Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » sam. 04 janv. 2020, 20:56

Oui, il y a aujourd'hui soixante ans Albert Camus disparaissait de ce monde dans un accident de voiture :cry:

"Crois-moi, il n'y a pas de grande douleur, pas de grands repentirs, de grands souvenirs. Tout s'oublie même les grandes amours. C'est ce qu'il y a de triste et d'exaltant à la fois dans la vie."
Ne marche pas devant moi, je ne suivrai peut-être pas.

Ne marche pas derrière moi, je ne te guiderai peut-être pas.

Marche juste à côté de moi et sois mon ami.

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » lun. 06 janv. 2020, 04:04

"On est plus méchant et plus lâche en rêve qu'au réveil. Et peut-être que cette vie elle-même n'est que le rêve d'une autre vie, où l'amour serait sans cruauté, l'amitié sincère ; où les croyants croiraient à leur croix, les poètes à leur délire. "
Le carnet de monsieur du Paur, homme public de Paul-Jean Toulet[/b

et : "De quoi demain sera-t-il fait ? demandait un gros poète. De quoi ? Mais comme hier, de chagrin, d'ennui, de mensonge."

" Il suffit parfois de dire le bon mot pour ne plus entendre ceux qu'on ne veut plus entendre" voilà, quoi :(

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mar. 07 janv. 2020, 09:29

Paul- Jean Toulet c'est aussi de la poésie

https://www.poetica.fr/categories/paul-jean-toulet/


Ces roses pour moi destinées
Paul-Jean Toulet
Ces roses pour moi destinées
Par le choix de sa main,
Aux premiers feux du lendemain,
Elles étaient fanées.
Avec les heures, un à un,
Dans la vasque de cuivre,
Leur calice tinte et délivre
Une âme à leur parfum
Liée, entre tant, ô Ménesse,
Qu’à travers vos ébats,
J’écoute résonner tout bas
Le glas de ma jeunesse.
Paul-Jean Toulet, Contrerimes

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » sam. 11 janv. 2020, 07:08

Une enfance de Jésus de J.M. Coetzee prix Nobel de littérature en 2003 , éditions seuil
Ce livre, dès les premières pages fait l'effet d'une aventure effroyable. Je l'ai trouvé dans une armoire à livres au pays du froid et il n'a pas été lu, il est neuf depuis la première page--- ? Je connais les livres de Coetzee, ils sont presque tous dans ma bibliothèque. Vais-je pouvoir lire Celui-là ?

https://www.francetvinfo.fr/culture/liv ... 81731.html

https://www.babelio.com/livres/Coetzee- ... sus/497996

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » lun. 13 janv. 2020, 21:13

Ce n'est pas un roman historique, mais un roman dans l'Histoire. Sur un sujet tabou aux Etats-Unis, le déplacement et l'internement de quelque 120 000 Japonais, en 1942, après l'attaque, le 7 décembre 1941, par l'aéronavale japonaise, de la base américaine de Pearl Harbor.
Certaines n' avaient jamais vu la mer de Julie Otkusa
"Elles étaient "presque toutes vierges", ces jeunes Japonaises qui s'embarquaient à destination de San Francisco dans la première moitié du XXe siècle. La plupart portaient un vieux kimono, certaines venaient des montagnes et n'avaient jamais vu la mer. Elles avaient peu de bagages. La traversée était éprouvante, elles étaient malades, mais elles croyaient aller vers la Terre promise. Et vers un mari dont elles n'avaient que la photo, et qui devait leur offrir une vie meilleure. Ce fut une existence atroce."

https://www.lemonde.fr/livres/article/2 ... _3260.html

https://journals.openedition.org/ateliers/91

https://fr.wikipedia.org/wiki/Interneme ... Américains
https://www.geo.fr/histoire/l-histoire- ... nie-161051

"Sur le bateau nous étions dans l'ensemble des jeunes filles accomplies, persuadées que nous ferions de bonnes épouses. Nous savions coudre et cuisiner. Servir le thé, disposer des fleurs et rester assises sans bouger sur nos grands pieds pendant des heures en ne disant absolument rien d'important. Une jeune fille doit se fondre dans le décor : elle doit être là sans qu'on la remarque. Nous savions nous comporter lors des enterrements, écrire de courts poèmes mélancoliques sur l'arrivée de l'automne comptant exactement dix-sept syllabes."

