Kadhafi, ouskon nen nè?

A chacun sa manière personnelle de voir l'actu....et de le dire ici...
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » lun. 02 mai 2011, 09:18

Le secrétaire du Comité général populaire de Libye Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui est l'homme le plus puissant du pays, puisqu'il représente le pouvoir du peuple (la Jamaiyrha libyenne), réclame vengeance.

Autrement dit, le peuple libyen, soi-disant assoiffé de liberté et insurgé, demande réparation pour la mort du fils de Kadhafi.

Kadhafi distribue des millions de fusils au peuple Libyen, il a averti : ça ne marchera pas. Les occidentaux auront peut-être sa peau, mais pas la Libye! Les libyens sont libres grâce à Kadhafi et comptent bien le rester.

Pas la peine d'espérer quoi que ce soit. Si les occidentaux débarquent, ça donnera un nouvel Irak. Sauf que, cette fois, la configuration géopolitique et les moyens financiers mobilisables sont sans commune mesure.

Nous n'avons plus les moyens d'une guerre et nous n'avons plus les moyens de nous passer de partenaires. Finalement, les guerres menées actuellement en Afrique (parce qu'il n'y en a pas qu'une : lutte contre AQMI pour l'uranium au Niger, imposition de Ouattara en Côte d'Ivoire, quitte à déstabiliser tout le pays, politique de déstabilisation au Yémen après avoir mené une guerre éclair perdue et désastreuse, etc...) ne sont qu'une balle tirée dans le pied --d'argile-- de l'Occident.

Notre arrogance extrême n'empêche pas que notre civilisation ne tient que par l'économique. Exsangues, nous n'avons plus les moyens de continuer, c'est aussi simple que ça.
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » mar. 17 mai 2011, 08:40

Kadhafi est blessé. Cet homme qu'on décrie comme un dictateur, dont on affirme que son peuple n'a de soif que de le voir partir pour être libre, est toujours en vie, toujours protégé, toujours vénéré.

Les insurgés gagnent du terrain, mais il ne faut pas oublier que l'OTAN bombarde Tripoli jour et nuit. Ils massacrent les civils, essaient de tuer Kadhafi...La Libye n'est pas prête d'être libérée je pense.

Les peuplades environnantes, férocement pro-Kadhafi, si elles avaient les moyens matériels de se défendre contre l'agression de l'OTAN, nous serions en guerre!
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » mar. 31 mai 2011, 07:17

Les russes et les chinois ont décidé de se rallier à l'Occident. Non pas pour bombarder la Libye, mais pour s'en emparer.

Décidément, Sarko est très très fort. Il aura été le meilleur président du G20. Il avait promis d'impliquer plus le G8 dans le G20, c'est fait. Il avait promis de rallier les membres du G20 à sa cause...c'est fait!

En revanche, en Libye, les crimes de l'OTAN continuent de plus belle. L'UA a beau taper du poing sur la table, tout n'est plus que crimes et massacres. La colonisation est en passe d'aboutir.

L'UA s'énerve et personne ne l'écoute :
http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 13430.html

Certains nord-africains ne sont pas dupes:
http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 13457.html

La preuve des intentions négatives des occidentaux. Ils font la guerre aux frais des libyens, le comble. Et malgré le fait que l'UA accepte l'ingérence de l'ONU...toujours pas de résultat, donc l'Occident est bel et bien animé de très mauvaises intention envers les africains :
http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 13490.html

Les occidentaux se permettent tout :
http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 13544.html

Après les centrales de communication, voilà les projets agricoles attaqués. Aucun doute, il s'agit bien de "protéger les civils" :
http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 13546.html

Au Danemark, on expulse un diplomate parce qu'il est pro-Kadhafi. La démocratie à l'occidentale, c'est ça : si vous êtes d'accord avec ce qu'on vous dit d'être d'accord, c'est que vous êtes démocrate.
http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 13549.html
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » mer. 01 juin 2011, 05:46

En fait, non, la Russie et la Chine ne se sont pas ralliées à l'Occident. Ils se sont juste associés à l'idée que Kadhafi n'avait plus suffisamment de légitimité internationale pour être à la tête de la Libye, c'est tout.

...Ce qui est indiscutablement vrai....

De son côté, Kadhafi, prétendu dictateur, toujours aussi soutenu dans sa capitale, lui, est prêt à rendre le pouvoir. Jacob Zuma, le président de l'Afrique du Sud, son ami de toujours, est sur place pour lui parler. La chose est simple pour Kadhafi : tant que l'OTAN et l'ONU, organismes occidentaux servant la cause du colonialisme occidental seront actifs en Libye, il ne lâchera pas le morceau. Pour lui, seule l'UA à toute légitimité en Afrique.

Franchement, il en impose, je ne le savais pas si courageux et si ombrageux. Il est prêt à mourir pour la Libye, c'est étonnant.

