Moi, Obama, je ne l’aime pas !

Obama trop swag

Quand Obama, démocrate, a été élu pour la première fois, je l’accusais d’être le dauphin de Bush, républicain, qui l’avait fait élire en exploitant à fond son impopularité en soutenant l’insoutenable. Et plus Bush faisait preuve de zèle à soutenir MacCain, jusqu’à la gêne pour ce dernier, et donc Sarah Palin, qui croit que l’homme a bouffé du dinosaure et que la Terre n’a que 6000 ans, plus Obama grimpait dans les sondages, lui qui bénéficiait du plus gigantesque financement de campagne de l’histoire de l’humanité.

Il ne lui aura pas fallu longtemps pour me donner raison, et la gabegie continue, jusqu’en Europe, désormais! Ce gars ne doute de rien, se permet tout et tout le monde applaudit, tellement il est « smart », « trop swag », « cool » quoi.

Faut dire que tous les matins il signe des papelards pour ordonner l’exécution d’untel ou d’un tel autre…ça détend son homme, ça…

Le soir on s’endort en se disant que demain matin on fera flinguer un mec au Pakistan et le lendemain on change d’avis, on opte pour l’Irak…quel pied…

…Comme quoi l’habit fait bel et bien le moine…


Le monde est à feu et à sang

Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, sous l’impulsion de la gouvernance Obama, le monde n’a jamais été autant à feu et à sang qu’aujourd’hui.

Et ça alors que les tortures à Guantanamo viennent seulement de se terminer, après avoir connu une recrudescence, que les libertés de manifester ont été abolies depuis longtemps aux USA, que le Patriot Act, loin d’avoir été aboli comme prévu a été renforcé.

Après le Moyen-Orient, l’Europe

Désormais, c’est au tour de l’Ukraine de faire les frais de la coolitude so smart obamienne.

Quand on lit ça, on ne peut qu’être consterné devant tant de fatuité :  « le dilemme des démocraties occidentales pour amener l’autocrate russe à cesser une agression, dont il nie jusqu’à l’existence. »

Parce que les démocraties occidentales l’admettent, peut-être, que ce sont elles qui ont financé durant des années le militantisme estudiantin pro-européen en Ukraine? Faisant des étudiants pro-européens littéralement des salariés qui gagnaient bien leur vie grâce à cette manne tombée du ciel, nette d’impôts. A l’époque, plusieurs enquêtes gouvernementales s’étaient d’ailleurs posé la question de savoir comment ces étudiants finançaient leurs études, alors qu’ils ne travaillaient pas et pratiquaient un militantisme tapageur. Leurs résultats ayant bien évidemment été pour le moins mitigés. L’Ukraine avait alors bénéficié des grâces de la propagande occidentale, l’opposition grassement financée pour dénoncer l’atteinte aux Droits de l’Homme que consistait cette attaque contre la démocratie menée par le gouvernement qui s’est impudemment cru autorisé à enquêter sur les magouilles des activistes politiques.

Ce Monsieur Jarvis fait bien de parler de « syndrome d’encerclement », quand on sait combien de bases militaires américaines disséminées en Europe menacent directement la Russie,qui encercle qui?

Soyez honnêtes, si vous aviez un certain nombre de silos à missiles (top secret, mais plusieurs dizaines) dirigés directement contre vous, vous vous sentiriez en sécurité, vous ?

Évidemment pas de diplomatie pour les USA

Pour le plus grand malheur des européens, des bruits, des rumeurs selon les américains, circulent sur un intolérable espoir de cessez-le-feu en Ukraine.

Voilà un risque bien entendu inacceptable!

Pour les USA, c’est simple : ils ne veulent pas de paix. Pour eux, l’Europe est suffisamment éloignée de leur territoire pour y engendrer une guerre, du coup, ils ne vont pas se gêner.

Poutine n’est certes pas le plus méchant du groupe

In fine, l’homme le moins déraisonnable dans cette histoire, c’est Poutine, qui refuse de plier, mais avec raison, parce que ce sont quand même les autres qui agissent dans l’ombre pour manipuler son opposition, les ukrainiens et autres malversations.

Pour l’Occident, une bonne Russie est une Russie « eltsinienne », à genoux bien comme il faut, quittes à devoir porter protocolairement par un bras opportun l’ivrogne ivre mort au pouvoir jusqu’à la Tombe du Soldat Inconnu. Une Russie qui marche est une Russie impérialiste qui rêve de devenir l’URSS et que le gentil Occident va vite se préoccuper de ramener dans le rang.

Poutine ne peut pas céder

Il faut bien comprendre que peu importe l’implication de Poutine dans le conflit actuel, il ne peut pas céder. Il s’est déjà trouvé contraint, par nos agissements, à remettre la Crimée dans le giron russe, il y allait de son accès à la Mer Méditerranée par la Mer Noire, où se trouve la Crimée, via la Mer d’Azov, qui constitue le détroit entre la Mer Noire, à L’Est de la Crimée et la Méditerranée, à l’Ouest. Si l’Ukraine devenait européenne, cet accès aurait été fortement compromis et la seule base russe en Méditerranée, comme par hasard en Syrie, n’aurait plus eu sa raison d’être et les russes auraient été pour ainsi dire sortis de facto de la région.

La Crimée était donc un lieu de passage très hautement stratégique pour la Russie. Mais, au-delà, il y a aussi la promesse occidentale, d’Helmut Kohl, faite à Gorbatchev de ne pas élargir l’OTAN. Or il se trouve que l’époque a changé, que l’Ukraine a des visées européennes et, consécutivement, son entrée dans l’OTAN serait quasi systématique. Les russes auraient alors également perdu leur base en Crimée, à Sébastopol.

La voie vers la Méditerranée aurait alors été de fait définitivement coupée et la Russie se serait retrouvée affaiblie, condamnée à rester en Mer Noire, sans pouvoir entrer en contact avec le reste de ses côtes.

Pour imager, imaginez que la France ne puisse plus passer le Détroit de Gibraltar et le Canal de Suez, condamnée à rester en Méditerranée. La flotte se trouvant dans l’Atlantique et dans la Manche ne pouvant accéder à la Méditerranée et la flotte de Méditerranée ne pouvant rejoindre celle de l’Atlantique. Pas besoin d’être grand géopoliticien pour saisir dans toute son ampleur le gigantesque affaiblissement tactique que cela représente.

Poutine est donc condamné à veiller un minimum sur les intérêts de la Russie. Son « syndrome d’encerclement » n’est bel et bien pas qu’une vue de l’esprit.

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