Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » lun. 03 juin 2019, 13:19


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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mar. 11 juin 2019, 08:05

http://www.dear-ethiopia.com/templates/ ... &idPage=13
http://axedelaresistance.com/quand-isra ... iopiennes/



"« Je connaissais la beauté, la fragilité osseuse, de cette race éblouissante, condamnée à mourir jeune. Je savais que, la nuit de leurs trente ans, les femmes fallachas s’éclipsaient de leur demeure. Les habitants du village se taisaient en voyant s’éloigner leur toge blanche dans la montagne ; elles allaient s’étendre dans les champs les plus hauts d’Éthiopie, et là, la nuque appuyée sur une pierre polie, seules, face au ciel, elles attendaient que leur cœur s’immobilise... » jean-Noël Pancrazi ( probablement dans Lalibela ou la mort nomade ? )
https://huberttabutiaux.wordpress.com/2 ... de-part-6/

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » jeu. 13 juin 2019, 09:20

On m'a envoyé des liens sur la guitare espagnole, la meilleure des guitares, musique venue d'Espagne patrie du cante rondo :
https://www.youtube.com/watch?v=bhi2ktOCV-A

C'est en 1958 qu'a commencée mon histoire d'amour avec l'Espagne, deux grands mois de stop, d'auberges de la jeunesse, dans ce pays qui vivait encore sous la coupe de Franco et se réveillait à peine de sa tragique guerre. Pas encore de tourisme à cette époque, des plages comme aux premiers jours… Pour moi ça aurait pu continuer, un cours à l'université populaire de Lausanne, l' Alpujarra : secrète Andalousie de JEAN-CHRISTIAN SPAHNI m'avais donné l'envie d'aller vivre quelques mois dans cette région, d'en faire le tour en marchant… - mais le destin en avait décidé autrement et c'est Grèce que je suis partie en1961 et pour beaucoup d'années. Je regretterai toujours ce voyage manqué...

https://www.monnuage.fr/photos/point-d-interet/58236

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » dim. 16 juin 2019, 10:31

Semaine Stig Dagerman car il faut revenir de temps en temps à des écrivains qui n'ont pas vraiment eu le temps de marquer leur histoire et c'est bien triste… c'est le seul livre de stig que j'ai lu et je mets ce lien :

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952)
Stig DAGERMAN (1923-1954)
Traduit du suédois par Philippe Bouquet

https://chabrieres.pagesperso-orange.fr ... ation.html

https://www.babelio.com/livres/Dagerman ... ent/179491

https://www.youtube.com/watch?v=MPjy55Y6hWU

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » dim. 16 juin 2019, 22:23

Un livre un jour, et quel livre…

https://www.babelio.com/livres/Kavvadias-Le-quart/91151



https://www.babelio.com/auteur/Nikos-Ka ... 622/videos

https://www.frenchclasses.com/audio/gui ... /0408cult/
https://www.babelio.com/livres/Kavvadia ... val/847570


Bon voyage dans la vraie vie des mers du temps de Kavvadias et sur d'autres histoires imaginnées cette fois :

Quelqu'un l'avait laissé dans la salle de bal des premières classes. Sur le piano. Mais il n'avait pas l'air d'un nouveau-né de première classe. C'est les émigrants qui font ça, en général. Ils accouchent à la sauvette, quelque part sur le pont, et ils laissent le gosse là. Pas qu'ils soient méchants, non. Mais c'est la misère, la misère noire. [...] Bref, de temps en temps, il leur arrivait aussi par là-dessus un mouflet, autrement dit une bouche çà nourrir, pour un émigrant, et un sacré paquet d'ennuis à l'office de l'immigration. Alors ils le laissaient sur le bateau.

https://www.babelio.com/livres/Baricco- ... niste/3251


On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu "



http://www.les-mondes-imaginaires.com/2 ... ricco.html


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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mer. 31 juil. 2019, 02:09

Lire Henri Gougaud, quel bonheur https://www.babelio.com/livres/Gougaud- ... cable/2439



ouais, je crois avoir enfin pigé… :(

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » jeu. 01 août 2019, 00:18

Aller faire un tour littéraire dans la campagne ou sur les hauteurs du Jorat :

https://www.letemps.ch/culture/gustave- ... eja-baisse

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mer. 11 sept. 2019, 09:38

Il est bon de faire des retour sur l'histoire des pays que nous avons visité pendant les vacances, ou comme pour moi nous avons vécu jusqu'à un séjour de toute un année à Athènes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature_des_colonels

https://angelique-ionatos.com/reste-la-lumiere/

https://lintula94.blogspot.com/2016/05/ ... brule.html

Sur son blog, Angélique Ionatos cite un extrait d'une des dernières lettres du poète, écrite en 1974 à un ami, qui semble prémonitoire :

(...) "Mon dernier espoir je le mise sur la grande crise dont les signes avant-coureurs se dessinent clairement. Les métropoles industrialisées se rempliront de chômeurs, l'amour de la liberté se figera, les classes moyennes deviendront de plus en plus fascisantes et dans la plupart des pays les gardiens de l'orthodoxie recommanderont le bon sens et la prudence. Ils s'étonneront que le système soit dévoré de contradictions. Quant à moi, je risquerai de mourir de faim. Mais cette éventualité ne m'inquiète pas outre mesure. Après tout ne suis-je pas arrivé jusqu'ici en ayant faim de tout ?..."

