Rétablir la couverture vaccinale est un impératif

L’Etat se retrouve contraint, face au recul de la couverture vaccinale sous les coups de boutoir de la secte antivaxx, à prendre des mesures d’urgence visant à préserver la santé publique. C’est son rôle, c’est son devoir, c’est son obligation, c’est ce que nous attendons de lui !

De ne pas se vacciner n’est pas une liberté, ce n’est pas un droit, c’est un civisme élémentaire, comme de respecter le Code de la Route ou le Code de l’Environnement qui nous interdit de faire notre vidange dans la rivière ou de faire des feux en les entretenant avec des pneus comme le faisaient nos grands-parents et se sont brutalement retrouvés confrontés à l’interdiction de faire n’importe quoi. Vous imaginez si chacun roulait comme il voulait et faisait sa vidange tranquillou n’importe où ? Dans le cas de la couverture vaccinale, c’est pareil, c’est une question de survie autant que de cohésion de la société et même Contrepoints, dans un article des plus fouillés et construit, argumenté, le plus libéral des magazines web insiste sur la nécessité de se faire vacciner, quitte à passer par une pirouette plutôt qu’une contrainte systématique contraire à ses principes, mais l’intention y est. .

Quelle aubaine pour les labos

Pour ceux qui parlent de « connivence avec les labos », bien sûr qu’il y a connivence avec les labos, on est professionnel de la santé ou on ne l’est pas et Agnès Buzyn l’est. Mais il faut comprendre que premièrement nous parlons là d’une mesure limitée dans le temps au rétablissement de la couverture vaccinale d’un coût supplémentaire de 10 à 20 millions d’euros (parce que tout le monde n’a pas besoin d’être vacciné) ce qui est très peu considérant le marché de la santé.

Pour les labos, il serait beaucoup plus intéressant que les gens soient malades, rien de tel qu’une bonne maladie chronique qui dure bien longtemps pour faire du fric. Un vaccin ? Bôf, quelques euros une fois, c’est maigre. Si vous étiez pêcheur vous sauriez que taquiner le goujon, c’est bien, mais le brochet, c’est mieux, tant qu’à plonger sa ligne, autant ferrer du bon. De fait, non, on ne peut pas parler ni « d’aubaine » ni de « connivence » avec les labos qui font tout simplement leur job de préservation de la santé autant que faire se peut.

En l’occurrence, le principal bénéficiaire, le plus gros fabricant de ces vaccins, est Sanofi, dont le chiffre d’affaires est de 34 milliards d’euros. Autrement dit, ce plan vaccinal représente 0.07% de son chiffre au maximum, pas de quoi sauter au plafond.

Vaccin aïe bobo

Oui, il y aura des gens qui tomberont malades des vaccins, quelques-uns, pas beaucoup, mais il y en aura. Il y aura peut-être un ou deux cas graves, dont on parlera beaucoup, alors qu’on ne parle pas des milliers de cas de malades des maladies aujourd’hui et qui ne se reproduiront plus demain.

Qu’il y ait UN cas avéré de maladie auto-immune qui induise des séquelles graves sur quelqu’un, d’autant plus si c’est un bébé et on ne parlera que de ça, mettant en exergue la dangerosité du vaccin. Par contre, on ne peut évidemment pas parler de chaque malade de chaque maladie. On ne va pas faire un article pour un bébé qui a contracté la rougeole.

De fait, les peurs sont attisées à leur profit par quelques professionnels sans scrupules qui exploitent la méconnaissance du sujet des masses pour vendre leurs bouquins et remplir leurs salles de conférences. Multipliant les interventions sur les médias populistes, partagés et repartagés par la complosphère/fachosphère, donnant du grain à moudre aux antivaxx qui plus ils montent en puissance plus ilsfont des pendeloques sous-pubienne en matière dense et dorée à ces criminels pseudo-médicaux cupides qui font leur beurre au prix de la souffrance et de l’horreur.

De fait, il y a bien de l’aluminium comme adjuvant, jusqu’à 630 µg/dose, alors que l’eau est considérée comme impropre à la consommation au-dessus de 100 µg/litre. Seulement le vaccin on ne l’a qu’une fois, même si on a plusieurs vaccins, qu’on cumule plusieurs grammes d’aluminium en raison des vaccins, l’eau, elle, on va en boire des centaines de milliers de litres au cours de notre vie.

