Le tour du monde du voilier Cercamon

Plusieurs membres du forum du Monde en Chantier ont fait des voyages passionnants, de l'Asie à l'Amérique..des balades fantastiques....

Racontez vos voyages en écrivant en toutes lettres la destination, par ex : "Mon voyage chez les moines turgescents de Boukissan"

Comme ça, votre voyage sera clairement identifié..
Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » jeu. 05 mai 2011, 07:49

Je viens de regarder les photos. C'est vraiment époustouflant. J'adore cette idée de symbiose totale entre l'homme et l'animal.

De penser qu'il fût une époque ou l'homme vivait dans cette communion. Au lieu d'être tellement au-dessous de tout qu'il est au-dessus de tout, il était en harmonie, et que nous avons détruit tout ça, au point d'induire sa crainte, de génération en génération, dans l'ADN de la vie animale, je trouve ça incroyablement stupide. D'une incommensurable stupidité.

Je trouve tellement étrange qu'on aie préservé certaines régions du globe, comme les Galapagos et l'Antarctique que je trouve ça réellement suspect. Il doit bien y avoir un sombre dessein là-dessous. L'homme n'ayant jamais été capable de quelque chose de bien, à fortiori pour une tâche d'une telle ampleur, ça semble bien impossible.
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

méchante madame
Architecte
Architecte
Messages : 790
Enregistré le : dim. 30 nov. 2008, 21:39

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par méchante madame » jeu. 05 mai 2011, 08:15

Oui, la symbiose totale... c'était au temps des cavernes ou encore bien avant, avant l'homme je veux dire. Ce qu'on pourrait espérer de mieux en ce moment c'est que l'homme vive en symbiose totale avec lui-même et reste un peu chez lui au lieu d'aller poluer les mers avec ses plastiques et autres saletés encore que, la symbiose est mal partie de toutes façons avec tous les mutants qu'on va voir bientôt dans nos assiettes, tiens, de nouveau une vache folle en Suisse cette semaine... dieu seul sait ce qu'elle a encore mangé comme saletés cette pauvre bête ? Quand aux Galapagos, pour qu'elle soit restées protégées il aurrait fallu qu'on évite d'en parler et d'y aller mais avec la rage de voyages des gens je suis certaine qu'on trouve du pc partout sur ces îles et que les tortues adorent ça... Je me souviens d'une baignade sur des rochers de l'île du levant, le vent venait d'un coin plein de bâteaux de plaisance et nous nous sommes retrouvés entourés d'étrons, nous étions vraiment en symbiose totale avec la collectivité marine... Bravo les gens de la mer !

Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » jeu. 05 mai 2011, 21:15

Sûrement, mais l'homme est présent sur la planète depuis plusieurs millions d'années. Ce qui fait qu'il a vécu en harmonie durant plusieurs millions d'années.

La preuve qu'il n'a pas évolué...mais dégénéré...

Vous savez, les Galapagos, vous devez demander l'autorisation pour y aller, et vous ne pouvez y rester qu'une courte période, sauf erreur 20 jours. Après, vous devez partir, obligatoirement. Il n'y a jamais plus qu'un certain nombre d'étrangers sur l'île. Les iliens ne peuvent pas vivre du tourisme. Ils ont leur propre économie.

Quand à votre vision de la symbiose, bienvenue dans un monde sensiblement surpeuplé. :mrgreen:

Je vous signale à titre d'info, quand même, que depuis 2002 tous les bateaux doivent être équipés de réservoirs à matières fécales. Ils peuvent les vider en mer, mais alors en-dehors de la bande des 20 milles. Pour avoir le droit de naviguer à plus de 20 milles, il faut posséder un équipement hauturier homologué, donc finalement, assez peu de bateaux peuvent agir ainsi.

Maintenant, les bateaux vidangent au port, qui sont tous équipés de prises de quai standardisées.
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

méchante madame
Architecte
Architecte
Messages : 790
Enregistré le : dim. 30 nov. 2008, 21:39

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par méchante madame » ven. 06 mai 2011, 09:46

Je me demande combien met un étron pour parcourir les 20 milles nautiques qui le sépare des plages les plus proches une fois que ses maîtres l'on jeté à la mer, étant donné qu'il n'a pas été lesté d'une pierre car le poids des pierres à lester est limité quand on arme un bâteau. Faut-il tenir compte à la fois du vent- l'étron flotte bien- je l'ai constaté surtout quand il s'agit de navigateurs fortunés donc bien nourris - ou de la force des vagues ? Et les tortues dans tout ça ? mangent-elles aussi de l'étron comme les labradors

Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » ven. 06 mai 2011, 11:49

Oui, les tortues mangent volontiers de l'étron, comme les labradors. Mais pas seulement les tortues. TOUT LE MONDE mange de l'étron, sauf nous, et encore, c'est pas certain dans tous les cas. :D
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

méchante madame
Architecte
Architecte
Messages : 790
Enregistré le : dim. 30 nov. 2008, 21:39

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par méchante madame » lun. 09 mai 2011, 08:08