Le problème est que l'UA n'a pas la puissance militaire nécessaire pour s'imposer face à l'OTAN.

Finalement, les russes et les chinois sont toujours aussi opposés aux bombardements de l'OTAN...mais ils se contentent de protester quand même. Pourquoi? Là est la question! Qu'ont-ils à gagner à ne pas agir plus fermement alors qu'ils auraient tout à gagner à dégager l'OTAN? Et le Brésil, où est-il? Curieusement, depuis que le pouvoir a été passé à sa nouvelle présidente, on en entend plus parler?
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » mar. 07 juin 2011, 12:54

Ben voilà, le combat est pratiquement face-à-face. On a envoyé les hélicoptères "protéger les populations civiles" directement au coeur des villes.

Il serait temps, pour les derniers, à réflechir sur le fait que ça fait plus de 4 mois qu'on bombarde jour et nuit Kadhafi et qu'il est toujours là, même pas dans un bunker.

Oh non, il vit simplement quelque part en ville et il reçoit les dignitaires dans sa villa en ruines, bombardée en 1986 par ce taré de Reagan.

Quand on voit ce qui se passe au Yemen avec Abdallah Salé qui tombent sans aucune aide de l'OTAN, les rues noires de monde. On voit la différence entre un pays ou le peuple se soulève...et la Libye, ou il n'y a décidément que quelques terroristes armés qui sévissent, soutenus par l'occident.

Si Kadhafi était bel et bien le dictateur qu'on nous sert depuis 40 ans, vous ne croyez pas que les libyens se seraient un tantinet énervés?

Faut arrêter de délirer là...

Et ne venez pas dire que c'est parce qu'ils ont peur et qu'il est fou. S'il était vraiment comme ça, le peuple se soulèverait.

A moins d'être complètement con, on réflechit à ce quon voit.

Même Pierre Emangongo, intellectuel réputé, chroniqueur à "Le potentiel", traditionnellement farouche opposant à Kadhafi, qu'il accuse de tous les maux, en est à le soutenir dans sa lutte contre l'Occident.

...C'est dire....

Une petite idée de ce qui se passe là-bas, de la "protection des civils par la création d'une zone d'exclusion aérienne" : http://www.afriquejet.com/afrique-du-no ... 14209.html

A un moment donné, j'avoue que je m'étais posé la question de savoir si je pariais sur le mauvais cheval. Je le soutenais par principe, par respect de la souveraineté territoriale et parce que je savais que les saloperies qu'on sortait sur lui était fausses pour la plupart.

Mais là, je vois, il est courageux, ombrageux. Il résiste, alors qu'on lui a tout bonnement envoyé l'OTAN sur le coin de la gueule.

Vous vous imaginez, vous? A sa place? Avec l'OTAN qui veut votre peau? Vous qui trembleriez rien qu'à l'idée de croiser votre voisin parce que vous savez qu'il veut vous mettre sa main dans la figure?

Restez un peu réaliste, et vous verrez quel est le personnage puissamment panafricain derrière Kadhafi.

Ne vous y trompez pas, les insurgés, même soutenus par l'Occident, ne passeront pas. Ils ont "pris" les villes de l'Est, protégés et assistés par l'OTAN --et pour cause, elles sont dévolues à leur cause de la Cyrrénaïque islamique--, ils ont combattu l'armée légale à l'Ouest, protégés et assistés par l'OTAN...mais ils ne prendront pas les principales villes du pays, où là ce seront les habitants, armés par Kadhafi, qui leur feront la peau.

Les libyens se souviennent de l'époque où le roi Idriss 1er régnait. Ils se rappellent de la pauvreté extrême, de l'inculture. La lapidation, l'apprentissage de la lecture dans le Coran, l'absence d'universités et d'hôpitaux pour le peuple.

Du jour ou le roi pro-occidental et corrompu Idriss est tombé et l'Occident expulsé du pays, beaucoup de choses ont changé. A commencer par le fait que le monde occidental s'est ligué contre son leader, ce qu'ils n'ont pas apprécié.

Maintenant, ils ont le Grand Fleuve Artificiel, des hôpitaux, des universités, mal en point à cause de l'embargo et des magouilles des occidentaux pour écraser Kadhafi...mais ils en ont.