Le bébé, son vaccin, il ne le reçoit qu’une fois, alors que de l’eau, il en boira toute sa vie, alors qu’il lui suffira d’en boire 6 litres pour atteindre la même quantité d’aluminium que dans un vaccin. Pas six millions de litres, non, juste six litres. Et pas question de parler « d’élimination » comme on me l’a rétorqué en me soutenant que « grâce à la faible concentration de l’aluminium dans l’eau, on a le temps de l’éliminer entre deux prises ». Non, l’aluminium se cumule et se stocke tout au long de la vie, comme tous les métaux lourds. De les éliminer semble être possible, mais extrêmement difficile. Une part est effectivement éliminée par les voies naturelles, mais la concentration dans l’organisme ne cesse quand même de croître tout au long de la vie.

Le(s) vaccin(s) est(sont) donc très moindre(s) dans la part d’aluminium absorbé tout au long de la vie. Surtout sachant qu’en plus on va lui tartiner ses petites fesses irritées de bonne crème à l’aluminium au pauvre bambin, on va le laver tous les jours dans son petit bain avec un produit qui sent bon à l’aluminium. Si c’est une fille plus grande elle se tartinera les lèvres tous les jours de sa vie avec de l’aluminium et ça sans parler du pire du pire qui concerne aussi bien les garçons que les filles tout au long de leur vie : les anti-transpirants avec lesquels on s’aluminise nos aisselles moites avec jouissance.

…Et ne parlons pas de la cuisson des aliments toute notre vie durant dans des casseroles en alu, du café dans des cafetières italiennes, des boissons dans des canettes en alu, des plats cuisinés dans du papier d’alu, conservés au frigo sous papier d’alu, la poussière d’alu générée par votre baie vitrée (vous savez, la poussière noire dans les coulisses), etc., etc., etc..

L’alu est omniprésent dans nos vie, a des doses autrement plus élevées que dans les vaccins. 

Non le recul des maladies n’est pas dû à l’hygiène de vie

C’est une croyance largement répandue en raison du fait que certaines maladies contagieuses, comme la dysenterie, la tuberculose, la poliomyélite, etc., sont endémiques chez les populations les plus pauvres et donc crasseuses. Mais c’est en raison du manque d’accès aux soins, pas de leur manque d’hygiène. L’ONU a décrété une campagne mondiale massive de vaccination contre la poliomyélite, réclamée par L’OMS face aux ravages abominables de cette maladie incurable, les chiffres sont éloquents de la réalité de l’efficacité et de la pertinence de la vaccination :

Le nombre des cas a baissé de plus de 99% depuis 1988, passant de 350 000 selon les estimations dans plus de 125 pays d’endémie à 37 cas notifiés en 2017.

Sur les 3 souches de poliovirus sauvage (type 1, type 2 et type 3), le poliovirus de type 2 a été éradiqué en 1999 et aucun cas dus au poliovirus de type 3 n’a été signalé depuis que le dernier cas enregistré au Nigéria en novembre 2012.

Les conditions d’hygiène de ces populations n’ont pas évolué d’un coup de baguette magique. L’hygiène implique l’accès à l’eau, au savon, aux toilettes, aux égouts avec stations d’épuration, c’est une autre paire de manches encore loin d’être gagnée. Mais la maladie, elle, a été éradiquée en un temps véritablement record.

Le phénomène est le même pour la tuberculose où partout où la couverture vaccinale est atteinte, la maladie recule immédiatement. La maladie est donc l’un des affres de la misère, pas de la saleté.

« Pourquoi il n’y a plus de peste alors qu’on est pas vaccinés, c’est bien la preuve que c’est parce que l’hygiène de vie est meilleure aujourd’hui qui a permis de se débarrasser de la maladie » !! Je ne l’invente pas, je l’ai vu.

Ben… non, en fait ! Si la peste a disparu c’est pour la raison bien simple qu’aussi atroce eut-elle été au Moyen-Âge, avec les antibiotiques elle se traite très bien aujourd’hui. Il y a bien existé des vaccins, largement diffusés, en particulier dans les forces militaires en zone à risque, mais le gain n’était pas évident en raison de son extrême contagiosité, le coût était de surcroît élevé, alors on a préféré la prévention sanitaire documentaire. Du coup, en cas d’un seul cas de peste, on traite le patient, son environnement, on prend des mesures d’urgence et l’épidémie est circonscrite avant même qu’elle ne se produise et personne n’en parle, seuls les concernés sont informés, éventuellement ça fait l’objet d’un encart dans les faits divers de quelques médias, fin de l’histoire.

