Harcèlement sexuel : la cause à débordé, STOP !

J’étais le premier à soutenir le hashtag #BalanceTonPorc sur Twitter, après tout, que ceux qui ont des comportements déplacés assument comme moi je dois assumer l’image qu’ils me donnent en déteignant sur les autres alors que jamais je ne me permettrais ce genre de choses. 

Mais force était de constater que s’il y avait bien des horreurs dans les témoignages, la majorité relevait plus de l’hystérie et du lynchage qu’autre chose. Mais par la suite la cause a débordé, tout comportement ne correspondant pas à ce que les femmes attendent est devenu du harcèlement, sinon de l’agression. 

Et là, je ne soutiens plus, je dis STOP ! 

Non, tout n’est pas du harcèlement ou de l’agression

JE REFUSE d’entendre que dire à une collègue « pourquoi tu n’es pas en robe aujourd’hui, tu es plus jolie en robe » est du harcèlement !

De même les collègues masculins ont parfaitement le droit de parler de la taille des poitrines de leurs collègues. Faut quand même arrêter, les femmes parlent aussi de nos attributs et là je sais de quoi je parle.

Et l’égalité des sexes dans tout ça ? Parce que je rappelle que c’est là que nous voulons en venir. Les femmes ne sont pas en sucre, elles ne sont pas destinées à devenir des potiches en porcelaine sur une étagère pour faire joli dans le paysage. Et, ma foi, le monde n’est pas fait que de ballerines roses, de princesses et de princes charmants. Et s’il est normal que le Preux Chevalier tue le vilain dragon, les manants font partie des sujets, n’en déplaise aux quelques majestés qui ne se prennent pas pour la queue de la poire et foutent en l’air tout le bouzin.

L’égalité et les droits des femmes, c’est sérieux

L’égalité des sexes, la violence faite aux femmes, leur invisibilité politique et économique, sont des combats de toujours, mais qu’elles le veuillent ou non, il est légitime de la part des hommes de les draguer, même si c’est parfois un peu lourdingue. De lire des femmes outrées parce que « des hommes mariés » leur ont proposé « d’aller prendre un verre chez eux » est consternant. Il est parfaitement du droit d’un homme de proposer à une femme de coucher, surtout si ce n’est pas de but en blanc, mais dûment masqué par une pirouette « un verre chez moi? », « on prend le petit déj ensemble demain? », etc… c’est LEGITIME ! Je vais aller plus loin, il est légitime de le demander tous les jours si nécessaire jusqu’à ce qu’elle accepte. Parvenir à nos fins peut nécessiter des années. Ne pas confondre le désir et le harcèlement, parfois, le consentement doit s’arracher et ça peut aussi être par simple pudeur féminine compréhensible que ce qu’il faut bien appeler « la cible » va refuser, c’est normal. L’homme doit prouver ses intentions, c’est toujours normal, aussi animal soyons-nous, nous sommes censément un chouilla plus évolués moralement que la moyenne animale de ce monde.

Ce qui est désagréable peut être inacceptable, mais n’est pas forcément un crime

De mettre sur un pied d’égalité en les confondant le taré qui suit dans la rue durant 300 mètres une femme. L’ex qui lui envoie 600 textos par jour. Le collègue qui lui balance des sextos à tours de bras. Le peloteur ou le frotteur du métro. Le malotru qui la siffle comme un chien. Le supérieur hiérarchique qui propose de l’avancement moyennant des avantages sexuels ou pire, qui menace de compromettre la carrière professionnelle en cas de refus.  …Et le lourdingue qui dit tous les jours à sa collègue (même si elle ne veut pas de lui), d’une manière ou d’une autre, MEME MALADROITE, qu’elle est jolie est une déviance de la cause qui ne pourra qu’amener dans le mur.

Et voilà, ça y est, en ce qui me concerne, la cause est dans le mur !!

