Dans son essai Guillaume Pitron dénonce le formidable greenwashing de la transition énergétique

Les Inrocks parle du livre de Guillaume Pitron, publié récemment, dans lequel il dénonce avec fracas la formidable arnaque de la transition énergétique et écologique actuelle. 

A ne pas prendre au premier degré, ce n’est pas tant la consommation de ressource et la destruction de l’ecosystème qu’il y a autour qu’il dénonce que l’hypocrisie qu’ont instauré les lobbys. 

Juste une arnaque purement mercantile

Ce n’est pas pour rien si les lobbys du nucléaire soutiennent massivement le photovoltaïque et l’éolien depuis 30 ans. Ce sont deux technologies qui cumulent le double avantage d’être plutôt inefficaces tout en coûtant extrêmement cher. De sorte que non seulement ça ne concurrence pas les grands opérateurs existants, du nucléaire en France, mais d’autres spécialistes ailleurs, mais en plus ça absorbe les sommes éventuellement disponibles pour la transition énergétique.

Et comme à force d’investissements hypermassifs on est parvenus à quand même produire à peu près proprement une part significative de l’énergie, alors on introduit la voiture électrique pour l’absorber, de manière à ce que la production actuelle d’électricité ne soit toujours pas menacée. Et ce sous prétexte d’émissions de CO2, que le plus puissant lobby industriel de tous les temps, le GIEC, est parvenu à imposer à grands coups de milliards et en muselant tout scientifique qui aurait quelque chose à dire sur le sujet de non-autorisé après 20 ans de travail. D’ailleurs, l’ancien président du GIEC, Rajendra Kumar Pachauri, avait en en-tête de son site personnel de splendides réacteurs nucléaires, jusqu’à ce que finalement il les remplace en douce par des éoliennes qui font la même taille, sur le même fond, pour qu’on ne remarque pas le changement.

Je suis GIECOsceptique

Il serait difficile de mettre en doute les propos du GIEC, puisque c’est vrai. Ce n’est pas sur ce que dit le GIEC que l’on pourra se montrer sceptiques, mais sur ce qu’il ne dit pas. En aucun cas un lobby ne pourrait devenir aussi puissant en racontant des craques, il suffirait qu’une seule fois quelqu’un amène la preuve que c’est faux pour que la crédibilité soit irrémédiablement atteinte. Non, bien au contraire, il faut les meilleurs, qui ne diront que la vérité et c’est dans les vérités qu’il faut faire le tri. Et si ce que dit le GIEC est vrai, il n’y  pas que ce que dit le GIEC qui est vrai et pas seulement sa manière de l’interpréter. Le rôle du GIEC était tout bonnement d’imposer une norme de mesure dite « carbonée », le CO2. Et on convertit tout en « équivalent CO2 » comme on convertissait en « équivalent pétrole » par le passé. De sorte que tout ce qui dépasse un certain seuil doit disparaître au profit d’une nouvelle fabrication qui va rapporter des milliards aux industriels. Alors qu’on aurait très bien pu produire simplement du carburant neutre et conserver nos voitures qui ne pollueraient tout bonnement plus du tout.

La vérité, c’est que si on veut faire la transition, on peut abandonner le nucléaire en 20 ans sans problème. Ce qui l’empêche, ce n’est pas la technologie, mais les résistances des professionnels du secteur qui se sont emparés du marché de la transition pour l’empêcher par tous les moyens. On sabote l’hydrolien en gênant son développement, histoire de jouer la montre, gagner du temps par tous les moyens. On dilapide des sommes folles dans de gigantesques éoliennes que l’on place bien en évidence là où il ne devrait pas y en avoir pour détruire la ressource capable de nous amener à la transition et soulever les masses contre cette technologie. On envahit les territoires avec le photovoltaïque dans les champs alors que sa place est sur les toits et en limitant le thermique, bien plus efficace, mais moins cher et donc inadapté, alors qu’on ne devrait pas avoir le droit d’installer de photovoltaïque tant qu’on ne produit pas 80% de sa chaleur avec du thermique puisque 75% de l’électricité produite ne sert qu’à ça.

Greenwasher, un métier porteur

Il y a même des greenwashers professionnels. Jusqu’à l’accident de Fukushima, Nicolas Hulot en était le principal, avec sa Fondation pour la nature et l’homme, financée par EDF (et AREVA dans une moindre mesure) avec comme bras droit Jean-Marc Jancovici, tendrement connu sous le joli surnom de « Janco ». Qui se présente comme « conseiller aux nouvelles énergies » dans son cabinet Carbone 4 et avec son site très fourni, Manicore, encore un nom superbe, qui ne contient que des vrais chiffres, tellement qu’un non averti ne remarque pas qu’il manque ceux qui en contrediraient les conclusions. Jean-Marc Jancovici est en réalité « greenwasher professionnel », son métier consiste à permettre aux entreprises d’investir dans des ENR qui produiront une proportion ridicule de l’énergie absorbée et d’exploiter au mieux l’image en retombées.

Une machinerie bien huilée à échelle mondiale financée par les lobbys les plus riches aujourd’hui (qui ne sont pas les pétroliers qui eux avaient déjà étudié le réchauffement climatique il y a des décennies).

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