"Entretenons cette faim de poésie, qui nous ouvre au monde et aux autres et nous engage "à rester debout".




Gisèle inconsolable, a parfois l'impression qu'elle ne retournera plus dans ce pays qu'elle aime pourtant si fort :(

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » ven. 13 sept. 2019, 21:49

un peu d'anglais ça fera pas de mal... :D

If I can stop one Heart from breaking
I shall not live in vain
If I can ease one Life the Aching
Or cool one Pain
Or help one fainting Robin
Unto his Next again
I shall not live in vain.
*
Si je peux empêcher un seul Cœur de se briser
Je ne vivrai pas en vain
Si je peux adoucir la Douleur d’une Vie
Ou atténuer une souffrance
Ou aider une Grive affaiblie
À retrouver son Nid
Je ne vivrai pas en vain.
Emily Dickinson, Poésies complètes, Édition bilingue, Traduction et présentation par Françoise Delphy, Flammarion, 2014, 867/869, N°982.

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mer. 18 sept. 2019, 08:36

Jean-Claude Pirotte, réflexions nocturnes

"chaque nuit tu te dis les choses sont simples
tu surveilles un peu la lune d'été
un inconnu passe à bicyclette il ne roule pas droit
tu entends le voisin gémir dans son sommeil
tu quittes la fenêtre et tu reviens t'asseoir
à cette table où tu explores une autre nuit
tu écris quelques lignes et tu attends
que se produise le miracle un infime écho
tu restes longtemps penché sur le silence
jusqu'à ce que l'imposte se mette à
bleuir lentement les oiseaux à solfier
pour annoncer le jour qui ne console pas
tu rassembles ta fatigue tu écris : les choses
sont impénétrables et passagères, tu allumes
une dernière cigarette et tu éteins la lampe

in Le promenoir magique et autres poèmes, Chronique douce, Éditions de La Table ronde,
p.597, 2009.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce poète, vous trouverez ci-dessous, sur internet, un bel article de Jean Gédéon, rédigé en 2012 et paru sur le blog de La Pierre et le sel, dont voici le lien :
https://pierresel.typepad.fr/la-pierre- ... fugue.html

Bibliographie:
Jean-Claude Pirotte, Le promenoir magique, et autres poèmes, éditions de La table ronde, 2009


Deffe, oui Deffe il est parti aujourd'hui… à peine deux semaines depuis son retour des alpes Cette fois je suis vraiment seule dans mA tour… :(

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » jeu. 19 sept. 2019, 08:58

Méchante madame lisait au jardin et moi je lis la nuit pour soigner mon blues… - cette nuit j'ai tout soudain repensé à Marcovaldo et j'ai trouvé une page de Marcovaldo ou les saisons en ville et voilà je vous la colle pour occuper votre temps libre avant de filer au supermarché :lol:

http://classe.provin.free.fr/utopique/marcovaldo.htm

Sophocle depuis deux jours a remplacé Marcovaldo et j'ai commencé par Antigone pour avoir mon content de tragédies… Je risque de vous mettre quelques passages au passage… :mrgreen:

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » dim. 22 sept. 2019, 17:52

Trouvé sur le blog Le temps bleu :

"Serge Wellens, je le découvre en 2011, séduite par la simplicité et la profondeur de sa poésie, je rédige aussitôt un article, intitulé Serge Wellens, tel un bel arbre, qui paraît sur La Pierre et le Sel en novembre 2015 et que je vous conseille de lire ou de relire, grâce au lien indiqué en annexe, en vous souvenant que ce lien peut mettre un certain temps à s'ouvrir.

Soliloque du vieux

Parler sans avoir rien à dire
comme dit Paul Eluard
et comme dit la chanson

Parler pour détourner la nuit
faire amitié avec les loups
décourager la pluie
intimider la mort

Parler pour couvrir
le bruit du temps qui passe
pour se raconter
des rêves que l'on n'a pas faits
pour donner la parole à l'autre

Parler pour se convaincre
que l'on existe encore."

et là en poursuivant par le voyage on arrive à notre plus grand écrivain voyageur :

https://pasiondelalectura.wordpress.com ... s-bouvier/
de sa chronique japonaise qu'il faut lire absolument...