Vous en faites ce que vous voulez, mais même avec une victoire, nous aurons un prix à payer pour ces actes, et ce sera cher, très cher.
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par LaFiLLeDuPèReNoëL » mer. 10 août 2011, 17:38

Kadhafi et Ahmadinejad dénoncent la répression des émeutes en Grande-Bretagne
Considérés comme des parias par Londres et la communauté internationale, la Libye et l’Iran n’ont pas raté l’occasion pour dénoncer la "répression" des émeutiers en Grande-Bretagne, Tripoli allant jusqu’à affirmer que le Premier ministre britannique a "perdu sa légitimité".
"Cameron et son gouvernement doivent partir après les manifestations populaires contre eux et la violente répression exercée par sa police contre ceux qui ont participé à ces manifestations pacifiques", a déclaré le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, cité mercredi par l’agence officielle Jana.
"Cameron et son gouvernement ont perdu toute légitimité", a-t-il ajouté, au moment où Londres et ses alliés au sein de l’Otan s’efforcent de déloger le régime du colonel Mouammar Kadhafi accusé de réprimer dans le sang une insurrection qui s’est déclenchée en février.
...........
...........
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a condamné de son côté "le comportement sauvage de la police britannique" face aux émeutes qui secouent la Grande-Bretagne depuis quatre jours et a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’intervenir, a rapporté la télévision d’Etat.
"Le comportement sauvage de la police britannique est inacceptable", a déclaré le président Ahmadinejad à la sortie du conseil des ministres, selon le site de la télévision.

"Au lieu d’adopter un tel comportement, les dirigeants britanniques feraient mieux de se tenir aux côtés de la population (...) et de l’écouter. Au lieu d’envoyer des troupes en Irak, en Afghanistan, en Libye pour piller le pétrole, ils feraient mieux de penser à leur population", a-t-il ajouté.

"Une partie de la population britannique a perdu patience (...) et n’a aucun espoir dans l’avenir", a-t-il affirmé. Il a également dénoncé "le silence" des Nations unies.
"Si un centième de ces crimes avaient été commis dans un pays hostile à l’Occident, les Nations unies et les organisations qui prétendent défendre les droits de l’Homme auraient vociféré (...) C’est un test pour le Conseil de sécurité pour voir s’il ose condamner un de ses
.....................................
En 2009, la Grande-Bretagne et d’autres pays occidentaux avaient condamné l’Iran pour avoir utilisé la violence contre les manifestations qui avaient suivi la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad.
Téhéran avait qualifié ces condamnations d’ingérance.
....................
.................... lire l'article du 24heures ici: http://www.24heures.ch/kadhafi-ahmadine ... 2011-08-10


Leur réaction est légitime et c'est un juste retour de balancier ou de monnaie. C'en est presque théâtral, voire cynique ou comique.
A vous de juger.
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » mer. 10 août 2011, 18:48

Pas mal... :D

Et ils ont raison... quand on voit le comportement de la police anglaise face aux manifestants.

Le Mamoud iranien est un peu une pourriture, c'est clair, mais il n'a pas vraiment le choix avec le danger américain qui rôde. Mais Kadhafi, de plus en plus de monde s'aperçoit que tout ce qu'on avait dit sur lui était faux. En l'occurrence, même ses opposants africains commencent à douter de la veracité des faits du massacre sur sa population. Finalement, personne n'a la moindre preuve de quoi que ce soit.

Quoi qu'il en soit, en face de lui, il n'avait pas des manifestants pacifiques, comme en Angleterre, auxquels on a opposés des flics hystériques et ivres de rage. Lui avait affaire à des criminels religieux fanatiques ivres d'islam et armés jusqu'aux dents après avoir attaqué des casernes.

Et l'Occident à tenu très exactement le discours qu'ils resservent aujourd'hui.

Franchement, même pour l'Iran, je commence à douter fortement que ce qu'on nous sert soit réellement vrai tant c'est incroyable, mais il faut bien le dire, TOUT ce qu'on nous dit chez nous n'est que mensonge et propagande.

En attendant, voici l'article, un peu d'humour ne fait pas de mal.
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » mar. 23 août 2011, 01:57

Je crois que là, on approche de sa fin...jusqu'à présent, le moins que l'on puisse dire, est qu'il ne m'aura jamais décu. Ce gars est vraiment TRES courageux!

http://www.bing.com/search?setmkt=fr-FR ... ye+kadhafi

Les accusations contre Kadhafi, c'est 40 ans de mensonges.

Samir Hamma est un chroniqueur algérien réputé. Il agit dans Djazairess, La Tribune, El Watan. Il est fondamentalement anti-Kadhafi.

Voilà ce qu'il écrit sur la Libye de Kadhafi, et voilà ce qui disparaît avec la chute de Kadhafi (ni plus ni moins que tout ce dont vous avez toujours rêvé) :
Les dégâts humains d'une guerre à visée humanitaire