Il est terrible ce livre ces " nous" … En ce moment où l'on commence à parler des femmes car c'est "tendance" … Je pense à la tsr de hier soir que je n'ai pas eu la patience de suivre car il y avait un bien meilleur film sur Arte…
Je conseille à tout un chacun d'acheter ce petit bouquin qui ne coute que trois fois rien-

"Nous avions rangé nos miroirs. Cessé de nous peigner. Nous oubliions de nos maquiller. Quand je me poudre le nez on dirait du givre sur une montagne. Nous oubliions Bouddha. Nous oublions Dieu. Nous étions glacées à l’intérieur, et notre cœur n’a toujours pas dégelé. Je crois que mon âme est morte. Nous n’écrivions plus à notre mère. Nous avions perdu du poids et nous étions devenus maigres Nous ne saignions plus chaque mois. Nous ne rêvions plus. N’avions plus envie, nous travaillions c’est tout"

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mar. 21 janv. 2020, 19:13

Ici il faut revenir aux livres et à la lecture
Il me semble ne jamais avoir abordé cet auteur de nouvelles que j'aime par dessus tous et que je lis et relis. . Katherine Mansfield
https://www.bing.com/images/search?view ... =0&eim=1,6

https://www.babelio.com/auteur/Katherine-Mansfield/5033

https://www.youtube.com/watch?v=2PZnD-MUiI4
et il y a quelques citations au début de ce fil

https://somanyparis.com/2015/02/19/kath ... e-zelande/

"Le fait est que l'école où allaient les petites Burnell n'était pas du tout le genre d'établissement que leurs parents auraient choisi s'ils avaient pu choisir. Mais il n'y en avait pas d'autre ; cette école était la seule à des milles à la ronde. En conséquence, tous les enfants du voisinage, les petites filles du juge, les filles du docteur, les enfants de l'épicier et ceux du laitier étaient forcés de se mêler. Et, pour comble, l'école comptait un nombre égal de vilains petits gamins mal élevés. il fallait pourtant bien établir une limite. Les Kelvey marquaient la limite. Nombre de fillettes, y compris les Burnell, n'avaient même pas la permission de leur adresser la parole. Elles passaient, la tête haute, près des Kelvey et, comme elles lançaient la mode en ce qui concernait les usages, tout le monde fuyait les Kelvey. La maîtresse elle-même prenait une voix particulière quand elle leur parlait et avait un sourire particulier à l'adresse des autres enfants quand Lil Kelvey s'approchait du pupitre en portant un bouquet de fleurs affreusement vulgaires.

C'étaient les filles d'une petite blanchisseuse, active et laborieuse, qui faisait des journées à domicile. Situation déjà assez choquante. Quant à Mr Kelvey, où vivait-il ? Nul ne le savait avec certitude, mais, au dire de tous, il était en prison. C'étaient donc les filles d'une blanchisseuse et d'un gibier de potence. Jolie compagnie pour les enfants des autres ! Et elles en avaient bien l'air. On s'expliquait difficilement pourquoi Mrs Kelvey les habillait d'une manière aussi voyante. En réalité, elle taillait leurs vêtements dans des "bouts" donnés par les personnes qui l'employaient. Lil, par exemple, qui était une grosse fille laide, au visage couvert de taches de rousseur, venait en classe vêtue d'une robe faite dans un tapis de table en serge verte, qui avait appartenu aux Burnell ; les manches de peluche rouge provenaient de rideaux envoyés par les Logan. Son chapeau, perché au sommet de son grand front, était un chapeau de grande personne ; il avait appartenu à Miss Lecky, la receveuse des postes. Il était relevé derrière et orné d'une grande plume rouge. Comme elle était fagotée ! ... Impossible de ne pas rire. Sa petite sœur, notre Else, portait une longue robe blanche, qui ressemblait à une chemise de nuit, et une paire de bottines de garçonnet. Quoi qu'elle eût porté d'ailleurs, notre Else aurait eu l'air étrange. C'était une petite enfant rabougrie, aux cheveux courts, aux yeux énormes, solennels - une petite chouette blanche. Nul ne l'avait jamais vue sourire, elle ne parlait presque jamais. Elle allait dans la vie, cramponnée à Lil. Où allait Lil, notre Else la suivait. Dans la cour de récréation, sur la route, dans leurs trajets entre la maison et l'école, Lil marchait en avant et notre Else suivait, cramponnée à sa sœur. Quand elle voulait quelque chose, quand elle était hors d'haleine, notre Else donnait à Lil une secousse, tiraillait sa jupe ; Lil s'arrêtait, se retournait. Les Kelvey se comprenaient immanquablement. " K. M- La maison de poupées


"Tout au fond de l'océan

Gît un coquillage arc-en-ciel.