Oui, pendant que le voilier cercamon fait le tour du monde des plus beau endroits - justement du monde... pendant que les plus beaux Yachts du monde à l'ancre devant St-Trop, Monaco, et autres ports susceptibles d'attirer ces joyaux des mers se préparent aux grandes fêtes de la Jet Set Internationale, la Nouvel Star en tête - non, je ne parle pas de Susan Boyle, je parle de Pippa, la star qui a la plus belle chute de reins du monde qu'on a tous visionnée dans une église transformée en forêt (je reviens toujours aux forêts et celle-là je ne vais pas l'oublier...), la Jet set disais-je ne va pas se laisser gacher l'été par se qui se passe de l'autre côté de la grande bleue, du côté pauvre... Déjà 1000 morts en mer pour ces quatre mois et je crois bien 500 la semaine dernière dans des yachts qui n'arriveront donc jamais aux Galapagos puisque qu'ils ont coulés corps et biens, enfin biens...

Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » lun. 09 mai 2011, 17:06

C'est tout l'intérêt du périple de Cercamon. Une bouffée de tendre optimisme bucolique dans ce monde de brutes. :D
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » ven. 17 juin 2011, 13:26

Nouvelle news de Cercamon qui va de paradis en paradis :

Hiva Oa, archipel des Marquises, Polynésie Française, le 16 juin 2011

Kaoha les amis !

Fatu Hiva. Le nom résonne déjà comme une mélodie, exotique et dépaysant. Une sensation de bout du monde. Ajoutez-y des crêtes rocheuses dressées contre le ciel et accrochant les nuages nébuleux. La force de l’Océan Pacifique s’écrasant en écume nerveuse contre ces rocs. Une toison verte, tapissant la pierre, comme pour adoucir cette austérité minérale.

Perdues parmi ce cadre des plus grandioses, quelques maisons surgissent ici et là lors de l’approche par mer. Elles offrent des cascades de gentillesse, un accueil un peu brusque et paradoxalement chaleureux, des profusions de fruits exquis, et l’ouverture vers une culture passionnante.

Fatu Hiva est la première terre que nous avons touchée après 26 jours de mer.

26 jours pour parcourir 3'095 milles (5'732 kms), dégringoler 10 latitudes, traverser 49 longitudes, franchir 4 fuseaux horaires.

Le 31 mai au petit matin, nous avons planté l’ancre dans la baie de Hanavave, enserrée de pitons rocheux dressés contre le ciel. Quel suprême bonheur d’arriver là !

Toute la fatigue, tout notre épuisement, se sont effacés d’un coup.

Car ces presque quatre semaines de mer se sont révélées remuantes, usantes, fatigantes. Beaucoup de grains. Deux dépressions tropicales sur le parcours, dont la première relativement forte accompagnée de vents violents, d’averses torrentielles, excavant une mer jusqu’à ce qu’elle atteigne 5-6 m de creux. Un roulis permanent, brusque, provoqué par une mer souvent désordonnée, courte. Des conditions de vent et de mer extrêmement variables exigeant des manœuvres continues pour adapter la voilure, de manière à ce que le pilote automatique soit toujours performant. La nuit du 11e jour, une déferlante s’est invitée à bord pour inonder l’intérieur…

Nous avons assuré des quarts de veilles 24h/24, et peu à peu une fatigue lancinante a imprégné toutes les fibres de notre être, toujours plus profondément. Rapidement, nous avons perdu la notion du temps. Ne vivant que le moment présent, lui seul comptait au milieu de ces éléments parfois doux, parfois hostiles.

Pêcher a été un réel bonheur. Il suffisait de jeter la ligne pour obtenir presque systématiquement de la daurade ou du thon ! L’alizé soufflait en général d’est à sud-est, entre 10 et 30 nœuds, le plus souvent vers 20 nœuds, nous offrant une moyenne quotidienne de minimum 100 milles, maximum 155 milles. Après une vie en telle intimité avec Cercamon, nous avons appris à profondément le connaître, et le lien de confiance s’en est trouvé renforcé.

La mer nous a fait passer par toutes les gammes d’émotions, du profond ras-le-bol au sentiment singulier de bien-être. Chaque jour s’étalait devant nos yeux le spectacle grandiose de l’Océan, puissant, omniprésent.

Ci-joint en PDF quelques photos de notre traversée; pour plus d’images, voir notre album sur Picasa : Traversee Galapagos-Marquises.

Hiva Oa est la troisième île marquisienne où nous faisons escale, et la première où nous trouvons internet. Un luxe qui devient rare et cher ! Nos nouvelles risquent d’être très irrégulières… Mais ce moyen de communication ne paraît plus si essentiel lorsque l’on se sent si loin du monde !

Sur Hiva Oa reposent pas loin l’une de l’autre les tombes de Jacques Brel et du peintre Gauguin. Avant Hiva Oa, il y a eu Fatu Hiva et donc sa majestueuse Baie des Vierges (Hanavave), puis Tahuata et ses délicieuses plages, son eau turquoise, ses raies Manta.