Situation en Libye
Samir Hamma
La Tribune : 02 - 08 - 2011
Alors que les Nations unies, instigatrices de l'intervention militaire en Libye, ont envoyé sur place une mission conjointe d'organisations humanitaires dont le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM), tout va mal sur le terrain. Les membres de l'Otan envisagent même d'accentuer les bombardements sur la résidence de Mouammar Kadhafi, seule alternative, selon les experts, en «guerre juste» pour déloger le frère guide du pouvoir. Sur le plan humanitaire, les dégâts n'ont cessé de s'aggraver. En effet, constat amer : les populations civiles n'ont plus accès aux soins médicaux et souffrent de pénurie de nourriture à cause des bombardements.Malgré cette situation de chaos et contre vents et marées, Alain Juppé et son homologue britannique M. Hague ont annoncé conjointement, la semaine dernière, que les bombardements allaient se poursuivre car, selon eux, la méthode est «en train de payer». Kadhafi serait donc dos au mur et, par conséquent, il faut encore «appuyer». Même le début du Ramadhan n'y fera rien, pire, la mise en place progressive d'un blocus a été confirmée. L'Otan a en effet décidé de continuer à aider les «révolutionnaires» de Benghazi, pour que ceux-ci bloquent les livraisons de toutes les denrées alimentaires pouvant entrer à Tripoli pendant la période de Ramadhan. Ainsi, les régions d'Al-Khoums, de Zletan à l'est de la capitale, de Tajoura et de Zaouia seront fortement attaquées, même les convois de nourriture seront asphyxiés. La coalition atlantique a annoncé également qu'elle bombarderait désormais des centres civils, si des pro-Kadhafi s'y trouvent. Une façon de justifier in fine la destruction des hôpitaux, des mosquées et des universités. Guerre humanitaire, avez-vous dit ?Or, aujourd'hui, dans les besoins urgents figurent la nécessité de soigner les personnes blessées essentiellement par l'Otan et les insurgés de Benghazi. Avec le retour des réfugiés (plus de un million de personnes), les services de santé sont débordés et la situation sanitaire s'est considérablement aggravée, principalement par le fait que de nombreux membres du personnel médical étranger ont quitté le pays depuis le début de la crise. Des fournitures sanitaires et des médicaments commencent aussi à manquer. Les grandes victimes : les femmes et les enfants, qui souffrent de graves problèmes psychosociaux.

Le manichéisme transposé à la complexité !

Pour tenter modestement d'appréhender la situation libyenne, il faut d'abord comprendre que personne n'a le fin mot de l'histoire, ni la France, ni les USA, ni Kadhafi, car cette situation est un enchevêtrement d'intérêts nationaux et personnels – ceux-ci sont d'autant plus signifiants que ceux-là sont mal définis – et qu'il y a donc une infinité de protagonistes dont l'importance relative n'est pas uniquement fonction de leur pouvoir, mais aussi de la priorité changeante qu'ils accordent à ce dossier. On ne sait donc vraiment pas ce qui en sortira.Par conséquent, Il n'y a que les faits dont on est sûr, car toutes les interprétations qu'on en a faites sont uniquement fonction de l'agenda de celui qui les interprète. La vérité n'est pas prise en considération, seulement la vraisemblance, et il faut avouer que l'on n'est pas trop exigeant. Donc, s'en tenir aux faits. Bien évidemment il ne s'agit pas d'occulter la barbarie dont a fait preuve Mouammar Kadhafi vis-à-vis de l'insurrection populaire, il ne s'agit pas non plus d'idéaliser un mode de gouvernance qui est critiquable, voire détestable à bien des égards, mais de regarder avec un tant soit peu de distance la situation politique, économique et sociale libyenne en comparaison notamment avec celle de ses voisins égyptiens et tunisiens. Le prisme réducteur dont on fait d'ailleurs l'usage à l'évocation du cas libyen peut s'expliquer en partie par le «charisme» d'une figure politique – éminemment critiquable – qu'incarne la personne du colonel Kadhafi. Celui-ci a en effet concentré toute l'attention des médias occidentaux, finissant par faire office, volontairement ou involontairement, d'épouvantail «légitimateur» à l'intervention militaire étrangère. Son élimination du pouvoir étant devenue une forme de «caution consensuelle» pour faire la guerre, tous les paramètres économiques et sociaux ont ainsi été occultés à l'évocation de l'insurrection populaire libyenne, d'autant plus qu'elles sont plutôt favorables au régime Kadhafi, même si encore une fois il y a lieu de rappeler que la Libye actuelle n'est ni un Etat de droit et encore moins une démocratie. Le régime Kadhafi reposait purement et simplement sur une alchimie tribale qui a volé en éclats.