Il est là, toujours, brillant paisiblement

Sous les plus hautes vagues des tempêtes

Comme sous les bienheureuses vaguelettes

Que le vieux Grec appelait rides de rire.

Ecoute - tout au fond de l'océan

Le coquillage arc-en-ciel chante.

Il est là, toujours, chantant silencieusement." Le secret de Katherine Mansfield



"Un golfe de silence l’un de l’autre nous sépare.

Je me tiens sur une rive, toi sur l’autre.

Je ne peux te voir ni t’entendre, mais je sais que tu es là.

Souvent je t’appelle par ton nom d’enfance

Et m’imagine que l’écho de mon cri est ta voix.

Quel pont pourrait joindre les rives de ce golfe ?

Ni la parole ni le toucher.

Autrefois je pensais que nous le comblerions de nos larmes ;

À présent je veux le briser par notre rire." Le golfe de Katherine Mansfield

"Katherine Mansfield, c'est une petite s?ur de Rimbaud surgie des antipodes: une très grande dame des lettres britanniques, mais aussi une voleuse de feu qui ne cessa de s'immoler sur les brasiers de l'absolu. Diable au corps, semelles de vent, frange d'ébène, elle incarnait l'ivresse et l'aventure, comme un météore en perpétuelle incandescence. Morte trop jeune, fauchée par la tuberculose sans avoir jamais pu s'attacher nulle part, elle restera l'éternelle vagabonde des années 1900: toujours en quête de lumière, elle s'escrima à vivre - et à écrire - à la vitesse de l'éclair. C'est sans doute pour cette raison qu'elle composa tant de nouvelles, le genre le plus fulgurant de la littérature. «Pas de romans, pas d'histoires compliquées, rien qui ne soit simple et ouvert», note-t-elle dans son éblouissant Journal.

Sa vie? Un trait de foudre. Née en 1888 en Nouvelle-Zélande dans une famille de la bourgeoisie puritaine, Katherine Mansfield découvrit Londres à 14 ans, suivit les cours du Queen's College et s'en revint au pays natal en 1906, avant de se réfugier à nouveau dans cette Angleterre libératrice qui lui permit d'échapper aux carcans et aux interdits familiaux. C'est là qu'elle se maria, divorça, puis rencontra John Middleton Murry, un ami du groupe littéraire de Bloomsbury qu'elle épousa en 1918. Mais ce fut encore un mariage orageux, à l'image du bref destin de cette nouvelliste tchékhovienne dont la santé fut aussi délicate que sa prose: après de longs séjours en Bavière, en Provence, en Italie et en Suisse, elle mourut en janvier 1923, à 34 ans, dans cet institut Gurdjieff de Fontainebleau qui ressemblait à un goulag pour illuminés. Quelques mois avant de s'éteindre, terrassée par une quinte de toux, elle avait écrit dans son Journal ces mots qui sont une sorte d'autoportrait: «Dans le jardin d'automne, les feuilles tombent. Petits pas qui se posent, comme un chuchotement léger. Ils dansent, tourbillonnent, virevoltent, frémissent.»

Elle aussi virevoltante et frémissante, Katherine Mansfield s'envola en laissant cinq volumes de nouvelles étincelantes: Félicité, La garden party, Le nid de colombes, Quelque chose d'enfantin et Pension allemande. Que s'y passe-t-il? En apparence, presque rien. Des instants de vie, des moments fugitifs, des murmures, quelques rides à la surface du quotidien. Aussi vive et subtile qu'une Virginia Woolf, Katherine Mansfield est une pointilliste, une ballerine qui cueille l'éphémère pour en révéler la pureté, mais également la fragilité. Comme si tout allait sombrer au bout de la phrase, parce que la mort est passée par là: c'est impalpable, c'est toute la vérité, toute la tragédie de la vie saisie entre les mailles d'une écriture qui s'agrippe à l'enfance, aux souvenirs, au présent, à la lumière, à la magie d'un paysage ou d'une rencontre, au parfum d'un magnolia, à l'insoutenable légèreté des choses. "

L'Express Abo
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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mar. 28 janv. 2020, 19:24

