Syrie : le tour de l’Iran se prépare…

Teheran, femmes chez le disquaire, 1950

Comme je l’explique depuis longtemps, depuis le début de la guerre en fait, la guerre en Syrie a des raisons purement géostratégiques. Assad n’est pas encore tombé, mais c’est tout comme. Désormais, le monde est tendu à l’idée d’une guerre nucléaire dont les USA ont habilement sous-entendu l’hypothèse plausible face aux méchants dictateurs et Vladimir Poutine passerait pour un salaud à continuer de soutenir Assad jusqu’au prix de la guerre. Ne trouvant pas le soutien populaire dont il aurait besoin pour justifier d’une telle chose, il n’aura donc à terme pas d’autre choix que de regarder son poulain tomber. 

Alors, la prochaine étape, l’Iran

Dernier pays sur la trajectoire des américains vers la Chine, se prépare, doucement. On commence à chercher des noises aux iraniens qui, les vilains méchants de mauvaise foi, se permettent déjà de répondre, comme des enfants pas sages.

On lui cherche des noises au gros méchant, suspecté de tous les maux qui, manifestement, ne respecte pas un traité insuffisamment coriace pour être inacceptable. De sorte que soit  de les attaquer sous prétexte de sécurité sera justifié de tordre suffisamment le bras pour que l’Iran tolère le survol de son sol par son plus féroce ennemi.

…Qu’à cela ne tienne

On peut compter sur les deux larrons impérialistes populistes sanguinaires et belliqueux qui s’entendent comme larrons en foire, Donald et notre Picsou, pour rendre inacceptable un nouveau traité de manière à ce que la dangerosité de l’Iran soit prouvée et de l’attaquer dûment justifié. Et je doute fort que ce soit l’opposition de l’Europe qui y change grand-chose…

C’est que le pouvoir iranien est trop fort pour permettre l’utilisation d’une rébellion, comme cela a été fait en Libye ou en Syrie. D’autant que ça coûte cher, il faut de gros moyens de propagande, alors que ce n’est pas vraiment nécessaire, puisqu’il suffit d’accuser le pouvoir de vouloir détenir l’arme nucléaire. Et comme l’ONU est aux ordres de l’Occident qui seul décrète qui a le droit de détenir l’arme atomique et qui ne l’a pas, la question est réglée.

On affaiblit le pouvoir

Qui a trouvé par hasard pile-poil droit maintenant exactement quand il faut la fameuse dépouille du Chah que tout le monde cherche depuis tant d’années et qui pourrait permettre de déstabiliser les islamistes au pouvoir et ainsi rendre le gouvernement instable, produisant un moment plus favorable à une attaque ?

Le destin est décidément pavé de coïncidences qui tombent à pic…

A noter qu’il n’est pas important que ce soit LE corps ou UN corps. Même si l’analyse ADN devait prouver que ce n’est pas le corps du Chah, la machine entre-temps ce sera mise en route depuis longtemps. Et pour que les choses soient claires, ce sont bien sûr des iraniens, opposés au régime des mollahs, qui vont mener la danse, profitant de l’opportunité offerte par les américains. A ne pas s’y tromper, c’est « Abbas Milani, directeur des étudies iraniennes à l’université de Stanford » qui jette le premier l’huile sur le feu. En voilà un que l’on imaginerait bien dans un proche futur prendre la tête du « comité de libération perse » ou un truc du genre.

D’ailleurs,  vous ne le saviez peut-être pas

Mais l’Ayatollah Khomeiny, c’est en France qu’il résidait quand il a préparé sa Révolution islamique. Il était quand même plus facile d’attaquer un pays tombé dans l’obscurantisme archaïque que l’Iran moderne du Chah. Certes un pouvoir dur, fortement autocratique, mais dans un Iran occidentalisé. Le Chah était donc gênant, alors un peu d’aide à Khomeiny pour faire sombrer l’Iran dans l’obscurantisme religieux était la bienvenue.

Maintenant qu’il s’agit de faire tomber les mollahs, le fils du Chah sera un allié de poids à la tête des libérateurs. En attendant qu’il gêne et qu’il doive tomber, bien sûr.

 

 

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