Une relative justice sociale

D'abord, la Libye est le pays le plus riche de la région : trois fois le niveau de vie de l'Egypte ou de la Tunisie, ce n'est pas du génie : c'est le pétrole ! Mais la Libye, selon le Programme des Nations unies pour le développement, a aussi le meilleur IDH (Indice de développement humain) de l'Afrique. Pour cela, avoir du pétrole ne suffit pas; il faut aussi vouloir et pouvoir en utiliser les revenus pour qu'ils profitent à la population. Effectivement et aussi étrange que cela puisse paraître, on l'a voulu et on y est parvenu dans la Libye de Kadhafi mieux que nulle part ailleurs dans la région.Les services sociaux à la population ? Les aides à la consommation ? Les meilleurs d'Afrique du Nord ! Santé ? Tous les soins médicaux sont gratuits et de haute qualité. Education ? L'éducation secondaire et universitaire est gratuite. Le taux d'alphabétisation est supérieur à 90%. Chaque étudiant libyen qui désire faire ses études à l'étranger reçoit une bourse de 1 627,11 euros par mois, et tout étudiant diplômé qui ne trouverait pas d'emploi reçoit le salaire moyen de la profession qu'il a choisie. Ce sont là des faits. Indiscutés. Mais il est vrai, pas très politiquement correct, de les rappeler.D'autres faits indiscutés : les Libyens n'ont pas de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à payer – impôt le plus injuste qui soit, car ne prenant pas en compte la notion de progressivité en fonction des revenus. La Libye est le pays le moins endetté du monde : la dette publique est à 3,3% du PIB, alors qu'elle est à 84,5% en France et à 88,9% aux USA. Côté gestion donc et même si les chiffres sont à relativiser, la nature des systèmes économiques étant totalement différente, la Libye paraît exemplaire en comparaison aux plus grandes économies mondiales.En Libye, le droit au logement est reconnu et un logement doit appartenir à celui qui l'occupe. L'Etat paye donc le premier appartement ou maison (150 mètres carrés) d'un nouveau couple qui se marie et s'installe, et tout(e) citoyen(ne) libyen(ne) n'ayant pas de logement peut s'inscrire auprès de l'Etat pour qu'il lui en soit attribué un. S'il veut faire des travaux dans son domicile, il peut s'inscrire auprès d'un organisme de l'Etat et les travaux seront effectués gratuitement par des entreprises de travaux publics choisies par l'Etat.

Un régime réellement anti-démocratique ?

Le régime libyen n'est évoqué dans les médias étrangers qu'à travers sa nature indéniablement autoritaire, mais des aspects positifs caractérisent le fonctionnement de ce dernier, ceux-ci n'étant quasiment jamais été évoqués : chaque citoyen(ne) libyen(ne) peut s'investir activement dans la vie politique et dans la gestion des affaires publiques, aux niveaux local, régional et national, dans le cadre d'un système de démocratie directe (Jamahiriya) qui tient compte de la représentation des spécificités régionales et tribales. Cela va des congrès populaires de base permanents, jusqu'au congrès général du peuple ainsi que le grand congrès national qui se réunit une fois par an. Sur 3,5 millions d'adultes, 600 000 citoyens participent activement à la vie politique.La Libye est le 7e fonds souverain financier dans le monde. Ses réserves fiduciaires sont supérieures à celles de la Russie qui a 25 fois sa population ! La Libye se sert de sa richesse pour assurer une forme de justice sociale à ses citoyens, mais aussi pour participer intensément au développement de l'Afrique et à son indépendance vis-à-vis du néo-colonialisme occidental, en y investissant des milliards de dollars. Que reproche-t-on donc à la Libye ? A chacun d'apporter son interprétation, mais il y a des faits et il fallait en tenir compte avant de porter les jugements les plus sévères et les plus caricaturaux sur un régime qui, il est vrai, est loin d'être parfait, notamment sur le plan des libertés publiques.Autre fait important occulté, les rivalités entre la cyrénaïque et la tripolitaine, certainement à l'origine de la rébellion. Rivalité qui pouvait remettre en cause la nature présumée démocratique de la révolution libyenne, spécificité sociologue ignorée ou cachée (c'est selon) par l'Otan et l'ONU avant de s'engager militairement en Libye.

CNT : Aucune légitimité populaire !