Gustave Roud

"C'est le propre d'une solitude presque à bout d'elle-même que d'essayer de communiquer." p.103

https://www.letemps.ch/culture/gustave- ... eja-baisse

https://www.babelio.com/livres/Roud-Air ... its/187894

https://www.24heures.ch/de-colline-en-f ... 2064757538

«Si la marche en montagne se déroule selon le rythme le plus simple et le plus immuable […], la marche en plaine, en face d’une mécanique si pauvre et rigide, est toute nuance et toute richesse.» Gustave Roud

"Je crois que l'homme au plein de sa vigueur et de sa force, et qui le sent assez pour ne douter pas de son regard, de son ouïe, est, à la lettre, un aveugle et un sourd. Je crois que seuls certains états extrêmes du corps : fatigue (au bord de l'anéantissement), maladie, invasion du cœur par une subite souffrance maintenue à son paroxysme, peuvent rendre à l'homme sa vraie puissance d'ouïe et de regard. Nulle allusion, ici, à la parole de Plotin : "Ferme les yeux, afin que s'ouvre l’œil intérieur." Il s'agit de l'instant suprême où la communion avec le monde nous est donnée, où l'univers cesse d'être un spectacle parfaitement lisible, entièrement inane, pour devenir une immense gerbe de messages, un concert sans cesse recommencé de cris, de chants, de gestes, où tout être, toute chose est à la fois signe et porteur de signe. L'instant suprême aussi où l'homme sent crouler sa risible royauté intérieure et tremble et cède aux appels venus d'un ailleurs indubitable." dans air de la solitude

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » dim. 09 févr. 2020, 09:43

Buzzati : https://www.printmag.com/daily-heller/551044/

https://leslivresdecharco.wordpress.com/

dante-orleans.net/joomla/index.php?option=com_content&view=category&id=9&itemid=435

www.imaginaria.com.ar/22/7/lo-nacional.htm

https://www.pinterest.ch/pin/326862885426282716/

https://www.vagabond-des-etoiles.com/ar ... o-buzzati/
COIVERTURE
http://50watts.com/Dino-Buzzati-s-Restless-Nights - POUR LES COUVERTURES...

Citations de Dino Buzzati
"Il est toujours téméraire de juger le coeur des autres."

"Et que signifie la vie, s'il n'y a pas le mal, le remords, les pleurs."


et, "Juste à cette époque, Drogo s'aperçut à quel point les hommes restent toujours séparés l'un de l'autre, malgré l'affection qu'ils peuvent se porter ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, sa douleur lui appartient en propre, nul ne peut l'en décharger si légèrement que ce soit ; il s'aperçut que, si quelqu'un souffre, autrui ne souffre pas pour cela, même si son amour est grand, et c'est cela qui fait la solitude de la vie."

le désert des tartares, bouquin qu'on ne doit pas manquer de lire

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » sam. 15 févr. 2020, 18:22

le désert des tartares, citations

"Le soir même le lieutenant Morel conduisit en cachette Drogo sur le chemin de ronde pour lui permettre de voir le désert. Et Drogo pu contempler le monde du septentrion, la lande inhabitée à travers laquelle, disait-on, les hommes n'étaient jamais passés. Jamais, de par-là, n'était venu l'ennemi, jamais on n'y avait combattu, jamais rien n'y était arrivé.

"Plus tard, seul dans sa chambre, Drogo comprenait ce qu'était la solitude et il pensait aux factionnaires qui, à quelques mètres de lui, marchaient de long en large, tels des automates, sans s'arrêter jamais pour reprendre haleine. Ils étaient des dizaines et des dizaines à être réveillés, ces hommes, tandis que lui était étendu sur son lit, tandis que tout semblait plongé dans le sommeil. Des dizaines et des dizaines, se disait Drogo, mais pour qui, pour quoi ? "

"Drogo comprit qu'une génération entière s'était entre-temps écoulée, qu'il avait maintenant dépassé le sommet de son existence, qu'il était maintenant arrivé du coté des vieux"

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » sam. 15 févr. 2020, 18:26

La fameuse invasion de la sicile par les ours

https://lependu.blogspot.com/2016/05/la ... e-par.html

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » sam. 29 févr. 2020, 16:55

Cinéma à voir en ce moment : L'œuvre de Dieu, la part du diable de John Irving

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_g ... 23319.html

Un bon film qui mériterait d'être plus connu. Pour ma part je suis prenante pour le revoir sur la toile car je ne savais rien de cette histoire et j'y suis en quelque sorte tombée dessus hier après-midi -
et hélas des coups de fils m'ont empêchée d'en voir une partie et en particulier la fin :(

