Capital titre : « L’euthanasie rampante des épargnants »

Dans un article de Capital de la Revue Xerfi l’orateur s’inquiète de l’effondrement de la demande, appelant à une nouvelle redistribution de la création de richesse… et pour cause… 

La transition sociétale est inéluctable
Eh oui, le revenu de base s’impose. C’est normal, c’est la conséquence de la fin du travail. Dans un système où la redistribution de la création de richesse repose sur le travail, s’il disparaît, forcément, la demande s’essouffle avec l’accroissement de l’inégalité.

 
Diminution exponentielle du nombre d'heures travaillées par un humain en proportion de la création de richesse.
Effondrement de l’employabilité
 
Les entreprises redistribuent 40% moins de la création de richesse qu’elles engendrent par rapport à 1970. On a compensé cette baisse de la redistribution par une hausse des charges sociales, qui n’a eu pour conséquence que de réduire leur compétitivité et d’abaisser les salaires et la qualité générale de l’emploi.
Ce qu’il faut faire c’est diminuer drastiquement les charges sociales, d’au moins 60%, en transférer les coûts sur l’Etat et adapter l’impôt sur les bénéfices et sur le capital, en introduisant de la progressivité incitative à une nouvelle gouvernance des entreprises.
L’enrichissement des babyboomers
 
Cette longue période d’enrichissement et de hausse du revenu dont parle l’orateur est en réalité essentiellement due à l’immobilier. Des tas de gens ont pu acheter jusqu’au tout début des années 2000 de l’immobilier pour trois fois rien dont le prix s’est multiplié tout bonnement par 10.
 
Forcément, si vous louez l’appartement que vous avez acheté 130’000 FF comme si vous l’aviez acheté 180’000€… ça rapporte ! Et si vous avez acheté un immeuble de 4 appartements en 90 pour 200’000FF, aujourd’hui vous êtes riche, sans rien faire.
 
Ainsi, les générations précédentes, une fois de plus, ce sont accaparées la richesse. Elles reçoivent une bonne retraite, basée sur une époque où les conditions de l’environnement du travail étaient bien meilleures et bénéficient des retombées de leurs investissements alors que les biens ne coûtaient pas grand-chose et sont survalorisés aujourd’hui, le tout sur le dos de ceux qui doivent assumer les miettes du gâteau avec des moyens logiquement bien moindres et donc la demande s’effondre, sciant la branche sur laquelle sont assises les générations précédentes…qui ne cassera qu’une fois qu’elles auront disparu;
 
Lorsque les babyboomers, devenus progressivement papyboomers, auront disparu, la situation reviendra à la normale, leurs biens profitant à la génération suivante qui évoluera alors dans une nouvelle société reposant sur d’autres préceptes, mais c’est une autre histoire.

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