Autre invraisemblance à souligner, l'incapacité des gouvernements occidentaux à apporter des preuves concrètes concernant le présumé massacre perpétré par Kadhafi, argument qui a servi de prétexte à l'Otan pour justifier ses bombardements sur Tripoli. Par conséquent la France, l'Angleterre, les USA – puis plus tard l'Otan – seraient intervenus en anticipant la demande d'un groupe de rebelles (CNT) composé d'anciens ministres et alliés renégats de Kadhafi, de militants islamistes et de gens venus directement des USA (?). Reconnaissant cet ensemble hétéroclite qui n'a jamais obtenu la moindre légitimation de la population comme le gouvernement légitime libyen ! Etrange conception de la démocratie…Il faut rappeler à cet effet que le gouvernement de rebelles ainsi «légitimé» a prioritairement veillé au départ des équipes chinoises qui préparaient sur place l'exportation prochaine de pétrole vers la Chine…Autre contradiction pour ne pas dire paradoxe à relever, le fait que la coalition de l'Otan – qui est intervenue sous prétexte de protéger les civils – bombarde maintenant ces mêmes civils comme les forces de Kadhafi ne l'ont jamais fait auparavant. Pour persister dans la «dictature» de la paranoïa, comment expliquer également que des centaines de milliers de Libyens manifestent à Tripoli et ailleurs pour soutenir Kadhafi, alors que les médias occidentaux peinent à mettre à l'écran quelques douzaines de «rebelles» bigarrés, tirant en l'air comme dans une foire aux enfants.Encore un élément susceptible d'instiller le doute quant à la nature réelle de l'intervention militaire occidentale en Libye, les 30 pays coalisés ont saisi 33 milliards de dollars US de fonds libyens déposés a priori de bonne foi par le régime Kadhafi dans leurs institutions financières. Pour couronner le tout, le 15 février 2011, le Fonds monétaire international (FMI), concluant une enquête approfondie d'un an, a félicité le colonel Kadhafi pour sa bonne gestion de la Libye et l'a encouragé à « continuer d'améliorer l'économie», mentionnant son «ambitieux agenda de réformes».Un peu surprenant ce quitus du FMI, alors même que des émeutes éclatent à Benghazi. Quelques jours plus tard, Mostafa Mohamad Abdeljalil, ancien ministre libyen de la Justice sous Kadhafi, annonce la formation d'un gouvernement provisoire (CNT) à Benghazi. Le 19 mars, en accord avec la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, une intervention militaire aéronavale est déclenchée par la France, suivie par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Que diable Kadhafi a-t-il bien pu faire qu'il n'avait pas fait auparavant (torturer, tuer, menacer) dans ces 32 jours qui séparent les félicitations de l'anathème ?A la lumière de ces faits, il faudrait bien que ceux qui soutiennent l'intervention en Libye nous expliquent en quoi le régime Kadhafi est devenu insupportable en quelques jours de février de l'année en cours, et comment on peut croire que cette intervention ait eu d'autres buts que : d'empêcher la Chine d'avoir accès au pétrole libyen et de faire main basse sur 33 milliards de dollars US des fonds d'un pays souverain.A défaut d'explications alternatives, on ne peut voir dans cette intervention qu'un «brigandage» occidental.
S. H.
http://www.djazairess.com/fr/latribune/55533

Il ressort qu'en Libye, pays soi-disant totalitaire, il y a, proportionnellement, presque 10x plus d'intervenants politiques qu'en France. Et les avantages sociaux, je vous en laisse juge (et je vous rappelle que Samir Hamma est anti-Kadhafi, je vous laisse imaginer ce qu'il dirait s'il était pour...).
Libye: Pourquoi l'ONU s'est-elle précipitée à attaquer Kadhafi ?

Comment, en effet, ne pas avoir envie d'aider des révolutionnaires assoiffés de liberté à se débarrasser d'un dictateur sanguinaire, qui n'a pas hésité à faire tirer sur des innocents désarmés ? Cela semblait tellement évident que quelques raids, bien ciblés, pouvaient définitivement déloger un régime dictatorial incapable de répondre aux aspirations populaires.

Répression d'un régime condamné par l'ensemble de la communauté internationale, y compris par la Chine et la Russie. Comment pouvait-on rester indifférents face aux «appels au secours» des insurgés libyens, qui demandaient clairement l'aide de la communauté internationale ? Comment pouvait-on négliger, aussi, le sort de milliers de citoyens arabes dont le destin dépendrait de ce qui allait se passer en Libye ?

Il semble aujourd'hui, malheureusement, que la résolution de cette situation, certes dramatique, est un peu plus compliquée. Les forces insurgées se sont enlisées, la ferveur «révolutionnaire» est tombée, Kadhafi est resté et la coalition internationale s'est avérée, pour l'instant, inefficace pour déchoir le «guide de la révolution» du pouvoir, ne bénéficiant pas d'un appui conséquent des autorités américaines jusqu'à présent.

En outre, la situation en Libye n'a pas été sans impact sur la conjoncture sécuritaire nord-africaine et n'a également pas été sans conséquences sur l'ensemble des insurrections populaires, qui ont touché le monde arabe ces dernières semaines.

La complexité inavouée d'une intervention ratée

Effectivement, tout n'était pas si simple, s'il n'y avait pas un consensus, aussi large qu'on a bien voulu nous le faire croire, au niveau international, pour agir militairement en Libye. C'est qu'il y avait des raisons profondes, des arguments opposés par l'Allemagne et la Chine, notamment, qui n'ont pas été pris en considération :

la structure et les traditions tribales de la société libyenne, la nature politique réelle du Conseil national de transition (CNT), les risques de guerre civile, les potentielles retombées négatives sur le plan sécuritaire en Afrique du Nord. Toutes ces réalités inhérentes à la société libyenne ont été occultées et ce, pour sauver de «courageux insurgés libyens».

La philanthropie occidentale n'a décidément plus de limites... L'initiative qui a mené au vote de la résolution onusienne consistant à autoriser une intervention militaire en Libye, faut-il le rappeler, a été prise par le président français Nicolas Sarkozy, ce dernier étant influencé par son grand ami le philosophe Bernard Henry Levy, grand «droit de l'hommiste» devant l'Eternel.