On lynche le goujat en condamnant le coupable

John Lasseter, collaborateur de Disney, auteur de scénarios comme Toy Story et, semblerait-il, réputé pour « saisir et tenter d’embrasser des femmes » se retrouve sur la sellette. Il est évident que son comportement –certes relativement non-violent, mais faisant tout-de-même appel à sa force physique– est outrageant. Mais ça va trop loin, déposer plainte pour ça, c’est vraiment de la chicanerie, que celle qui se plaint aille sous les ordres et foute la paix à la société.

Si un type comme lui doit compter sur le désir qu’il suscite, qu’on lui retire le droit de forcer un peu les choses, il ne va pas « pécho » très souvent à mon avis. A la lecture, je vois qu’il est surtout trop pressant, mais c’est quand même bien en se montrant pressants que les hommes se reproduisent, depuis toujours, pour ne pas dire plus. Alors, entre enfin couper court aux violeurs, qui, Ô chose inconcevable, étaient même validés par la police et le sont souvent encore, traquer les agresseurs et ce lynchage d’individus foncièrement gentils qui ne mériteraient qu’au plus une réprimande, éventuellement accompagnée d’une claque, il y a une ligne à ne pas franchir.

J’accepte la notion de gestes déplacés et la contrainte lorsque le terme « saisir » est utilisé. Mais de tenter d’embrasser est normal et de faire usage de sa position sociale également, ça fait partie du jeu de la séduction.

Si les rapports doivent être « naturels », autrement dit, littéralement organisés, alors nous allons vers un monde où les deux tiers n’aura jamais de rapports sexuels, avec toutes les conséquences que cela représente sur la diversité et les tensions sociales en raison de cette discrimination. Les liens sociaux entre les hommes et les femmes risquent fort d’être autrement plus tendus qu’aujourd’hui. D’autant que tout homme sait que si en présence de femmes il ne réagit pas, il suscitera du mépris, les femmes attendent d’exister, même si quelques hystériques ne sont pas d’accord.

Là, je ne joue plus et pour ma part, ce type est juste coupable d’avoir été un peu trop pressant. Je n’ai jamais supporté les mecs qui plaquent les nanas contre un mur en se croyant virils, je ne vais pas commencer pour lui. Mais c’était quelque chose de très commun. Par contre, le consentement doit parfois s’arracher, c’est normal, c’est comme ça que ça marche.

Si ce type tente de négocier le consentement en posant la question à une femme, une seule réponse lui sera opposée : c’est non !

Et ce n’est pas comme ça que ça marche !

Avec lui, on est très loin d’un salopard comme Weinstein qui a menacé pour contraindre et a poussé le vice jusqu’à établir une liste de personnes susceptibles de lui poser problème, démontrant par-là sa pleine conscience de l’illégitimité de ses agissements.
Lui, c’est juste un « plaqueur », ce qui est intolérable, mais se résout par une claque.  Contrairement à Weinstein qui, selon moi, est un violeur qui a usé de la menace pour parvenir à ses fins et même de la contrainte, physique ET matérielle à plusieurs occasions. Donc non seulement il menaçait, mais jouissait également de les mettre en application si nécessaire.

Il y a UN MONDE entre les deux.

Weinstein est un voyou, Lasseter un galopin, pour imager.

On traîne même dans la boue Jean Lassalle, qui se qualifie lui-même de « tactile » et qui est tout au plus un tantinet rustique mais l’idée du mal et de la perversité ne l’effleurerait jamais. On frise le n’importe quoi et les seules femmes à le condamner sont celles qui se sont plaintes de ses mains un peu trop baladeuses (terme quand même mieux adapté que « tactile » qui est un peu léger bien que le bonhomme soit surtout affectueux), sur les réseaux sociaux, elles sont quasiment unanimes à le défendre et même à se rêver bénéficier de sa main leste.