""Re-Japon. Une compréhension méthodique, rationnelle : on voudrait bien ! et que de temps gagné ! Mais le pays ne s'y prête guère. Il joue avec nos nerfs, peu faits à sa musique, nous impose son rythme qui est rompu et nous fait passer plusieurs fois par jour de l'aigreur chagrine à la gratitude sans mélange. nous autres Occidentaux avons été formés, dans l'intelligence progressive des choses, à une méthode qui ne vaut rien ici. Il faut s'assouplir et attendre. Amasser des notes et attendre. Travailler et attendre une éclaircie, ou plutôt une clairière d'où l'on puisse voir la forêt."
Nicolas Bouvier dans une de ses chroniques japonaisae

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » ven. 27 sept. 2019, 10:41

https://beq.ebooksgratuits.com/classiqu ... truire.pdf

Il faut lire et relire Jack London, c'est passionnant, c'est un autre monde… - hélas perdu gisèle

"« Ne voyagez jamais seul », est un principe du Grand Nord. Il l’avait entendu dire bien des fois et il s’était contenté d’en rire. Car c’était un grand gaillard jeune et solide, bien charpenté, bien musclé, [...] ayant confiance en lui-même, dans la solidité de sa tête et la vigueur de ses mains.
C’est par une triste journée de janvier qu’il fit cette expérience qui lui permit d’acquérir le respect du froid et de la sagesse des hommes qui se sont battus contre lui. Il avait quitté Calumet Camp, sur le Yukon, avec sur le dos un léger paquetage, pour remonter Paul Creek, jusqu’à la ligne de partage des eaux qui sépare cette vallée de Cherry Creek, où ses camarades étaient en train de prospecter et de chasser l’orignal.
Il faisait soixante degrés au-dessous de zéro et il avait à parcourir trente milles d’une piste solitaire, mais il ne s’en inquiétait pas. En réalité, cela lui plaisait : il marchait à longues enjambées dans le silence, un sang chaud coulait dans ses veines, il avait l’esprit exempt de soucis - bref, il était heureux. Car lui et ses copains étaient certains d’avoir trouvé un filon, làbas, sur la ligne de partage des eaux de Cherry Creek ; de plus, venant de Dawson, il allait les rejoindre en leur apportant de joyeuses lettres en provenance des États-Unis. [...]" dans Construire un feu de London

"L'homme inventa Dieu de bonne heure, un dieu de pierre souvent, ou bien de terre, ou encore de feu, et il le plaça dans les arbres, sur les montagnes et parmi les étoiles. L'homme fit cela parce qu'il avait observé que les humains passaient et disparaissaient aux yeux de la tribu, ou de la famille — peu importe d'ailleurs le nom qu'il donnait à son groupe, qui n'était après tout que la horde humaine. Et l'homme ne voulait pas disparaître aux yeux de la horde. Aussi inventa-t-il une nouvelle horde qui serait éternelle et courrait avec lui jusqu'à la fin des temps. Comme il redoutait l'obscurité dans laquelle il savait que passaient tous les hommes, il bâtit au-delà de l'obscurité une région plus lumineuse, un terrain de chasse plus heureux, une salle de banquet plus joyeuse et plus solide, où la boisson coulait à flots, et il lui donna un nom : « paradis
Dans Michael, chien de cirque de Jack London

"Ainsi, je suis retourné à la classe ouvrière dans laquelle je suis né et à laquelle j'appartiens. Je n'ai plus envie de monter. L'imposant édifice de la société qui se dresse au-dessus de ma tête ne recèle plus aucun délice à mes yeux. Ce sont les fondations de l'édifice qui m'intéressent. Là, je suis content de travailler, la barre à mine à la main, épaule contre épaule avec les intellectuels, les idéalistes et les ouvriers qui ont une conscience de classe – et nous donnons de temps en temps un bon coup de barre à mine pour ébranler tout l'édifice. Un jour, lorsque nous aurons un peu plus de bras et de barres à mine, nous le renverserons, lui et toute sa pourriture et ses morts non enterrés, son monstrueux égoïsme et son matérialisme abruti. Puis nous nettoierons la cave et construirons une nouvelle habitation pour l'humanité. Là, il n'y aura pas de salon, toutes les pièces seront lumineuses et aérées, et l'air qu'on y respirera sera propre, noble et vivant."
dans, Ce que signifie la vie pour moi de Jack London

"J'aime mieux être un météore superbe qu'une planète endormie. La fonction de l'homme est de vivre, non d'exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps ( citation inscrite sur sa tombe, au cimetière d'Oakland)


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