De toute manière, l’hygiène permet de combattre les bactéries, pas les virus qui sont le plus souvent aérobies, en tous cas pour les plus contagieux. Donc bon, de nettoyer bien proprement votre sol à l’eau de javel ne vous protégera pas de la grippe si le virus est dans l’air, ouvrez plutôt la fenêtre. D’autant que de laver votre sol à l’eau de javel va tuer la majorité de bactéries en ne laissant que les plus mortelles, les « superbactéries multirésistantes » qui elles ne sont pas gênées le moins du monde par les antiseptiques et donc trouvent un terrain dégagé, favorable à leur épanouissement.

L’hygiène tue, oui M’sieurs-Dames et autrement plus que les vaccins, ce sont des milliers de morts chaque année rien qu’en France.

Le choix de la couverture vaccinale n’est pas un choix

Non, c’est une chance, le vaccin est une chance, il n’y a que dans nos sociétés décadentes que les gens, débarrassés des atroces maladies, se permettent de s’opposer à la vaccination. Dans le monde entier on se bat pour parvenir à obtenir des vaccins. Le manque de vaccins dans les pays pauvres est considéré comme une injustice par les victimes ravagées par ces abominables maladies. Et pour parvenir à vacciner tout le monde, les labos travaillent à flux tendu. S’il y a pénurie, ce n’est pas parce que les labos font monter les prix, c’est parce que ce n’est pas de vaccins que l’on manque… c’est de labos ! Obtenir du principe actif est quelque chose d’extrêmement complexe qui nécessite des moyens colossaux, véritablement gigantesques.

Pour répondre à la demande, il faudrait au moins trois fois plus de labos sur le monde qu’il n’en existe. Il en apparaît tous les jours, mais c’est difficile, il faut implanter les compétences sur place, alors que les pays développés concentrent l’immense majorité des compétences existantes, qui sont d’un très haut niveau très difficile à atteindre, même pour une population riche, alors pour une population pauvre, c’est littéralement une gageure que de former les scientifiques qui fabriqueront les médicaments. Et parmi ces nouveaux labos, beaucoup sont des opportunistes, littéralement des faux labos qui produisent des faux médicaments inondant le marché noir mondial, impliquant la nécessité d’une nouvelle lutte, donc de nouveaux moyens, qu’il faut trouver et organiser, moyens qui manquent au déploiement de la lutte contre les maladies.

L’aluminium, précisément, permet d’optimiser l’efficacité des principes actifs et donc d’en utiliser moins par dose et donc de vacciner plus de monde avec la même quantité de produit de manière à faire reculer partout ces maladies abominables qui font de véritables ravages. Et de vacciner en accumulant les vaccins autant que possible fait que l’on diminue la quantité totale d’adjuvant.

In fine, il résulte de tout ceci que la couverture vaccinale se résume à décider s’il vaut mieux avoir 10 millions de vaccinés, 100 malades de la maladie qui sont passés au travers, 10 malades du vaccin dont 2 avec des séquelles graves et 1 mort ou d’avoir seulement 1 million de vaccinés, 100’000 malades de la maladie et 10’000 morts et ça chaque année. Je suis bien conscient qu’en me faisant vacciner je risque un choc de je ne sais quoi. Mais je sais aussi que j’ai de bonnes chances que ce ne soit pas le cas, beaucoup plus que le risque de contracter une de ces horribles maladies, alors, à moi, mon choix est fait et je compte bien me battre pour empêcher les antivaxx de menacer la santé de tous.

Les bénéficiaires des vaccins ne sont pas des consommateurs

Du moins pas des consommateurs comme les autres, ils ne sont pas « libres de leur choix », pas plus qu’on est libre de décider si on roule à droite ou à gauche où si on préfère ne pas avoir les phares allumés pour rouler de nuit. Il ne s’agit donc pas de consommateurs qui commandent sur un catalogue de services, mais d’individus composant une communauté dont la responsabilité de l’ensemble repose sur chacun de ceux qui la constitue. De toute manière, en fonction de quoi les bénéficiaires des vaccins auraient à décider puisqu’ils n’en sont tout simplement pas capables, n’y connaissant absolument RIEN ! Lorsque l’on échange avec eux, on s’aperçoit que les antivaxx n’ont même pas les connaissances les plus élémentaires, de niveau scolaire.