Je ne consulte jamais les programmes, pour moi la télé c'est la découverte chaque fois que je me mets devant et ces deniers temps j'ai eu de belle surprises :)

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » lun. 02 mars 2020, 22:10

John Irving dans l'Oeuvre de Dieu, la part du diable :

"Et le problème de l'amour, ajouta-t-il, c'est qu'on ne peut forcer personne. Il est naturel de désirer que ceux qu'on aime fassent ce que l'on veut, ou ce que l'on croit bon pour eux, mais on est obligé de laisser les choses arriver. On ne peut pas plus intervenir dans la vie de ceux qu'on aime, que dans la vie des gens qu'on ne connaît pas. Et c'est dur, dit-il encore, parce qu'on a très souvent envie d'intervenir - on a envie d'être celui qui tire les plans.
-C'est dur d'avoir envie de protéger quelqu'un et d'en être incapable, fit observer Ange.
-On ne peut pas protéger les gens, petit, répondit Wally. Tout ce qu'on peut faire, c'est les aimer. "

https://www.babelio.com/auteur/John-Irv ... /citations

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » mer. 18 mars 2020, 12:07

et là, une lecture à reprendre ou à découvrir : Le journal d'Anne Frank qui elle , n'a pas survécu aux années noires de notre histoire. C'était hier, le confinement d'Anne Frank et des siens :

https://www.bing.com/search?q=Le+journa ... 1804570739

https://textesatoutvent.blogspot.com/20 ... frank.html

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » jeu. 19 mars 2020, 22:26

et un peu moins triste, un petit roman retrouvé avec joie sur internet,sur mes étagères il a disparu, car c'est le genre de bouquin qu'on ne vous rend pas, on se le garde... :mrgreen:
Novecento- Pianiste

https://www.babelio.com/livres/Baricco- ... niste/3251 à lire absolument !

Trouvé sur Babélio :
palamede 05 mai 2016
★★★★★
★★★★★
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"D'où vient le nouveau-né laissé à bord du Virginian, en escale à Boston ? Sur le bateau, nul ne le sait. Le marin qui l'a trouvé lui donne un nom : Novecento, mille neuf cents, comme le siècle qui commence.
Longtemps l'enfant puis l'adulte, devenu un pianiste exceptionnel (on dit le plus grand), refuse d'aller à terre. Il dit n'avoir pas besoin de cela pour découvrir le monde. Après tout, il a peut-être raison, il n'est pas nécessaire de parcourir le monde pour le connaitre, il suffit parfois de fréquenter ceux qui l'habitent.
A trente-deux ans néanmoins, poussé par un ami, Novecento tente de changer de perspective. Mais au seuil du monde (en fait, au pied de la passerelle), il renonce. Ce n'est pas la guerre, ni les incertitudes de la fin d'une époque se profilant à l'horizon qui le font reculer. Non, ce qui l'a fait battre en retraite, dit-il, c'est ce qu'il n'a pas vu à la coupée : un monde où il avait sa place.
Voici donc l'histoire de Novecento, une histoire diablement belle, poétique et… désespérée, celle d'un pianiste virtuose resté dans son cocon, bercé par sa propre musique sur l'océan infini – un homme qui a refusé de naître pour ne pas mourir."

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Re: Le tout et le n'importe quoi de la lecture au jardin

Message par madame Adonis » sam. 21 mars 2020, 09:27

Emily Dickinson

"Emily sait quelque chose que les autres ne savent pas. Elle sait que nous n'aimeront jamais plus d'une poignée de personnes et que cette poignée peut à tout moment être dispersée, comme les aigrettes de pissenlit, par le souffle innocent de la mort. Elle sait aussi que l'écriture est l'ange de la résurrection. " dans La Dame blanche, Christian Bobin

Je croyais que je n 'aimais pas tellement Christian Bobin et je ne me souviens plus pourquoi ? :) En tous cas aujourd'hui, en ce moment pendant lequel j'aime relire les poèmes de la recluse Emily Dickinson, cette phrase de Bobin me touche beaucoup... Il a tout compris ! :)

https://www.babelio.com/auteur/Emily-Di ... =a&pageN=8

Je n'en ai pas encore fini avec Emily, j'y reviendrai...

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