Courageux intellectuel qui dénonce la barbarie à visage humain où qu'elle se trouve... sauf en Palestine !Y avait-t-il donc nécessité à intervenir militairement en Libye ? Pourquoi ne le fait-t-on pas aujourd'hui en Syrie ?

L'instauration d'une zone d'exclusion aérienne n'était-elle pas suffisante, pour empêcher que des massacres de civils soient perpétrés ? Toutes ces interrogations paraissent a posteriori légitimes.

Et même si initialement il ne s'agissait pas (officiellement) de renverser un régime autoritaire et sanguinaire, mais d'aider la partie de la population qui s'est rebellée à faire tomber définitivement un dictateur qui ne voulait pas céder.

Est-ce que l'idée d'une intervention militaire aurait été envisagée par les grandes puissances occidentales, si ce qui est arrivé en Libye s'était déroulé en Chine ou en Russie ? Evidemment non.

Cela démontre bien que l'ingérence est surtout, et avant tout, une question de rapport de forces, de domination des «forts sur les faibles». Cette affirmation de la puissance par les armes, ne risque-t-elle pas de pousser davantage les dictateurs de la planète à faire étalage de la leur (force) en tentant notamment de se procurer l'arme nucléaire, pour éviter d'être menacés dans ce type de circonstances ?

Une spécificité sociologique et historique ignorée !

Même si ce n'est pas très politiquement correct de l'affirmer, la fin de Kadhafi pourrait avoir des conséquences très graves dont il est difficile d'en mesurer l'ampleur. Car, loin d'être une aspiration démocratique populaire, l'insurrection libyenne est plus la manifestation de l'éclatement de l'alchimie tribale sur laquelle reposait son pouvoir. Selon Bernard Lugan (historien, spécialiste de l'Afrique), «à la différence de la Tunisie ou de l'Egypte, la Libye, dont plus de 90% du territoire est désertique, n'est, en effet, pas un Etat, mais un conglomérat de plus de 150 tribus divisées en sous-tribus et en clans.

Ces ensembles ont des alliances traditionnelles et mouvantes au sein des trois régions composant le pays. A savoir la Tripolitaine, avec la ville de Tripoli qui "regarde" vers Tunis, la Cyrénaïque, dont la capitale est Benghazi et qui est "tournée" vers l'Egypte, et le Fezzan, dont la principale ville est Sebba, qui "plonge" vers le bassin du Tchad et la boucle du Niger.

De l'indépendance de la Libye en 195, jusqu'au coup d'Etat qui porta le colonel Kadhafi au pouvoir en 1969, la Libye fut une monarchie dirigée par les tribus de Cyrénaïque. Membre d'une petite tribu chamelière bédouine, le colonel Kadhafi fut porté au pouvoir par une junte militaire multitribale mais dans laquelle dominaient les deux principales tribus de Libye.

Celle des Warfallah de Cyrénaïque et celle des Meghara de Tripolitaine. La plupart des tribus de Cyrénaïque demeurant attachées à la monarchie, le colonel Kadhafi réussit un grand coup politique en épousant une fille du clan des Firkeche, membre de la tribu royale des Barasa, ce qui lui assura le ralliement de la Cyrénaïque rebelle.

Or, aujourd'hui, c'est tout son système d'alliance avec la Cyrénaïque qui a volé en éclats. La date-clé du délitement tribal du système Kadhafi est l'année 1993, quand un coup d'Etat des Warfallah fut noyé dans un bain de sang. Les haines furent ensuite tues, tant la terreur imposée par le régime fut forte, mais les tribus de Cyrénaïque n'attendaient qu'une occasion pour se révolter.

Celle-ci se présenta durant le mois de février 2011. Elles s'emparèrent alors de la région et arborèrent le drapeau de l'ancienne monarchie. Kadhafi avait certes perdu la Cyrénaïque, comme les Turcs et les Italiens avant lui, mais il lui restait la Tripolitaine et le Fezzan.

Dans ces deux régions, le régime avait également constitué de subtiles alliances tribales. Or, aujourd'hui, certaines tribus ont quitté le camp Kadhafi, mais les grandes solidarités demeurent, même si elles sont chancelantes.

A court terme, le principal danger qui menace le colonel Kadhafi n'est pas la Cyrénaïque séparée par plus de 1 000 km de désert de la ville de Tripoli, ce n'est pas non plus la faiblesse de l'armée libyenne et encore moins les volontaires que l'on voit parader dans les rues de Benghazi ou de Tobrouk.

Tout est, en effet, suspendu au choix que vont faire les chefs de la tribu guerrière des Meghara qui domine en Tripolitaine longtemps alliée à celle de Kadhafi, les Khadîdja.

http://fr.allafrica.com/stories/201105170406.html

Je rappelle que la résolution 1973 du Conseil de Securité de l'ONU prévoyait la protection des civils par la création d'une zone de sécurité aérienne. Autrement dit : aucun avion de Kadhafi ne devait pouvoir décoller.