Si les têtes à claques ne veulent pas se vacciner contre le tétanos, c’est leur problème, la maladie n’est pas contagieuse. Si jamais ils la contractent, ça leur fera les pieds… s’ils survivent et leurs séquelles leurs rappeleront leur connerie au quotidien.  Si les mêmes ne veulent pas du vaccin contre la rougeole, la polio, la méningite, la diphtérie ou la tuberculose, il en va autrement. Parce que ce sont des maladies extrêmement contagieuses pour lesquelles le vaccin n’est pas efficace à 100% et donc seule une couverture vaccinale suffisante permet d’éradiquer la maladie. Si les vaccins contre  le tétanos ou la tuberculose sont efficaces à 100%, à titre personnel, si vous êtes à jour vous ne risquez absolument rien, ce n’est pas le cas des vaccins contre la rougeole, efficace à 40% seulement en l’absence de rappel au lieu de 96%, par exemple. Or près du tiers des enfants vaccinés ne reçoivent pas le rappel, diminuant l’efficacité sur cette frange de la population en plus de celle qui n’est pas vaccinée. Du coup, pour éradiquer la maladie, il faut la faire reculer en faisant en sorte que les gens plus faiblement exposés soient le plus nombreux possible. Dans le cas de la tuberculose, si les gens vaccinés sont protégés, tous ceux qui ne le sont pas sont vulnérables et si tout le monde n’est pas protégé, il suffit de croiser le bacille pour contracter la maladie et la transmettre à tous ceux que vous rencontrez qui ne sont pas vaccinés. Il est donc important que tout le monde soit vacciné. C’est la raison pour laquelle la masse critique de la couverture vaccinale a été déterminé à 95%, sachant que certaines personnes ne pourront jamais être vaccinées, pour diverses raisons, d’allergie ou de santé.

Par définition, une maladie contagieuse trouve sa force par le nombre quelle atteint. Son expansion est exponentielle, sa régression aussi. Si le terrain n’est pas favorable, elle s’effondre littéralement. Mais, pour cela, il faut que la masse critique de gens vaccinés soit atteinte. 

3 Comments

Santé | Pearltrees

[…] C’est sur cette dernière partie, par Kai Kupferschmidt, que nous allons revenir ici en la synthétisant pour le public non anglophone et en y ajoutant quelques informations marginales. Rétablir la couverture vaccinale est un impératif – Je n'en pense pas moins! […]

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Vaccination | Pearltrees

[…] Rétablir la couverture vaccinale est un impératif – Je n'en pense pas moins! L’Etat se retrouve contraint, face au recul de la couverture vaccinale sous les coups de boutoir de la secte antivaxx, à prendre des mesures d’urgence visant à préserver la santé publique. C’est son rôle, c’est son devoir, c’est son obligation, c’est ce que nous attendons de lui ! De ne pas se vacciner n’est pas une liberté, ce n’est pas un droit, c’est un civisme élémentaire, comme de respecter le Code de la Route ou le Code de l’Environnement qui nous interdit de faire notre vidange dans la rivière ou de faire des feux en les entretenant avec des pneus comme le faisaient nos grands-parents et se sont brutalement retrouvés confrontés à l’interdiction de faire n’importe quoi. Vous imaginez si chacun roulait comme il voulait et faisait sa vidange tranquillou n’importe où ? […]

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Vaccination | Pearltrees

[…] Rétablir la couverture vaccinale est un impératif – Je n'en pense pas moins! L’Etat se retrouve contraint, face au recul de la couverture vaccinale sous les coups de boutoir de la secte antivaxx, à prendre des mesures d’urgence visant à préserver la santé publique. C’est son rôle, c’est son devoir, c’est son obligation, c’est ce que nous attendons de lui ! De ne pas se vacciner n’est pas une liberté, ce n’est pas un droit, c’est un civisme élémentaire, comme de respecter le Code de la Route ou le Code de l’Environnement qui nous interdit de faire notre vidange dans la rivière ou de faire des feux en les entretenant avec des pneus comme le faisaient nos grands-parents et se sont brutalement retrouvés confrontés à l’interdiction de faire n’importe quoi. […]

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