De Dieu et des Hommes, manuscrit.

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Técé
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De Dieu et des Hommes, manuscrit.

Message par Técé » ven. 12 déc. 2008, 19:44

Prologue


De la nuit des temps l’homme est un prédateur pour l’homme. S’il est le prédateur de « tous les animaux », il l’est également pour lui-même. L’opportunisme est naturel et présent dans tout ce qui vit, tout ce qui prédate. Tel le plus commun prédateur lorgnant sur la dépouille d’une proie abattue par un plus gros que lui et la dévorant, rendue inaccessible de par le fait, profitant dès son absence pour se sustenter autant que possible…. Jusqu’au retour du plus gros où d’un autre.

L’homme agit de même en agissant sur tous les moyens de pression possibles pour se permettre de parvenir à ses fins. En tant qu’animal plus « évolué », l’étendue des possibilités est, bien entendu, beaucoup plus vaste. Pouvant user de l’esprit, tant de celui de l’opportun que de celui de la cible. Pouvant également user, et abuser, de la grégarité propre à notre espèce par la démagogie où, dans des cas limites mais fréquents, la violence et la force. L’abus d’une position dominante, même avec l’assentiment des victimes, rendues crédules par des agissements irrévérencieux de la personne individuelle, n’est-ce pas une autre forme de violence ?

L’idée, le concept, du divin, du mystique, relève, à n’en pas douter des deux options simultanément. Dans les temps anciens, l’homme déjà naturellement doué, réfléchissait à sa condition, se posait de multiples questions d’ordre existentiel. Or les bases de l’existentialisme n’avaient pas encore été posées. Pas de philosophes, pas de « sages », juste une probable intelligence encore à exploiter. Dès lors, la moindre manifestation inexplicable, même parfois la plus élémentaire pour nos esprits, plus cultivés, mieux informés, mieux renseignés, que ceux des ces temps reculés, tels que du feu, des éclairs, de l’orage, la sécheresse où une éclipse de lune ou de soleil. Ce dernier ayant eu pour privilège la vénération de l’homme à travers toutes les époques, sans conteste le point commun absolu entre les peuples et les générations sur toute la planète. Le moindre caprice de l’astre vénéré engendrant craintes, peurs, terreurs et parfois guerres, se rejetant mutuellement la faute de sa colère, tentant d’écraser l’ennemi coupable dans l’espoir de calmer cette source de lumière et de chaleur si indispensable à la vie.

Certains esprits chagrins, peut-être supérieurement intelligents où, plus simplement, doués d’une certaine compréhension des événements, réalisant l’infondé des craintes que ces manifestations inspiraient et ayant bien l’intention de vivre aux crochets de leurs congénères ne se sont pas gênés pour exploiter toutes les facettes de ce mysticisme facile. Chaque tribu, chaque peuple vit apparaître, simultanément à l’évolution, des sorciers, passant pour des sages capables de communication avec des sur-êtres invisibles pour qui n’est pas initié. En inventant de nouveaux à toute occasion, à tour de bras. Les invoquant et les évoquant à tout propos, allant jusqu’à prévenir les coupables potentiels de faute qu’en cas de passage à l’acte, tel où tel pourrait entrer en fureur et commettre telle où telle action en signe de réplique vengeresse. La simple crainte que ce soit la vérité suffisant à amener le « croyant » à faire ce qui était demandé. Jusqu’au pires atrocités, car nul homme ne peut rivaliser avec la puissance et la folie meurtrière de ces dieux antiques. Certains de ses sorciers découvrant et comprenant certaines choses pouvaient aller à se permettre de se faire passer carrément pour des émissaires du dieu concerné. Les éclipses ont bien sûr de tout temps existé, le soleil revenant à chaque fois, d’aucuns le comprenaient fort bien. Il suffisait sitôt le début de l’éclipse réunir la population et de l’haranguer en lui promettant le retour rapide de la lumière si tel acte où si telle vénération, démonstration de respect envers l’émissaire sur terre de ce dieu, était produit dans l’immédiat et sans condition….. Et les membres de la tribu de s’agenouiller, de baiser les pieds du demi-dieu qu’était leur sorcier…. Et le soleil de réapparaître ! Le miracle s’accomplissait à chaque fois. A chaque action du sorcier/sage correspondait une réponse naturelle mais incroyable, inimaginable pour l’époque.

Si, d’inadvertance, le sorcier venait à périr par on ne sait quel coup du sort provenant du sorcier de la tribu voisine, sorcier bien entendu notablement moins puissant que celui défunt, il n’y a jamais eu de sorcier plus puissant que le nôtre, mais qui, profitant lâchement d’un moment de faiblesse dans une période d’intense méditation était parvenu à ses fins. La réponse était toute trouvée, l’opportuniste en second dans le village se faisait passer pour sa réincarnation, « il parle par ma bouche, mes lèvres sont devenues ses lèvres, mon corps est maintenant son corps », etc… Et tout le village, ayant nécessairement besoin de protection, se souvenant des dires du défunt leur promettant moult mésaventures si il étaient amenés à devoir se passer d’un sorcier puissant et bénéfique, l’acceptait. Le couvrant des mêmes avantages, voir plus afin de remercier ce puissant sorcier de ne pas les avoir abandonnés. Allant jusqu’aux sacrifices les plus ultimes pour se prémunir de l’abandon suprême risquant alors la mise en péril du village.

Ainsi, à toute époque, de tout temps, une petite minorité parvenait à ses fins sans coup férir. Protégés, adulés, riches, vénérés, respectés, craints de terreur. En usant, en abusant sans vergogne ni scrupules s’autorisant les pires sadismes « ordonnés par…. » !

Incontestablement, cette foule d’opportunistes menteurs et sans scrupules a survécu aux temps, elle sévit encore…..


Chapitre I
Apparition de la chrétienté




Les premières civilisations croyaient en une multitude de divinités parfois rocambolesques. Dieu de la vie, de la mort, de la chasse, des ténèbres, de la lumière, du jour, de la nuit, de la chasse, de la mer, de la forêt, des animaux, de la procréation, de l’amour, du sexe, du plaisir sous toute ses formes, etc….

Tout le monde connaît : Vénus, Jupiter, Zeus, Athéna, Poséidon, toute une peuplade immense vivant, pensait-on, sur tel où tel mont mystérieux et interdit sous peine de mort immédiate où de tourments indicibles autant qu’invraisemblables. Ces croyances ont certes donné naissance à toutes nos fabuleuses et imaginaires histoires, mais elles ont également généré au fil des âges, fil d’Ariane de toutes les époques et de tous les peuples, la guerre, rien que ça ! Les Aztèques, pour assouvir la soif de sang de leurs divinités toutes plus sadiques les unes que les autres, guerroyaient sans cesse dans le but de faire des prisonniers sacrifiés par immolation sur l’autel de leurs temples en leur arrachant le cœur à vif… Puis en vendant leur viande au marché ! Les Romains faisaient subir à des enfants de quatorze ans, mis au monde à cet effet par les bourgeois, le supplice du « marbre ». Grande plaque de marbre très lisse en plan incliné suffisamment pentue pour que l’enfant, une fois dessus ne puisse plus remonter et glisse dans le gigantesque foyer installé juste dessous. Faisant la fête pour couvrir ses cris, ses hurlements ! Les Grecs, plus modérés, précipitaient des criminels de droit commun dans un cratère de volcan où, à d’autres occasions, égorgeaient un taureau, animal sacré s’il en est…. Puis faisaient le procès du couteau ayant servi au sacrifice suprême !

Nulle peuplade n’a jamais osé s’aventurer dans un quelconque refus de l’exigence des diverses divinités, toutes plus sadiques et « généreusement protectrices » les unes que les autres. Chaque peuplade exigeait et exige une foi inconditionnelle à son où ses dieux. Les choses pouvant aller jusqu’à la dispute pour avoir droit à une fonction proche de l’être vénéré. Telles les vestales Romaines, triées sur le volet et condamnées à mort si, d’aventure, elles sortaient du temple qu’elles étaient censées protéger…. Même si elles en sortait suite à une agression. Ces conditions innommables n’empêchaient nullement les vocations, bien au contraire. Le choix était parfois difficile parmi les nombreuses candidates. Certaines civilisations sacrifiaient purement et simplement toute une frange de leur population, à caractéristiques communes, enfants en bas âge, adolescents, anciens, femmes où tout autre critère favorable à celui qui ordonnait afin qu’il ne soit pas sacrifié lui-même. Dans tous les cas, les candidats au suicide ne manquaient pas. Il fallait refuser du monde sous peine de mettre en péril la pérennité du village, faute d’habitants. La ferveur collective aidant, tout devient toujours facile. En tout cas pour ceux qui savent en faire usage. Mais ceux-là ne prendront jamais le risque de participer, tout au plus se donneront-ils toujours la peine de superviser afin de vérifier que tout est bien comme ça doit être.

En l’an zéro, où à peu près, nous ne connaîtrons jamais la date exacte mais c’est celle qui est communément admise par la force des choses, naquit un enfant. Un enfant normal, de parents pauvres, dans une étable, faute de pouvoir lui offrir un autre cadre. La population locale, touchée par l’histoire les couvrit de petits cadeaux, leur rendant visite, les soutenant, les aidant. Ses parents, Marie et Joseph nommèrent leur adorable petit, Jésus. Sans arrière-pensée aucune il se comportaient en parents normaux ayant eu un enfant normal, mais qu’un coup du sort allait jeter dans l’escarcelle de l’histoire. Créant un phénomène sans précédent dans l’humanité, tant d’un point de vue de la ferveur que de l’horreur.

Le coup du sort fut qu’à des kilomètres de là, un devin fit une prédiction aux gouverneur de province Romain qui dirigeait la région, lui annonçant la naissance très prochaine d’un enfant aux pouvoirs immenses, protégé des dieux et menaçant son propre pouvoir oligarchique. Le pouvoir Romain fut informé de la naissance particulière de cet enfant et de l’engouement qu’il généra. N’ayant que peu de précisions sur la date exacte de la naissance, le calendrier Romain, crée par Jules César cinquante ans auparavant, n’étant encore pas parvenu à tous les confins de l’empire. A cette époque, tout moyen de calcul était bon pour s’orienter dans le temps. Lorsque le calcul ne permettait pas de remplir toute l’année solaire, il suffisait de recourir à des artifices divers, tel les Mixtèques qui avaient décidé que cette partie de l’année solaire était une non-époque, tout simplement. Toute personne née durant cette période ne serait jamais qu’un bon-à-rien, un parasite, un souffre-douleur pour le reste de la population qui pouvait mettre toutes ses erreurs sur le dos du pauvre hère. La diversité des moyens d’orientation temporelle et les distances considérables, qui prenaient parfois des semaines pour être parcourues, faisaient que la communication ne passait jamais au jour le jour. Le Roi Hérode fût dûment alerté du danger. Il ordonnât que tous les enfants en bas âge furent tués, tout simplement. Ce qui fût fait, donnant lieu au premier génocide de l’histoire biblique.

Tous les enfants furent tués, sauf celui-ci qui passa « miraculeusement » entre les gouttes. Décidément, quel enfant étrange que celui qui engendra le premier génocide de notre ère, qui avait généré une telle ferveur à sa naissance, qui passa au travers du massacre qui lui était directement destiné. Les années passaient, l’enfant devenait charpentier, comme son père Joseph, la révolte grondait dans le peuple affamé et pauvre.

On peut imaginer Jésus comme un homme grand pour son époque, d’une intelligence vive, d’un caractère en acier trempé, d’une générosité sans borne, un homme à suivre. N’en pouvant plus, il dut dire à son peuple : « quittons cette terre qui ne nous fait plus vivre pour une nouvelle, qui m’aime me suive », ou quelquechose du genre. Douze mille personnes ont suivi cet homme, simple charpentier. A force de marcher ils arrivèrent au bord d’une mer. A cet endroit précis, les eaux sont montées depuis cette époque de douze mètres. Mais au début de notre ère la plage descendait en pente très douce, permettant de marcher dans l’eau sur des centaines de mètres sans risquer de mouiller le bas de ses habits. N’est-ce pas Moïse, le plus érudit, qui, voyant son ami marcher dans l’eau très éloigné du rivage, écrivit : « Image divine d’un Fils qui marche sur l’eau » ! Phrase écrite en hébreu ancien. L’écriture était encore nouvelle pour l’humanité et le champ sémantique de toutes les langues n’était de loin pas aussi vaste qu’actuellement. Il n’existait dans cette langue que les mots : Père, mère, femme et fils pour désigner les membres d’une famille, le mot « homme » étant réservé à l’usage plus généraliste, comme le mot « humain » aujourd’hui. Moïse voyait donc un homme marcher sur l’eau, illusion d’optique bien comprise de son auteur qui voulait représenter celui qu’il chérissait en tant qu’ami, au point de l’avoir suivi sur des distances inimaginables, ainsi que tout le peuple, dans une image poétique. Aucune autre pensée n’a traversé l’esprit de cet homme, humble transcripteur du périple de ce peuple devenu sans patrie. Lorsque Jésus dira plus tard, alors qu’un prêtre lui posera la question : « Qui es-tu ? », « Je suis le Fils ». C’est pour cette évidente raison. Le terme homme ne pouvait le désigner. Néanmoins, si nous traduisions le texte nous dirions : « Je ne suis qu’un homme ». Tout simplement.

Homme particulier, aimé de ses amis et de ce qui est devenu « son » peuple, qui avait simplement donné sa confiance en celui qui parviendrait peut-être à leur redonner une dignité. Ce faisant, Jésus était donc une sorte de gourou. Généreux et juste, mais un gourou. Après les maintes péripéties relatées dans la bible, son influence allait grandissante, sa renommée se développait, jusque dans les fiefs romains. Le gouverneur craignait pour son pouvoir, le peuple commençait à donner des signes de revendications. Il fallait écarter Jésus. Les grands prêtres humiliés par la puissance devenue quasi divine de Jésus exigèrent sa mort. Des recherches furent lancées jusqu’à sa capture. On l’humilia, le crucifia avec des clous, pour être bien certains que, s’il était le Fils de Dieu, il ne puisse s’envoler. A sa mort, sa dépouille ensanglantée fût enfermée dans un tombeau clos d’une lourde pierre circulaire. Comme d’aucuns affirmèrent lui avoir parlé plusieurs jours après sa mort, on rouvrit le tombeau…. Vide !


Chapitre II
Naissance d’un mythe





De là à penser à une intervention divine il n’y avait plus qu’un pas que certains ne se sont pas retenus de faire. Dans un seul et unique but lucratif.

A un point donné, parfaitement relaté par la bible, Jésus et ses douze mille disciples, poursuivis par une armée ayant six heures de retard, se trouvèrent acculés devant la mer…. Qui se retira devant eux, pour ensevelir plus tard l’armée qui les rattrapait grâce aux chars et aux chevaux, leur donnant une vitesse bien plus élevée.

Dans les faits, la mer, peu profonde à cet endroit, subissant la marée, se retirait et revenait toutes les six heures, comme à n’importe quel point du globe, sauf que…. Comme le fond est en pente douce, la marée s’en va à la vitesse « d’un cheval au galop » (phénomène connu également, par exemple, au Mont St-Michel) et revient à la même vitesse. L’armée avait donc six heures de retard sur les hébreux, la mer s’ouvre, Jésus y précipite son peuple, les derniers terminant la traversée après six heures de marche ayant déjà les pieds dans l’eau. En arrière, l’armée s’engouffre à sa suite au moment même du retour de la mer, se faisant noyer et libérant du même coup les hébreux de leurs belliqueux poursuivants.

Jésus crucifié ! Est-ce si étonnant ? Est-ce si incroyable ? N’y a-t-il pas chaque année dans certaines îles des philippines des fanatiques en transe qui se font crucifier dans les mêmes conditions que Jésus ?

Jésus devait certainement, en homme remarquablement intelligent, réaliser que son influence sur son peuple générait une partition sociale avec les adeptes des anciennes croyances d’un côté et les chrétiens, simples suiveurs d’un homme, de l’autre. Cette situation ne pouvait qu’être génératrice de guerre. Ne se pourrait-il pas que cet homme qui aimait profondément son peuple aie négocié sa mutilation, sa mort et son départ dans un autre point de l’empire romain ? Juste pour préserver son peuple déjà soumis à la répression commise par la toute puissance romaine ?

Durant sa mutilation par des bourreaux romains, ordonnés par le gouverneur, ceux-ci lui faisant subir une punition trop sévère furent durement condamnés, pourquoi ? On lui fit porter sa croix jusqu’à l’endroit fatidique, puis on le crucifia, l’endroit fut interdit, protégé par l’armée romaine jusqu’à sa « mort », pourquoi ? Alors qu’en temps normal, la population était invitée à aller jeter des pierres et railler sur les suppliciés. Peut-être était-il bien vivant ! Un soldat romain fut surpris par des prêtres, venus voir par eux-mêmes l’objet de leurs tourments politiques agonisant, lui donnant à boire et fut condamné sévèrement, à la demande de ces prêtres. Un soldat Romain aurait-il agi sans ordre ? Lui était-il interdit de donner à boire au supplicié…. Où de se faire prendre ? En se faisant maladroitement prendre, il compromettait le plan politique établit pour rétablir l’ordre ! Il fallait donc le condamner pour faire bonne mesure.

Au moment de le dépendre, l’histoire biblique nous dit que pour s’assurer de sa mort, un soldat romain lui piqua son pilum dans le sternum. Le Saint-Suaire, très grande fierté du Vatican, ne porte pas trace de ce sang ! Seule « l’empreinte du visage » est marquée sur le Saint-Suaire. Autre phénomène connu, lorsque nous couvrons un cadavre d’un drap de lin où de chanvre durant plusieurs jours, une empreinte apparaît, mais sûrement aussi dans le cas où le cadavre n’est pas mort ! Probablement la transpiration. Jusqu’à présent, personne n’a osé s’hasarder à faire des études sur ce sujet. La réponse ne serait qu’un point de plus contribuant à remettre en cause la légitimité de l’église. Rien d’extraordinaire pour un homme aussi exceptionnel que devait l’être Jésus que de faire le mort durant deux jours. D’autant que son corps ne devait plus qu’être une plaie douloureuse. Deux jours, le temps nécessaire de cicatriser un peu, un minimum.

Les Romains sortirent Jésus de sa prison de roche et il revint consoler Marie-Madeleine, pilier religieux démontrant la résurrection du Fils de Dieu. Marie-Madeleine fût crue d’emblée, sans que quiconque ne mette jamais sa parole en doute…. D’autant qu’elle avait dit la vérité, les faits qu’elle rapporta à l’époque ne pouvant prêter à confusion. Trop d’intérêts supérieurs étaient en jeu pour que quelqu’un s’avise de la mettre en doute.

Jésus partit donc……. Pensant courageusement libérer son peuple de son emprise bien involontaire ! Où donc ? Dans le Sud de la France, deux villages se disputent depuis toujours l’appartenance d’une grotte. Dans cette grotte vivait un charpentier mort il y a près de deux mille ans ! Un charpentier Galiléen, paraît-il ! Jésus, sacrifiant son existence parmi les siens, s’était exilé après toute une comédie montée de toutes pièces pour convaincre et rétablir l’ordre dans un pays où commençait à régner la discorde, le peuple ayant suffisamment eu à subir la répression de la toute puissante armée romaine, la faim due à la sécheresse persistante depuis des décennies… Et, maintenant, cet homme courageux…

La matière était là pour la naissance d’un mythe !


Chapitre III
De l’apprentissage de l’opportunisme




Jésus avait dit à son ami Pierre, qui lui ne l’avait jamais trahi en l’occurrence : « Pierre, tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église » ! Fait rapporté, mot démonstratif de l’humour dont était capable Jésus.

Paul, en digne « descendant » opportuniste de Jésus créa l’église sur ces faits. On le lira dans les différentes lettres qui lui sont attribuées…. Edifiant ! Surprenante interprétation des idées de Jésus ! L’occasion était trop belle. Le phénomène consensuel rassembleur absolu dont les puissants rêvaient depuis des milliers d’années ! Jusque-là, chaque communauté, chaque région possédait ses propres croyances. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité tout un monde croyait en la même divinité, permettant non plus un contrôle de l’esprit de la population locale, mais de tout le monde connu de l’époque, de plus en plus vaste au gré des découvertes et des colonisations. L’église créée par Paul jouait son rôle de prêche dans chaque région conquise au prix de massacres innommables et innombrables. Chaque victime de l’occupant devant alors se soumettre au Seul et Unique, sous peine de mort pour hérétisme. Le processus fonctionne encore, même si la peine semble s’être modérée.

La chose devait être relativement facile. La « clientèle » existait, les gens croyaient en Jésus non plus comme en un homme, mais bien comme en un dieu. La population était encore terriblement inculte et naïve, donc facile à conditionner. Toutes les conditions étaient réunies pour qu’un homme…. Qui n’a jamais rencontré Jésus, puisse créer non pas l’église de Jésus, mais sa propre église, appelée humblement « Eglise de Dieu ». Et de concevoir, hiérarchie, système financier et programme scolastique, mangeant à tous les râteliers, trouvant des fidèles parmi les pauvres autant que parmi les riches qui, pour se faire pardonner leurs comportements contraires, finançaient l’église.

« Heureux est l’esclave qui, aimé de Dieu, aura accès au Paradis » !


Chapitre IV
La propagation de la bonne parole



Le premier travail de l’église fut bien sûr de trouver des prêcheurs, de concevoir un enseignement transmissible. Le monde se trouva couvert de prêtres de tout acabit, prônant « la bonne parole », n’agissant pas toujours de fait. Tous les moyens étaient et sont encore bons pour la promotion de l’idée divine. Chaque époque a ses propres faiblesses et l’église s’est faite maîtresse dans l’art de la démagogie en exploitant habilement ces tares.

Des peuples entiers, considérés comme hérétiques, furent massacrés pour la promulgation « au nom de Dieu et du Roi ». Les Croisades apparurent après la fondation par Abul Abbas, fondateur de la dynastie Abbasside à Bagdad, de l’Islam en 154 de l’hégire (Hégire=622 de notre ère dans notre calendrier), directement issu de la religion musulmane…. Mais revu et corrigé en dogme sadique et brutal par ce dictateur sanguinaire. Dès ce moment, la religion musulmane ne serait plus jamais dirigée par un fait musulman, mais par le seul fait islamique. Cette religion se trouvait être la seule religion monothéiste capable de faire front à la chrétienté. Les musulmans gagnèrent du terrain, jusqu’à Charles Martel qui les fit régresser. Des millions de personnes furent sacrifiées sur l’autel de la Foi durant ces seules croisades.

L’église, permanente insatisfaite de sa pénétration dans les populations se décida à l’épuration. Ce fut l’inquisition ! Tout était prétexte à juger hérétique l’infortuné qui se présentait. Toutes sortes de tests bidons furent inventés afin de déterminer si l’individu était bien une créature de Dieu et non pas du diable. Tel le fameux feu sacré, consistant à brûler cruellement une partie du corps, généralement la main, et à libérer la personne si la guérison était totale dans les trois jours. Pas de guérison, on brûle le reste du corps sur le bûcher c’est tout simple, à vif, cela s’entend et avec force imprécations diverses et rocambolesques aptes à terroriser la population inculte et crédule. L’église est décidément très forte en propos réducteurs ! Certains rois où princes ont tenté de s’opposer à ces exécutions sommaires…. Mais l’excommunication, amenant irrémédiablement à la perte du droit d’accès aux célestes jardins, guettait. D’autant que les couronnements l’étaient pas le Pape. La crainte et l’inculture toujours communes au moyen-âge rendaient faciles les choses pour les érudits qu’étaient les hommes d’église. Les Moines traduisaient la bible, avec quelques interprétations bien senties qui l’ont faite évoluer au fil des siècles au gré des besoins. Dont certaines ne sont pas des moindres.

L’église assit encore son emprise sur l’esprit des croyants en maintenant le monde dans le moyen-âge durant plus de quatre-cents ans. Cette période ne connut aucune évolution notable au niveaux tant technologique que culturel où social. Parvenant même, par la méthode de la scolastique, à maintenir le peuple à un niveau de connaissance bas jusqu’à la moitié du dix-neuvième siècle. Encore à cette époque, le commun des mortels ne savait ni lire, ni écrire, ni compter. En cas de besoin, il suffisait d’aller voir le curé, qui en profitait pour prendre des nouvelles croustillantes de la personne à l’intérieur du confessionnal et de lui rappeler en sortant de ne pas oublier le tronc. Il fallut attendre la moitié du vingtième siècle pour que l’analphabétisme se réduise de façon vraiment notable. Il atteignait encore près de cinquante pour cent début vingtième. La scolastique continue encore dans les pays en voie de développement où l’église agit démagogiquement en diffusant l’école selon des méthodes peu avouables.

Jésus avait dit : « De ce temple, il n’en restera pas pierre sur pierre et je pourrais le reconstruire en trois jours ». Que dire de la Cité du Vatican, gigantesque temple entièrement financé par la misère sociale et morale de l’humanité toute entière, grandissante sans interruption, grâce aux propos anti-contraceptifs de l’église. Il n’y a jamais eu autant d’athées qu’aujourd’hui et, pourtant, l’église n’a jamais eu autant d’adhérents dans son histoire.


Chapitre V
La création d’un dogme



L’église, pour être crédible se devait de se tracer une voie irréductible, un chemin droit, sans détours possibles. Elle éleva donc la croyance au rang de dogme religieux, sans lui en donner le nom. Tout était devenu possible, dès des temps reculés, si tant est que l’on aille se recueillir et se confesser. Quelques prières après quelques mensonges pieux et tout est pardonné. L’art se situant non pas dans l’exercice de la vérité, qui aurait immanquablement exigé la disparition de l’église, le plus vaste mensonge de l’histoire de l’humanité, mais dans l’exercice de la parole. Il faut dire les choses, quelles qu’elles soient et, le pardon étant divin, nous serons pardonnés. Ceux qui expient leurs fautes seront les élus. La plupart des grands criminels ont expié et ont donc été pardonnés, de sorte qu’ils ont eu accès au Paradis. Alors même que toute personne ayant mené honnêtement, loyalement et généreusement sa vie, sans faire preuve d’une foi inébranlable a été condamnée sinon à l’Enfer, tout au moins au purgatoire.

Les techniques évoluant, l’église a toujours su faire preuve d’adaptabilité, grâce au nombre considérable de ses adhérents. Ecclésiastiques où simples croyants. La plus belle invention qui a donné poids à l’église est sans conteste l’imprimerie, qui a permis la diffusion à grande échelle de la Bonne Parole. Mais d’autres découvertes ont également participé à la naissance du dogme par la Preuve.

A Naples, il y a une église où, chaque année, la population se recueille. Il s’agit plutôt là d’une réunion à caractère divinatoire, chose strictement interdite par la bible par ailleurs. L’Evêque de la Paroisse tient dans sa main une sorte de fiole contenant un peu de sang du Saint de la Ville. Cette fiole est en verre fin et fragile. Elle est enserrée d’un anneau de bronze formant deux anses. Le « sang » contenu dans cette fiole est, bien entendu, figé ! Depuis des centaines d’années qu’il est là-dedans….. La foule prie, l’Evêque se concentre, serrant très fort les deux anses qui entourent la fiole, des milliers de cierges sont allumés ! Au bout de vingt longues minutes, l’Evêque retourne la fiole, si le sang n’est pas redevenu liquide, une catastrophe pour la ville se produira dans l’année !

Dans les années vingt, les « exorcistes » étaient légion ! Appelés dans une maison « possédée » où auprès d’une personne « possédée », ils entraient, avec force cérémonial impressionnant pour l’esprit peu cultivé des pauvres ouvriers, cible bien évidemment favorite de l’église. Crucifix à la main, il pénétraient dans la maison, baragouinant du latin, agrémentant chaque phrase d’un : « Vade retro Satanas », retentissant, terrorisant les pauvres gens déjà apeurés par le bruit fantastique de quelque nid de cancrelats, souris où termites. S’enfonçant lentement, dans une terreur bien feinte, de plus en plus profondément dans les maisons, plus grandes qu’actuellement, à l’échelle des familles du début du vingtième siècle, pénétrant dans des pièces obscures, aux volets clos par les habitants, que les voisins ne sachent pas que l’on a un esprit malin où un démon chez soi. L’exorciseur finissant par vociférer, se permettant même des râles de douleur : « Je sens sa présence, il est là !! Montres-toi démon !!! Vade retro Satanas !!! Quitte cette maison !!! Aaaahhh !!! Mon crucifix me brûle, c’est un esprit puissant !!! » Et de lâcher le crucifix par terre….. Tout illuminé, par l’esprit malin bien sûr !

Dans les faits, a Naples, on assiste à un phénomène chimique connu des alchimistes, donc qui remonte fort loin. Dans la fiole, il y a un mélange d’Ether sulfurique teinté par une plante très commune de la méditerranée appelée Orcanette, qui donne un puissant colorant rouge sang. Très utilisé dans l’habillement depuis des milliers d’années. Le tout mélangé à du spermaceti, plus communément appelé « Blanc de baleine », composant principal du cirage incolore et que l’on peut teinter à souhait pour récupérer la couleur de ses chaussures. Cette formulation fait que le produit obtenu est complètement figé à douze degrés centigrades et redevient complètement liquide à vingt degrés centigrades. Or, l’Evêque tient très fermement, à deux mains, l’anneau de bronze qui ceint la fiole durant vingt longues minutes, ces mains doivent en être moites à la fin, il est entouré d’enfants de chœur, l’église est bondée…. Et des milliers de cierges gigantesques sont allumés, le tout dans une ville où vingt degrés Celsius ne sont pas chose rare ! Les chances que le « sang » ne redevienne pas liquide sont minces. C’est possible et s’est produit, mais rare !

Quant au crucifix, la période où cette méthode déloyale était utilisée correspond tout simplement à l’invention….. De la peinture phosphorescente ! Cette peinture accumule de la lumière et la restitue dans l’obscurité un certain temps. Au début du vingtième siècle où même la peinture normale était plutôt rare, les gens peignaient avec ce qu’ils trouvaient, faisant eux-même des mélanges à base de chaux où d’huile le plus souvent, ne pouvaient deviner l’existence d’un tel produit. Et, de toute façon, si jamais il venait à se produire que quelqu’un mette en doute la véracité des dires du curé, il aurait suffi de l’excommunier, l’obligeant à quitter son village où à demander publiquement et humblement pardon à Dieu, à genoux. En l’occurrence, au curé insulté par le démon qui possédait le pauvre gars qui n’était alors « plus libre de ses paroles » !

La croyance, face à des preuves aussi inéluctables aussi indéfectibles, si irréfutables, ne peut que devenir dogmatique. L’esprit humain est décidément bien léger, bien peu résistant.


Chapitre VI
La persévérance paradigmatique



Tout individu, quel qu’il soit, qui continue de croire, au vu des évidences, ne fait plus preuve seulement de dogmatisme paroxystique, non, il patauge dans le paradigme, il s’y vautre, comme un canard dans sa mare.

L’attitude et les méthodes de l’église ont fait, à force de milliers d’années, que la Foi est pour ainsi dire inscrite dans les gênes. Elle est devenue un trouble médical, une aberration physique propre à l’être humain. Très difficile à extraire. Aucun médicament, aucun traitement possible à la croyance, même sans aucune justification. Dieu c’est Dieu, point final. Il existe et c’est tout. Il n’est pas envisageable de mettre en doute un tel fait. Le propos même consistant à déclarer qu’il n’existe pas devenant déjà idiomatique, Satanique, en soi. Heureusement, l’église connaît le traitement pour faire revenir l’individu qui trahit son Seigneur dans le droit chemin.

Tout ça alors même que, selon la bible, tout, absolument tout, ce que fait l’église est faux, contraire aux textes, quand ce n’est pas interdit. Jésus abhorrait l’idée même de temple. Et que voit-on partout sur ce monde ? Qu’allons-nous visiter en pays étranger, si ce n’est collégiales, cathédrales, églises, toutes plus splendides les unes que les autres, décorées de vitraux somptueux, agrémentées d’icônes, œuvres d’art non moins magnifiques. L’église se doit d’être pauvre, or, qu’a t-elle fait ? Surtout sous le règne de Jean-Paul II ? Son enrichissement pur et simple, jusqu’à une fortune estimable à une petite centaine de milliards de dollars US. Chaque être humain devrait être l’égal de son prochain, or que dit Paul ? Que l’esclave est l’égal du riche….. Spirituellement ! Jésus disait que la parole devait être donnée dans la langue originelle de l’individu qui voudrait bien l’entendre. Qu’à fait l’église à l’enterrement de Jean-Paul II, Karol Wozjtyla ? La messe était en latin, langue à peu près aussi rébarbative au plus grand nombre que l’araméen où le swahili au lecteur moyen de ce texte. Tout, tout est absolument faux et contraire aux Textes dans l’église.

C’est ce choix de continuer dans ce chemin scabreux, à l’opposé du fait biblique, que j’appelle la persévérance paradigmatique.


Bref épilogue



Dans ces conditions, force est d’admettre qu’il y a bien malaise, que l’idée même de Dieu est une monstruosité qui trouve sa source dans des croyances ataviques complètement anachroniques et dans des velléités de prise de pouvoir et de contrôle des individus. Une arme contre l’autonomie spirituelle. Une catastrophe humanitaire. Un désastre sans nom. Imaginons que Dieu existe, vous rendez-vous compte de ce qu’il représenterait ? Faites le bilan désastreux de « son » église. Une seule fois, juste une seule….

Le malaise ne vient pas des hommes, mais bien du pouvoir mental que l’église exerce sur ses « ouailles ». Bien que adeptes est un mot qui convient mieux à une secte.

Tant que l’idée même de Dieu subsistera, la tolérance des pires abominations subsistera
avec elle. Drainant son cortège d’atrocités et de crimes derrière elle.

Tant que l’engouement fanatique des individus sera aussi profondément ancré dans leurs stupides mémoires, aucun agissement favorable à l’humanité ne sera possible.

Tant qu’il y aura des hommes d’état suiveurs, aucun changement, aucune évolution notable politique ne sera envisageable.

Il faut lutter avec au moins autant d’engouement que ceux, pauvres crédules, qui ont la Foi contre l’idée absurde d’une quelconque divinité.

Lourde tâche que celle de lutter à la place des individus, corrompus par des menteurs habiles. Comment démontrer la vérité à des gens qui prétendent la détenir de manière absolue alors que malgré le fait qu’ils n’ont aucune preuve, que malgré le fait qu’ils ont sous les yeux toute l’absurdité de leur démarche, contre toute attente, ils croient.

L’Eglise touche vraisemblablement à sa fin et le sait. Nous assistons à un sursaut de conservationnisme, ultime soubresaut de la plus gigantesque escroquerie de tous les temps. La seule organisation de caractère mafieux possédant un état souverain et trouvant ses ressources directement chez ses victimes consentantes. L’escroquerie parfaite. La domination absolue du faible. L’abus de pouvoir le plus consistant et le plus flagrant que l’homme put générer. Le tout avec l’assentiment et la reconnaissance affirmée du plus grand nombre.

Encore maintenant, on ne touche pas à l’église. Dans nos démocraties, tout où presque est autorisé. On peut critiquer l’état. On peut vomir le système. On peut pratiquement tout critiquer, poussant jusqu’à l’insulte….. Mais Dieu, on ne touche pas !



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Re: De Dieu et des Hommes, manuscrit.

Message par LaFiLLeDuPèReNoëL » sam. 13 déc. 2008, 08:20

Quel splendide manuscrit, TC!

J'avais toujours cru que le jésus était issu d'une famille aisée évoluant dans l'environnement de Hérode, laquelle s'était enfuie à Nazareth pour sauver leur bébé de la folie du roi.

Ensuite, dire qu'il était charpentier, est pour moi une une image; à mon avis, c'était un homme qui avait des concepts, il était évolué, est c'est la raison pour laquelle on le disait "charpentier".

Les 6 heures avant la marée montante est une révélation; je n'y avait jamais pensé.

La bêtise de l'homme résumée en quelques chapitres.... il fallait le faire! Chapeau!
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Técé
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Re: De Dieu et des Hommes, manuscrit.

Message par Técé » sam. 13 déc. 2008, 11:15

Oh! Je ne dirais pas que ce que je dis est la verité! Je dis simplement que je m'en approche beaucoup plus. Il faut comprendre qu'il y a tout un collège de scientifiques, certains pour l'église, certains intelligents ( :mrgreen: ) qui passent leur vie à faire des recherches là-dessus parce que la bible a tellement été traficotée que tout ce qui est dedans est déformé. Si vous ajoutez à ça le fait que c'est le dénommé Paul qui l'a écrite sous le nom "Nouveau Testament"....Il a pu y mettre ce qu'il a voulu et modifier les écrits des apôtres très librement....et quand une preuve apparaît, on s'aperçoit que c'était vraiment TRES TRES librement écrit. Un véritable roman de fiction.

Le plus curieux est que, par exemple, on a eu vu des reportages à la télévision sur les deux villages qui se partagent la propriété de la grotte ou tout le monde, sur place, sait bien de quoi il s'agit. IL y a eu, à une époque, des tas de touristes....et maintenant je ne parviens plus à retrouver le nom de ces villages, dans lesquels je suis pourtant passé plusieurs fois...

Malgré le fait que les gens vous disent ouvertement qu'ils savent que cette habitation troglodyte était bel et bien celle de Jesus, dans laquelle il a vécu avec Marie-Madeleine durant des années avant de retourner mourir chez lui, il est encore plus étrange de voir que de l'autre côté, ils sont quand même croyants. Le fin du fin est qu'il y a une tombe à proximité de la grotte, une tombe taboue! Les gens disent que c'est Marie-Madeleine qui y est enterrée. Bien évidemment, il y a l'église, l'Office du Tourisme, la pudeur malsaine...toutes ces petites choses qui font qu'on ne l'ouvrira jamais et, de toute façon, depuis 2'000 ans que l'Eglise s'acharne à la disparition du Féminin Sacré....on a plus rien de Marie-Madeleine. Donc on ne pourrait pas l'identifier. Au mieux pourrait-on dater le squelette, sans plus. Quoi qu'il en soit, l'histoire devient plausible : Jesus a donc quitté le Sud de l'Empire Romain pour le Nord, avec sa compagne, Marie-Madeleine, là ou il ne produirait plus d'effet direct puis, à la mort de cette dernière, est rentré chez lui pour mourir.

C'est en vivant ce genre de faits que j'ai compris qu'en réalité, les gens ne "croient" pas. Ils ont BESOIN de leur église. Finalement, le rôle de l'Eglise est de rassurer les gens. En échange, elle les oriente dans la vie, de fait ils n'ont pas à réflechir, se poser les question existentielles, puisqu'elles leurs viennent toutes prémâchées...

...Je continuerai à rechercher ces villages, parce que j'espère pouvoir fournir d'autres renseignements dessus....mais c'est comme s'ils avaient disparus ces 5 dernières années...

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