Au lieu de ça, l'OTAN à bombardé les pro-Kadhafi, en ayant décrété que la démocratie consiste exclusivement à être pour la bande de criminels du "CNT".

...La verité est ailleurs...

Kadhafi assumera ses choix, mais le monde africain va changer de nouveau. L'Occident va lui faire assumer sa gabegie financière. Nous avons trop gaspillé, trop détruit? Nos riches sont trop riches, en prévoyance de l'effondrement prochain de notre économie? Qu'à cela ne tienne, à nous les richesses africaines, quittes à massacrer tout le monde.

A ne pas s'y tromper, Sarkozy est maintenant, le plus légalement du monde, un criminel de guerre...mais il a agit en patriote français! Il a, en acceptant de massacrer tout ce qui s'opposait à l'instauration d'un système gouvernemental plus favorable à l'Occident, montré son amour inconditionnel de la France.

Il s'agira alors d'être cohérent dans sa manière de voir les choses. En ce qui me concerne, Sarkozy est définitivement insupportable à mes yeux, ainsi que tous les autres politiques occidentaux. Il eut été si simple de demander pardon à l'Afrique et de lui proposer un vrai partenariat au lieu de la recoloniser...mais non, après la Côte d'Ivoire, parce que Gbagbo allait libérer les pays de la CEDEAO du Franc colonial, la Libye, pour empêcher les chinois d'accèder au pétrole libyen et pouvoir profiter librement d'un accès à l'Afrique absolument royal.

Forcément, c'était impossible avec Kadhafi qui, il y a 40 ans, avait commencé par foutre dehors les américains qui avaient seulement 4 bases militaires sur place...

Kadhafi n'aura jamais été anti-occidental --et il l'a prouvé en devenant un des principaux contributaires financiers de l'ONU et en venant à Paris rencontrer Sarkozy-- mais plutôt panafricain et panarabiste convaincu.

Il a fait tellement pour l'Afrique qu'elle est sur le point de se libérer du joug occidental. En marge de ce qui se passait en Libye et en Côte d'Ivoire, l'Afrique de l'Est créait son espace économique, dans le plus grand secret.

EN AVIEZ-VOUS ENTENDU PARLER? ...BIEN SUR QUE NON... ET POUR CAUSE!!! A lui seul, le fait de dissimuler ça est un aveu de la réalité de l'agression occidentale contre la Libye et l'explication du pourquoi il s'agissait d'agir vite avant que Kadhafi, qui est l'instigateur de l'UA, ce qui n'est pas rien, n'adhère à cet espace de libre-échange à même de concurrencer l'espace économique européen.

Réflechissez :
  • On a dit que Kadhafi avait fui la Libye... c'était faux! Il est encore aujourd'hui en Libye, courageusement.
  • On a dit que Kadhafi était mégalo... c'était faux! Il aura blindé ses troupes jusqu'à la fin!
  • On l'a de nouveau annoncé à l'étranger... Encore faux! Il est toujours au milieu de ses fidèles.
  • On a prétendu que les libyens s'étaient soulevés contre Kadhafi...c'était faux! Sans l'OTAN, les quelques criminels islamistes n'auraient rien pu faire! D'ailleurs, à part montrer quelques rebelles braillant à qui mieux-mieux, les journalistes occidentaux n'étaient pas capable de fournir des images d'anti-Kadhafi, ou alors des avis isolés, aussi faciles à trouver qu'on peut en trouver en France contre Sarkozy ou en Italie contre Berlusconi. Par contre, facile de trouver des images de liesse pro-Kadhafi.
  • On l'a accusé de se faire un bouclier humain de son peuple....Encore faux! Il s'est très vite avéré que son peuple le soutenait très largement.
La verité est que Kadhafi était d'accord depuis le début pour une transition, mais à la condition que les rebelles déposent les armes, ce qui semblait la moindre des choses. Seulement la France exigeait, avant toute négociation, qu'il laisse le pouvoir et quitte la Libye. Voyant qu'il n'était pas aussi détesté que prévu, le discours à changé et on lui demandait simplement de s'écarter de la vie politique.

Pourquoi?

...C'est pourtant simple : si il y avait eu des élections et qu'il s'y soit présenté...il aurait été largement élu, tout simplement.

Moi, je vous le dis, nous allons payer cher, très cher même, notre outrecuidance.
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Re: Kadhafi, ouskon nen nè?

Message par Técé » dim. 08 avr. 2012, 05:06

Quelques jours avant la grande gabegie, l'UNHCR s'apprêtait à récompenser la Libye pour sa démocratie : http://www2.ohchr.org/english/bodies/hr ... -16-15.pdf
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