là. Une fois le Débarquement produit, la Résistance était un instrument incontournable pour permettre l’avancée des Alliés et, surtout, bloquer les allemands.

Malgré le dégarnissement du Mur de l’Atlantique, quand les Alliés ont débarqué, ils ont été littéralement décimé par les mitrailleuses. Apprenant ça, Hitler a envoyé massivement ses chars pour assister les gardiens des forteresses du Mur de l’Atlantique. Mais la Résistance a fait sauter les ponts, les empêchant d’arriver à temps. Ainsi, le Débarquement a bien failli louper, il s’en est fallu de peu, il n’y a qu’à imaginer si Pétain n’avait pas signé l’Armistice et que la France n’ait pas été pacifiée, avec deux millions de soldats allemands sur son sol et pas la Résistance pour faire couper les voies de communication.

De Gaulle en figure de la libération, Churchill désavoué, Pétain est le martyr

Après la Libération, comme prévu, De Gaulle a défilé pour que la France se rallie à lui et reconstruise le pays. A la libération de Paris, beaucoup de soldats étaient noirs ou maghrébins. Comme il voulait un défilé bien blanc et bien propre, il les a fait remplacer par des soldats blancs qui n’étaient même pas là à la libération. La France se rallie à lui, se range derrière lui, la reconstruction peut commencer.

Voilà la vérité de l’Histoire, avant qu’elle ne soit écrite pour que le français moyen ne suive aveuglément De Gaulle, qui était aussi piètre officier que Président. Il avait été nommé Général par défaut, parce qu’il n’y avait plus personne. Mais à l’époque, un fort charisme, un patriotisme sans faille, une droiture irréprochables, suffisaient à faire un grand homme, la France en avait soif. Et économiquement, tout était à faire, que Charles de Gaulle fût aussi visionnaire qu’une huître ne prêtait pas à conséquence, l’économie battait son plein et il a pu redresser le pays.

Côté britannique, Winston Churchill, qui n’avait rien à envier à Hitler, n’a pas été réélu. Churchill avait la vision de gazer l’Afrique pour y installer une civilisation occidentale, Hitler était un petit joueur à côté. Ce qui le différenciait de Charles de Gaulle, c’est que lui était un grand officier de longue date, avec passablement d’exactions à son actif, en particulier dans les colonies. Churchill n’était pas un humaniste et derrière l’image débonnaire de bon vivant qu’on lui connaît, avec son sempiternel verre de scotch et son barreau de chaise, en réalité il était un officier impitoyable, que la cruauté ne faisait nullement reculer, qui a donné un homme politique d’une détermination sans faille quel qu’en soit le prix. Les britanniques voulaient quelqu’un pour gagner cette guerre, ils l’ont élu et en ont payé le prix, par la destruction. Après l’avoir gagnée, sachant pertinemment à qui ils avaient affaire, ils ne l’ont pas réélu, ils avaient surtout besoin d’un peu de calme.

Comme dans tout bon film d’aventure, il faut le héros, les effacés et un martyr, Pétain joue le rôle de celui-là, celui qui se fait sauter avec la bombe parce que le retardateur du détonateur ne fonctionne pas et qu’il en faut bien un pour rester et l’actionner manuellement. Et je ne le remercierai jamais assez pour cela.

Oh, non pas que je sois germanophobe, les allemands étant largement aussi civilisés que nous. Eh puis, ma foi, de parler l’allemand n’aurait été qu’une évolution de plus au fil de notre Histoire. Nous aurions appris dans les livres d’Histoire que jusque il y a quelques décennies nous parlions français en France. Nous aurions des clubs de conversation en français. Le français serait devenu la langue ultime de l’érudition et de la poésie. Des partis politiques pour son instauration à l’école en auraient fait leur cheval de bataille.

…Non, tout ceci ne m’aurait pas posé problème. Même les faits abominables de la guerre ne nous auraient pas empêché de vivre, nous en avons commis bien d’autres et ça ne nous empêche pas de respirer. Non, c’est ce statut de non-aryen qui m’aurait gêné. L’idée de servir la race des prétendus seigneurs n’est pas trop ma tasse de thé.

Un autre héros de cette fin de guerre fût le Général Leclerc. Un immense militaire qui en pleine déconfiture parvient à rassembler des hommes, bâtir une colonne, hétéroclite, disparate, mais puissante et déterminée, l’organiser malgré son hétérogénéité, l’entretenir, lui fournir la logistique et, finalement, enfoncer les lignes allemandes. Il mériterait plus que ce qu’un simple film, fût-il magnifique, un autre vrai grand héros.

Le seul qui finalement ne l’était pas, c’était De Gaulle. Respectable, qui a fait le job, honnêtement, mais pas un héros.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *