L'Afrique....

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Técé
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L'Afrique....

Message par Técé » ven. 12 déc. 2008, 20:40

L’Afrique préoccupe l’Occident
Prologue



L’Afrique est le berceau de l’humanité, dit-on. Bien que ça ne soit peut-être plus vrai depuis les découvertes récentes d’hominiens datant de plusieurs millions d’années. Il existe une probabilité pour que l’homme soit apparu simultanément à différents endroits de la terre, la théorie de l’origine africaine de l’humanité étant axée sur l’apparition récente de l’homme. S’il est apparu depuis bien plus longtemps que ce que nous pensions jusqu’à présent, il devient prudent de tenir compte de la conformation géotectonique bien différente de celle considérée pour cette époque récente. Dans ce cas, les migrations auraient bien pu se faire dans tous les sens par voie terrestre, tout simplement.

Ce précepte de berceau de l’humanité, s’il semblait très affectif, pressentait en réalité une connotation raciste. Partant du principe réducteur, toujours bien présent dans l’aventure humaine, que si l’origine de l’humanité se trouvait dans le plus grand continent de la planète et que ces gens vivent toujours primitivement, alors que nous avons très fortement évolué dans le sens civilisateur, c’est qu’il sont inférieurs biologiquement. L’époque a changé, les mentalités changeant avec elle. Les noirs ont accès maintenant, de plus en plus, à toutes les fonctions dévolues aux blancs jusqu’à présent… Où, jusqu’il y a peu. Jusqu'il y a seulement vingt ans en arrière, les tâches ingrates leur étaient préférentiellement réservées. Eboueurs, où comme robots lave-vaisselle. Dans les professions libérales où de fonction dirigeante étaient rares les individus issus de la population africaine. Ceux qui y étaient parvenus avaient du faire preuve d’une abnégation sans limite face à aux railleries racistes et aux vélléités oppressives des xénophobes cherchant la démonstration par la preuve, par tout moyen, même déloyal, de l’impossibilité des ces personnes de réussir. De démontrer que leur intelligence limitée et leur niveau de développement simiesque étaient trop faibles pour pouvoir acquérir des connaissances similaires aux nôtres !

L’Afrique servant de réserve à l’occident, tant de main-d’œuvre que de matières premières, il importait de la maintenir dans un état latent de soumission à la limite de l'esclavage. La civilisation de ce continent allant à l’encontre du concept oppresseur, le maintien en l’état minimaliste de développement s’imposait, il allait de soi. Conséquence logique d’une répartition injuste des richesses universelles. La maintenir en état de développement possible à la demande sans lui en laisser la possibilité par elle-même. Une sorte de « jachère » humaine !

Si l’Afrique ne s’est pas développée s’est donc bien par une volonté politique profondément raciste et xénophobe de l’occident.



Chapitre I
L’esclavage



L’Homo Occidentalis a toujours colonisé tout ce qui était colonisable (et non pas l'Homo Sapiens Sapiens, puisque les africains en sont aussi bien évidemment). Et tout est colonisable. A toutes les époques, venant de toutes régions. Que ce soit des Goths, des Visigoths, des Romains, où des Français sous Napoléon, toutes les peuplades blanches ont toujours tout colonisé, y compris eux-mêmes. Pour garantir une acception maximale par la population de la domination de l’envahisseur, de leur nouvelle condition, la meilleure méthode consiste à mettre au pouvoir la minorité de la population locale. On la trouvera soit dans la ségrégation religieuse, soit dans une ségrégation de type racial. Au Rwanda, la minorité Tutsi, absolument pas opprimée par la très forte majorité Hutu, mais se sentant en état de victime était une population malléable et sensible aux propos flatteurs. L’envahisseur n’avait alors qu’à l’enrichir notablement en lui donnant la direction du pays. Dès lors, ce ne sont plus les blancs qui commettent les atrocités au titre de maintien de l’ordre et de l’unité, mais des noirs indigènes. Le message passe mieux, dans la mesure où la connotation raciste est notablement amoindrie. L’homme blanc colonisateur passant même à l'occasion pour un libérateur, le promoteur du pays. « C’est un investisseur loyal qui aime ce pays et grâce à lui nous pourrons profiter quelque peu de nos richesses » ! Combien de millions de personnes ont payé de leur vie cette croyance, cette foi dans le colon.

En Irak, le même procédé a été utilisé par les américains. En mettant Saddam Hussein à la tête du pays, inculte et naïf, donc malléable, il était surtout Sunnite. La minorité Sunnite avait des rêves d'équité bien humains. L’erreur de celui qui fut mis à la tête de l’Irak fut de devenir un dictateur qui prétéritait la majorité Chiite en favorisant les Sunnites. Avant de prendre la décision d’opprimer une frange de la population, si on veut pérenniser notre domination, il vaut mieux veiller à ce qu’elle ne soit pas une majorité. Mais avant de mettre à la tête d’un pays un représentant de la minorité ambitieuse parce qu'opprimée par le nombre, il faudrait aussi voir qu’en plus d’être inculte, soumis et naïf, il ne soit pas intelligent de surcroît. L’erreur fatale à Saddam fut de ne prendre aucune précaution dans l’oppression des ses victimes. L’erreur américaine fut de croire qu’inculture et naïveté allaient de pair avec la bêtise.

Dans un cas comme dans l’autre, la sous-estimation des majorités à généré une guerre. Ce sont deux exemples sordides et récents, pas les plus graves.

Jamais nul continent ne connu comme l’Afrique l’exportation dans des conditions innommables d’esclaves vers tous les pays. Des noirs capturaient leurs frères par âpreté au gain pour les revendre aux blancs. Ces derniers étant parvenus à faire croire qu’ils n’étaient que d’humbles commerçants venus là pour l’enrichissement de l’Afrique. Les chefs des différents états africains d’alors s’étant montrés complices. Allant capturer des tribus entières pour les revendre dans les comptoirs pour des sommes dérisoires, qui, payées en très petites coupures représentaient à leurs yeux des masses considérables d’argent liquide. Quand ce n'était pas simplement pour des avantages sociaux ou un soutien militaire. Les éléments non-désirés par les blancs, parce que trop jeunes où trop vieux, où trop mal-fichus étaient bouffés sur place, donnés en pâture aux esclaves entassés dans des huttes insalubres sans lumière avec très peu à manger pour les habituer aux conditions iniques des traversées dans les navires négriers qui les chargeraient, comme le reste du fret, pour des destinations lointaines. Certains mouraient avant le départ, déjà dans la hutte, tant les conditions étaient épouvantables. L’homme blanc pouvait alors consacrer son temps dans les comptoirs à baiser quelque négresse qui serait vendue, sinon abattue, si elle avait le malheur de tomber enceinte, où aller chasser dans la brousse la seule chose qui lui était interdite partout ailleurs : l’homme. Vraisemblablement le seul cas où l’homme de couleur avait droit au statut d’humain et non pas "hominien" ou "hominidé". Ca en jette quand même plus d’inviter ses amis à participer à une chasse à l’homme qu’à une chasse au nègre.

Toute population de la planète a toujours dû subir l’oppression du plus fort, donc de l’homme blanc, technologiquement mieux développé. Mais la population noire d’Afrique, elle, a bénéficié d’une grâce toute particulière, d’un intérêt plus qu’attentif de la part des blancs, en raison des richesses de son sol et de ses capacités nourricières. Pour son malheur……..


L’esclavage a été aboli mi-dix-neuvième, vraiment ?


Chapitre II
La richesse de l’Afrique



La totalité des pays africains sont pauvres, dans une misère…. Noire ! Il ne se passe de jour sans entendre parler de la misère Ethiopienne, du génocide Rwandais, de l’échec de la tentative de développement de la Côte d’Ivoire, des « résurgences » de l’Apartheid, de la famine au Mali, de déportations de populations, forcées où non, de massacres par des armées rebelles où officielles. Pas de jour où les larmes ne nous coulent le long des joues….

Pourtant, l’Afrique est, incontestablement, le continent le plus riche du monde. Chaque pays dispose de tout ce qui nous manque, de tout ce dont nous avons besoin, de toute la matière première nécessaire au fonctionnement de l’occident.

Que nous parlions de pétrole, d’or, d’uranium, de diamant, de zinc, de nickel, de cuivre, de bauxite, de terres rares. Tout, absolument tout est présent sur le continent africain.

Il suffirait aux peuplades locales d’exploiter tous ces gisements pour devenir infiniment plus puissants que nous. Ceci explique cela !


Chapitre III
Le pourquoi du comment



L’occident, dans son délire d’expansion non contrôlée sacrifie l’intégralité de ses minuscules propres réserves naturelles au titre de son confort. Outre le fait que d’autres solutions existent pour garantir le même confort avec le respect des réserves, il existe la possibilité toute simple de maintenir dans un état latent de voie de développement tout un continent qui permettra, lorsque les réserves seront épuisées, d’aller s’y fournir. Garantissant à l’occident des perspectives futures « d’investissement » dans la prospection minière pour alimenter l’occident déficient dans la matière première recherchée.

Par âpreté au gain, les occidentaux qui détiennent le pouvoir se permettent tout et n’importe quoi. Puisque la Chine se développe, on nous fait croire au péril jaune, menaçant, entre autres, d’une pénurie d’acier. Jamais l’acier n’a été aussi recherché qu’actuellement en raison de la surconsommation engendrée par l’entrée de la Chine dans le rang fermé des pays à civilisation occidentale. Lorsque les prix ne parviendront plus à monter, par blocage des marchés financiers, il suffira d’aller créer des exploitations en Afrique qui « donneront du travail aux populations locales, favorisant leur enrichissement, ce qui permettra leur développement ». Dans les faits, seule la population blanche et, maintenant, jaune, profitera de l’enrichissement. De la manne financière gigantesque que l’exploitation simple d’une matière aussi vile que le fer représente. Les sommes dont nous pouvons parler représentent chaque année ce dont l’Afrique aurait besoin pour s’élever ad eternam.

L’Ethiopie était un pays très verdoyant, tout y poussait. Mais, pour son malheur, il était colonisé, comme toute l’Afrique, par l’homme blanc. Ses aptitudes agricoles et sa main-d’œuvre abondante, gratuite où presque de surcroît en ont fait le grenier des colons africains. Pas seulement l’Ethiopie bien sûr, mais l’exemple en est le plus sonnant, le plus clair.

Surexploitant le sol Ethiopien pour nourrir les colonies d’Afrique, déboisant pour augmenter la surface agricole, labourant en profondeur pour augmenter les rendements, enrichissant le sol par des moyens artificiels, l’Ethiopie n’était devenue plus qu’un immense, un gigantesque champ. Travaillé par les noirs et consommé par les blancs pour des sommes frisant le ridicule. Ce travail absurde du sol, contraire à toutes les règles de pérennité agricole, aux règles de ce que nous appelons maintenant le développement durable, a fait que l’Ethiopie eut à subir un micro-climat de plus en plus sensible. Manquait la respiration des forêts et autres grandes plantes. Manquait aussi l’ombre dans ce pays artificiellement désertifié, augmentant sensiblement la température des sols générant des courants ascendants chassant les nuages. Au point qu’à partir d’un moment donné, il n’a plus plu du tout, durant plus de soixante ans. Plus rien ne pouvait pousser dans ces conditions, des irrigations depuis les rivières furent alors creusées, les asséchant complètement. Dès lors, ce territoire n’était plus intéressant pour l’homme blanc qui l’abandonna. Laissant un désert vide derrière lui. Aujourd'hui, alors que les besoins alimentaires se sont faits pressants en Occident, l'Ethiopie, à coups de gigantesques moyens financiers, est de nouveau verdoyante, preuve s'il en est qu'il ne s'agit bien que d'une volonté politique de remettre en état nourricier des pays désertifiés par la colonisation. Chose que toutes les nations se refuseront à faire si l'investissement bénéficie aux africains.

La Côte d’Ivoire est un état disposant d’une large ouverture sur la mer, avec des ports en eau profonde, aptes au transbordement de marchandises. De plus, à proximité directe des voies de communication essentielles servant au desservissement de l’Afrique du Sud et de l’Australie. Pays très verdoyant, disposant de surfaces immenses. Peuplé de noirs habitués au colonialisme de longue date ayant pour origine l’intérêt suscité par ses caractéristiques géographiques.

Tout ceci a changé pour une simple raison technique. L’évolution des bateaux ! D'abord à voile, nécessitant des temps de déplacement longs ne permettant pas le transport de denrées périssables, puis la vapeur, accélérant le transport, ouvrant de nouvelles possibilités commerciales et, enfin, le diesel ! Dès cette période, les temps de transports se sont trouvés tellement amoindris que la nécessité d’un comptoir commercial intermédiaire à mi-chemin entre l’Afrique du Sud, exportatrice de diamant extrait par des esclaves noirs dans des conditions inimaginables, importatrice de tous les produits de luxe de première nécessité pour les blancs, et l’Europe, ne s’imposait plus. Le commerce s’est donc réduit progressivement, jusqu’à disparaître presque complètement. Il ne subsiste plus, de cette époque, que de magnifiques infrastructures portuaires dans un état d’abandon depuis des décennies le long des côtes Ivoiriennes. Magnifiques, mais inutilisables, parce que ne correspondant plus aux normes techniques modernes. Le tirant d'eau des paquebots moderne étant bien plus conséquent que les voiliers pour lesquels ils ont été creusés.

La population, déjà miséreuse par sa condition de quasi-esclavage au profit des blancs, s’est retrouvée sans aucune activité matérielle, les sols étant aussi surexploités, en tant que possessions des grandes fermes coloniales. Les opportunités se sont trouvées limitées pour une éventuelle réussite.

Grâce à une gestion honorable de ses biens, la Côte d’Ivoire est passée du statut de pays le plus pauvre du monde à la toute fin des années soixante, au statut de pays africain le mieux géré vers la fin des années quatre-vingts. Passant pour être le pays le plus endetté au monde au début des années soixante-dix, elle parvint, par le biais de certains programmes d’aide au développement habilement utilisés, à une certaine stabilité politique, à une chance d’ouverture industrielle, reprenant ses exportations de matières premières, comme le cacalo dont elle est premier producteur mondial, mais aussi ses importations de produits de première nécessité. Voyant même l’occasion de soutenir le développement régional se faire jour. La Côte d’Ivoire était sur le point de s’enrichir. Impossible à accepter pour l’occident, farouchement attaché à sa suprématie matérielle.

Il suffit donc, sur la base terrorisante pour les riches surexploiteurs occidentaux, d’un rapport favorable de l’ONU, qui proposait d’augmenter l’aide de la banque mondiale au développement de la Côte d’Ivoire, approuvant intégralement sa capacité de gestion, le citant même en exemple, d’envoyer là-bas quelques agitateurs, de manipuler l'opinion.

D’abord des financiers ou industriels générèrent des fuites de capitaux par des manipulations diverses, impliquant le gouvernement qui s’est bêtement laissé avoir aux belles paroles des soi-disant opportunistes blancs venus là pour investir. Le gouvernement a avalé benoîtement la pilule de l’occident qui lui faisait les yeux doux. Quelques uns se sont enrichis, mais en Europe, ruinant la Côte d’Ivoire. Par la suite quelques agitateurs politiques se sont présentés, engagés par la junte économique occidentale, usant et abusant de l’instabilité économique créée par leurs prédécesseurs, rejetant la responsabilité sur le gouvernement. Les premiers mouvements contestataires sont apparus, ajoutant l’instabilité politique à l’instabilité économique. Il suffit alors de mettre à la tête du pays des représentants des minorités ethniques qui, favorisant leur congrégations respectives, ont généré des velléités de rébellion. Voilà l’Europe sauvée pour un bout de temps. Heureusement, au sommet du WEF, les généreux blancs ont accordé une notable diminution de la dette. Mais aucun prêt. Arguant de condition première à la reprise de l’aide internationale, la nécessité à un retour à la stabilité politique. Ajouter au mépris, l’ironie…. Quel cynisme !

Curieux que le monde ne comprenne pas ce genre de schémas. Pourtant exploités depuis longtemps…



Chapitre IV
Le fin du fin



Le fin du fin, le coup de génie de l’occident fut l’aide humanitaire. L’arme absolue contre un éventuel développement de l’Afrique.

Par exemple en Somalie où en Ethiopie où les quelques propriétaires paysans indigènes ne peuvent plus vendre leurs productions à d’autres qu’à des blancs, pour des prix bien inférieurs à ceux du marché. La clientèle noire étant alimentée artificiellement par l’aide humanitaire « généreuse ». Maintenant la population locale affamée dans l’idée qu’elle dépend de ce que l’on veut bien lui donner. D’autant qu’il n’y a pas de gêne à profiter de la manne gratuite, puisque c’est l’homme blanc qui les a mis dans cette situation. C’est bien la moindre des choses que de les aider.

Cette aide alimentaire est constituée, pour l’essentiel, d’excédents occidentaux. Elle serait réelle si les produits distribués étaient produits pour cet usage, ce n’est pas le cas. Les années où la production agricole est faible, l’aide alimentaire prend la même pente descendante. Donc, non seulement ils n’ont droit qu’à nos excédents, qui sont vendus par des riches aux états qui se font rembourser par la banque mondiale (au point que les bateaux chargés d’aide humanitaire sont au centre de spéculations boursières), mais, en plus ils servent d’éléments régulateurs de notre consommation. Facette peu communément mise en avant. La situation est telle que l’aide alimentaire est devenue indispensable. Le simple fait de devoir aller chercher la misérable ration est un tel travail que les populations locales n’ont plus le temps de travailler. Encore une facette de l’asservissement. Aller chercher ces onze où douze kilos de riz prend tout simplement la moitié de la journée, puis il faudra aller chercher le bois. Très loin, parce que, à force de déboiser, il n’y a plus rien à proximité. Les populations se déplacent, suivant les forêts, déboisant plus loin, favorisant la désertification. Donc, augmentant la sécheresse et l’aridité, créant des besoins en aide humanitaire de plus en plus grands. Augmentant leur asservissement d’autant.

L’aide humanitaire va jusqu’à leur fournir de l’eau, des médicaments, des soins. Le tout, bien insuffisamment, le système occidental étant ainsi conçu que les ONG ne puissent jamais remplir toutes les obligations, pourtant minimalistes, qu’elles se sont attribuées dans leurs statuts.

Le fait de cesser toute aide alimentaire actuellement générerait un génocide. Le simple fait de cette menace est un argument-choc bien plus fort et plus puissant aux yeux des africains que la menace atomique. Chaque état se trouvant condamné à collaborer plus où moins, au gré des exigences politiques du moment des blancs, à leur propre asservissement, ce qui favorise l'installation au pouvoir d'hommes politiques pudiquement qualifiés de "pro-occidentaux progressistes".

Il est inadmissible pour le commun des mortels d’admettre la vérité de cette situation. D’autant que chacun fait son possible en versant des cotisations, des dons, de l’aide matérielle, du soutien moral où physique aux diverses ONG. Et pourtant……


Chapitre V
L’autonomie de l’Afrique, pour bientôt ?



Voilà un titre qui, à lui seul, si on accepte l’idée d’une analyse heuristique de la situation, résume l’impossibilité du fait. L’autonomie politique et financière de l’Afrique est irréalisable.

L’Afrique est le continent le plus riche du monde. Si jamais l’occident venait à baisser sa garde, il serait ruiné et soumis à la domination des noirs dans des délais exagérément courts. Il faut donc recourir à tous les moyens pour parvenir à maintenir la domination absolue sur cette population. Et les tenants de cette politique abjecte s’en sortent très bien, faisant même preuve d’une efficacité sans bornes. Prêts à absolument tout pour garantir la continuité. Ces gens détiennent le pouvoir politique, l’armée, la police, toutes les communications quelles qu’elles soient. Rien ni personne ne peut les déloger de là, d'autant que ces personnalités sont difficilement nommables, chacun faisant partie intégrante d’un système conçu pour eux et, presque inconsciemment, par eux. Les partisans réellement activistes sont rares et peu connus. Dire que le fait d’être riche, donc complice, est un propos réducteur qui n’apporterait rien en le cas d’espèce.

Probablement jamais l’Afrique ne connaîtra l’autonomie totale, maintenue dans un état latent de semi-esclavage, ne servant que les intérêts de l’occident dont nous profitons tous.

A ne pas s’y tromper, les capacités génocidaires des peuplades africaines nous montrent bien qu’elles sont aussi sadiques que l’homme blanc, aussi opportunistes que lui, aussi perverties que lui. Si la situation était inverse, la question de notre esclavage se poserait sûrement. Ce texte serait écrit par un noir dans un quelconque pays d’Afrique. Les multiples preuves de sadisme et de vice fournies par le peuple noir nous prouvent au moins une chose : Ce sont bien des humains à part entière, qui sont très exactement comme nous, à tout point de vue.

Est-ce une raison pour les mépriser ? Le statut d'humain pourrait-il justifier un mépris? Le fait d’agir à leur encontre de cette manière, n’est-ce pas un moyen stupide de retarder la sagesse humaine ? Si la situation s’inverse, il faudra attendre encore une civilisation de plus pour que la paix globale puisse s’installer enfin.

...Ca dure combien de temps "une civilisation"?


Epilogue



L’occident a tout à craindre de l’Afrique. Certains pays se réveillent, profitant des infrastructures abandonnées par les blancs. Allant jusqu’à confisquer les possessions des blancs. A juste titre. L’Afrique se battra. Nous devrions être à ses côtés.

Dans les faits, la situation actuelle ne pourrait pas s’inverser, car, économiquement parlant, le consommateur c’est l’occident. Si l’Afrique venait à produire et à extraire ses richesses, elle serait soumise aux mêmes lois de marché que nous, c’est-à-dire de pouvoir vendre. C’est notre garantie, notre protection. Elle ne pourrait en aucun cas tenter de nous asservir où de nous ruiner. Si nous penchions pour son développement plutôt que pour son maintien dans cette situation, nous pourrions générer de nouveaux marchés plus que profitables financièrement. La mentalité mondiale doit changer, de nouveaux faits doivent lui être présentés pour qu’elle puisse faire preuve d’une réflexion plus épistémologique que celle trop simpliste, barbare, rustique, appliquée jusqu’à présent.

L’Afrique dispose de ressources gigantesques, tant dans le sous-sol que d’un point de vue énergétique. C’est elle qui reçoit le plus de soleil dans ses déserts, c’est elle qui est balayée par les plus grands vents. Traversée par l’Equateur, c’est elle qui est le plus soumise à la Force de Coriolis.

Ses habitants sont des êtres doués d’une sensibilité humaine bien supérieure à la nôtre. A nous de cultiver leur sensibilité plutôt que leurs vélléités guerrières. A nous de partager avec eux, plutôt que les asservir, ce qui ne nous sert pas, bien au contraire. Mais, de tenir de tels propos, c’est, d’abord et avant tout, aller à l’encontre des principes économiques des puissants dont on nous fait croire que nous faisons partie, à force de répétition dès notre plus jeune âge, dans un conditionnement précis et méthodique. A plus forte raison actuellement où, jamais par le passé, autant de masse monétaire ne s’était déplacée du nord au sud. Augmentant nos charges par le soutien de plus en plus nécessaire au sud, réduisant le pouvoir d’achat du commun des mortels dans le nord, réduisant les chances d’un quelconque changement radical dans l’avenir.

L’humanité a tellement peur de son futur que chacun se prémunit comme il peut, privant son voisin de la possibilité de se prémunir. Cercle vicieux sans fin qu’il faudra bien casser un jour. Même ces fameux puissants qui détiennent la grosse part de masse monétaire mais qui sont très fortement minoritaires, conformément aux préceptes directeurs essentiels de l’histoire humaine consistant à ce que ce soient les minorités qui dirigent, vont se retrouver sans ressources. Car, qui achètera si nous n’en avons plus les moyens ?

Le point de non-retour est pratiquement atteint. Tout se passera dans les très proches décennies. Si nous ne faisons rien, la population humaine sera en grand danger. L’Afrique fut le berceau de l’humanité, aux dires de certains, elle sera sa fin si rien n’est fait pour la libérer de la gangue dans laquelle nous l’avons enfermée.

Comment avons-nous pu laisser faire ?….



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Re: L'Afrique....

Message par LaFiLLeDuPèReNoëL » sam. 13 déc. 2008, 21:19

Comme si personne ne savait que l'Afrique EST LE PARADIS sur terre.

Victime du colonialisme et du libéralisme sauvage, elle fut longtemps notre esclave, le maillon faible, normal avec tous ces salopards de financiers.... Mais un jour, avec l'aide de la Chine et des émirats, elle redeviendra notre mère, celle qui doit gouverner et nous faire la leçon que nous méritons.

http://radio.aol.fr/music/Geoffrey+Orye ... 26rd8_V7b8
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Re: L'Afrique....

Message par méchante madame » sam. 13 déc. 2008, 22:28

Non, non l'Ethiopie n'a pas été colonisée. Il y a des copies à revoir par ici... L'Ethiopie a été occupée par les italiens de 1936 à 1941, il y a une petite nuance...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_gu ... thiopienne

Et pendant que j'y suis quelques liens puisque le sujet semble porteur... Mais qui peut bien s'intéresser à ce pays ?
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_gre ... hiopie.asp

Et une photo récente de Gunda Gunde que je viens de trouver... Gunda Gunde, mon amour - the irobland.. " http://www.irrob.org/visit_to_irobland.html
http://webapps-new.utsc.utoronto.ca/ose ... php?id=622 en attendant que je trouve un moyen de mettre de la musique éthiopienne....




...et voilà les paroles
Geoffrey Oryema Land Of Anaka

In this land of Anaka
They called us Payira
In this land of Anaka
They called us Payira

*Obiga lead me in this darkness
Show me the way
Obiga take me to a place
Where I can see light

(Obiga lead me in this darkness)
Show me the way
(Obiga lead me in this darkness)
Show me the way

In this land of Anaka
They called us Payira
In this land of Anaka
They called us Payira

Obiga lead me in this darkness
Show me the way
Obiga lead me in this darkness
Show me the way

(Obiga lead me in this darkness)
Show me the way
(Obiga take me home, take me home)
Obiga lead me in this darkness
Show me the way

In this land of Anaka
We had hope in Obiga
In this land of Anaka
We had hope in Obiga

We had hopes, we had dreams
Of a clear green land

+ de parolesSpirit Of My Father Lajok Sardinia Memories (after Hours) Rwot Obwolo Wan (the Chief Deceived Us) Nomad Medieval Dream Mara Piny Runa Woko At My Window Magical Stone
In place of the family house
Dead sand, dead sand

(Obiga lead me in this darkness)
Show me the way
(Obiga take me home)
Show me the way

Obiga is no more
We are left in disarray
(Obiga take me home)
The clan of Anaka, pillar

[ Merci à hgedek d'avoir ajouté ces paroles ]

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Re: L'Afrique....

Message par LaFiLLeDuPèReNoëL » sam. 13 déc. 2008, 22:47

merci à la méchante de nous avoir trouvé les paroles de cette magnifique chanson de notre Paradis Perdu.
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Re: L'Afrique....

Message par LaFiLLeDuPèReNoëL » ven. 19 déc. 2008, 20:08

Je viens de terminer la relecture du texte de Técé et également la traduction de la chanson de joffrey Oriéma offerte par la méchante.

Reprise de conscience. terrible.

Je souhaite que les chinois interviennent car les occidentaux ont perdu toute leur crédibilité.
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Re: L'Afrique....

Message par Técé » mer. 29 déc. 2010, 10:28

Je remonte ce sujet, brûlant d'actualité avec ce qui se passe en Côte d'Ivoire...

@mm :

L'occupation n'a rien à voir avec la colonisation en elle-même. La colonisation peut être "rampante", pas nécessairement militarisée et dominatrice.

L'Ethiopie a bel et bien connu une colonisation durant près de 100 ans, servant de grenier aux colonies et à l'Europe. Les grandes cultures passaient alors pour du progrès, même si les paysans qui les cultivaient n'étaient en réalité que des esclaves.

Les italiens ne sont qu'un point de détail de l'histoire, un point fugace, sans rapport avec mon propos.

En revanche, l'information que vous soulevez est vraiment très intéressante. ;)
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Re: L'Afrique....

Message par méchante madame » mer. 29 déc. 2010, 12:03

Merci d'avoir remonté ce fil sur l'Afrique, j'y reviendrai dès que j'aurai le temps :bravo: :bravo:

http://www.youtube.com/watch?v=sWpERZAIy3E&NR=1 :music: :music:

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Re: L'Afrique....

Message par Técé » mer. 29 déc. 2010, 12:43

Oh, mais je me réjouis. IL y a beaucoup de choses à dire, surtout en ce moment.

Le Zimbabwe est libéré, la Libye est libérée, le Tchad sera libéré de l'oppression occidentale par la Suisse en 2011, la Côte d'Ivoire se libère. Les choses avancent. Les petits chefs d'Etat qui ont débarqué pour tenter de convaincre Gbagbo de rendre le pouvoir devront bientôt se faire tous petits-petits et abandonner leurs postes. Parce que le Bénin, la Sierra leone, le Nigeria, le Sénégal, le Niger, tous ces Etats vont suivre de très près. Nous allons vers de très grands changements.

Kadhafi était tellement sûr de lui qu'il s'était carrément nommé "roi des roi d'Afrique" quand il a pris la présidence de l'UA. Il avait annoncé l'avènement de l'UA. On voit qu'il avait raison. Il est très fort politiquement, très écouté aussi, même si chez nous on nous montrait des chefs d'Etat inquiets d'avoir un chef tel que lui comme président. Après tout, ce n'étaient que des chefs pro-occidentaux, des individus méprisables bientôt méprisés.

Alors à plus tard. ;)
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Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

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