Voilà désormais les plaintes pour tout et n’importe quoi

Il appartiendra désormais à la justice de fixer les limites, en souhaitant qu’elle soit raisonnable et réaliste pour que la société ( et donc les femmes en particulier) n’aient pas à subir le contrecoup d’un retour de balancier un jour,  les rapports humains étant quelque chose d’extrêmement sensible et complexe. Pour les faits sur lesquels on l’incrimine, Lasseter ne risque évidemment pas la même chose que Weinstein, dont la place est clairement en prison.

Mais ma position est morale, je pense par exemple à la jeune femme qui a déposé plainte à Toulouse parce qu’on lui a mis la main aux fesses et la petite dernière, hier, qui a fait de même à LCP. Et, auparavant, à Ariane Fornia qui, des années plus tard, accuse Joxe de lui avoir mis la main sur la cuisse et même d’être remonté assez loin la contraignant à le stopper brutalement, ce qui est pour le moins inadapté mais de peu d’importance. Elle a juste semé le trouble, s’est ridiculisée et alors que je la défendais, maintenant je dis que Joxe est un vulgaire grossier personnage d’avoir fait ça et elle …une chieuse.

Ces jeunes femmes sont des chieuses qui se croient légitimes avec leur comportement prétendument pudibond et ont clairement fait déborder la cause et pour ma part elle s’arrêtera désormaix aux agresseurs sexuels avérés, dont ne font plus partie dans mon champ sémantique ceux qui mettent les mains aux fesses ou se font un peu pressants, ce qui fait partie des rapports sociaux naturels au même titre que récolter une gifle bien sentie en retour. Il ne s’agit pas d’un crime, mais d’incorrection.

Féministe, oui, mais pour les causes qui justifient d’être défendues

Je suis passé d’inconditionnel défenseur de la cause, hurlant sur les connards qui sifflent grossièrement leur gibier dans la rue, les terrorisent en les suivant comme des pervers sur des centaines de mètres, les harcèlent en les tutoyant pour obtenir leur 06 et, idéalement, histoire de bien parfaire leur portrait de pervers potentiellement dangereux, se permettent encore de les injurier quand elles ne se sont pas laissées faire… à défenseur du droit des mecs à faire pression sur les femmes pour obtenir le fameux consentement, quitte à se prendre une claque pour celui qui irait trop loin, question d’éducation, des deux côtés. La gifle a un côté didactique profondément pédagogique loin d’être étranger à la construction de nos règles sociales comme l’Histoire le démontre.

Pendant que des midinettes déposent plainte parce qu’un malotru leur a collé quelques doigts là où ils auraient pu s’abstenir, des femmes se font agresser en courant leur jogging, comme la jeune et jolie Alexia, que l’on a enterré dernièrement, des gamines disparaissent corps et bien, comme la mignonne Maëlys, dont les parents donneraient tout rien que pour être certains qu’elle est morte. Des femmes meurent, au rythme de une tous les trois jours, sous les coups de leur conjoint et des milliers d’autres vont chaque année à l’hôpital parce qu’elles ont eu la chance d’y survivre. Des milliers et des milliers de viols se produisent chaque année et ne seront jamais dénoncés parce que si la victime dépose plainte, si elle n’est pas ridiculisée, elle sera à minima confrontée à son agresseur durant des années le temps du procès, abandonnée à elle-même… au pire ostracisée par sa communauté pour la honte générée.

Alors relativisons et cessons d’empoisonner la cause, la vraie, avec des futilités.

Voilà pourquoi là je dis un grand STOP ! C’est bon, on a compris et je suis d’accord.

 

2 Comments

Malheureusement je vois tes âneries dans mes contacts

T’es plus joli quand tu parles pas de ce que tu comprends pas Thierry, pourquoi tu n’ecoutes pas les femmes qui t’entourent plus souvent :0 ?

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Thierry Curty

Pour info, je suis entouré de femmes, à commencer par ma femme et toutes en ont marre de ces conneries, ne t’en déplaise. 😉

PS : comme tu publies courageusement en te cachant, je compte sur toi pour résoudre le problème que tu rencontres en te confrontant à la pertinence de mon propos sur ton mur. 🙂

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