Nos premières semaines aux Marquises nous révèlent une escale complètement unique, qui ne ressemble à rien de ce que nous connaissons, de part l’attitude très accueillante des gens, la notion puissante d’éloignement par rapport au restant du monde, les îles formées de blocs montagneux acérés surgis de l’eau pour atteindre jusqu’à des 1000m, le fait de se nourrir exclusivement des produits des îles (dé-li-ci-eux les énormes pamplemousses polynésiens !), de participer aux activités des habitants, de laisser couler la vie, avec douceur et bonheur…

Demain nous quittons le mouillage d’Hiva Oa que la houle peut rendre rapidement scabreux, pour l’île d’Ua Pou, puis de Nuku Hiva.

Nous vous souhaitons à tous un très bel été !

Bises de nous deux

Les Cercamonieux


Téléchargez le PDF de la traversée
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » mar. 30 août 2011, 21:10

Chers amis,

Les San Blas, c’était il y a longtemps (début 2010), du côté Caraïbe au Panama. L’escale avait été si fantastique que les photos avaient été très nombreuses… et toujours pas triées ! Chose faite à ce jour, vous pouvez les retrouver sur Picasa : San Blas.

Pour vous remettre dans l’ambiance :

« Plus de 360 splendides îles coralliennes, un ruban chlorophylle de jungle continentale, et les flots turquoise de la mer Caraïbe. Voilà le pays des Indiens Kunas, si proches du Panamá, et pourtant plongés hors du temps et hors du monde. Pendant trois mois, nous vivons la plus authentique de nos escales à ce jour, la plus intense, et la plus belle. Nous partageons un zeste du quotidien des Kunas, ancrés à la Terre Mère qui offre tout. Nous découvrons les us et coutumes de ce petit peuple accueillant, leurs captivantes cérémonies rituelles, et leur solidarité qui en font les seuls amérindiens réellement indépendants. Même si le dollar bouleverse aujourd’hui cette société primitive, nous conservons cette image des Kunas : simple, vraie, curieuse, attachante. Elle nous a transformés. »

Bon visionnage !

Amicalement,

Les Cercamonieux
http://cercamon.unblog.fr/
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

Avatar du membre
Técé
Administrateur
Administrateur
Messages : 3259
Enregistré le : ven. 16 janv. 2009, 14:03
Localisation : Au soleil

Re: Le tour du monde du voilier Cercamon

Message par Técé » mar. 30 août 2011, 21:23

Image
Taiohae, île de Nuku Hiva, 29 août 2011

Kaoha Nui !

« Le temps s’immobilise… aux Marquises » comme le chantait Jacques Brel.

Aussi éloignés géographiquement que mentalement du monde moderne (de Tahiti, de la France, ou de toute autre influence d’un pays développé), rapidement une délicieuse sensation de bout du monde nous envahit. Ici la vie se décline au présent, sans se conjuguer au futur, et si peu au passé. L’escale que nous vivons dans l’archipel depuis le mois de juin est à la fois captivante et intense, tout en se déroulant avec tranquillité et simplicité. Il n’y a que la nature, une poignée d’habitants, quelques animaux. Et pourtant… Nous n’organisons aucune de nos journées à l’avance, et chacune se retrouve automatiquement et rapidement remplie de découvertes, d’expériences uniques et de rencontres attachantes.

Un archipel qui fait battre nos cœurs ! Les habitants y sont pour beaucoup. L’accueil qu’ils nous réservent est exceptionnel, mais naturel pour eux.

Régulièrement, nous sommes invités spontanément à leur table.
Régulièrement, ils nous offrent des cargaisons de fruits exquis.
Et régulièrement, ils nous véhiculent dans leur 4x4.

Sous un abord brusque et coriace, les Marquisiens révèlent promptement un caractère bourré d’humour, très authentique et profondément généreux.

Les Marquisiens apprécient hautement de « faire le bringue », faire la fête. Tout le mois de juillet a vibré au rythme des festivités de Juillet, version rallongée du 14 Juillet Français, accusant des summums chaque week-end. On y célèbre l’art marquisien, on se tatoue, on sculpte, on tresse des chapeaux en pandanus ou des couronnes de fleurs, et surtout… on danse ! Les spectacles chaque fois nous hypnotisaient, tant les danseurs évoluaient avec ferveur, tant leurs chorégraphies nous envoûtaient, tant les chants rythmés par les percussions nous électrisaient.

Depuis quelques jours, nous sommes de retour dans la « capitale » des Marquises, Taiohae, 1’700 habitants. Nous venons de passer trois semaines sur la côte nord de l’île de Nuku Hiva, faite de baies isolées, à peine accessibles en 4x4, peu peuplées, et fantastiquement belles. Nous sommes plus particulièrement restés « scotchés » dans la vallée de Pua, un lieu si paisible avec des gens si extraordinaires que nous sommes tombés amoureux du lieu.

Ci-joint nous vous envoyons 2 PDF contenant des petits récits en images des premières îles que nous avons touchées : Fatu Hiva, Tahuata et Hiva Oa (une fois le PDF ouvert, zoomer pour rendre le récit plus lisible). Bientôt nous vous enverrons la suite, avec nos impressions sur les îles de Ua Pou et Nuku Hiva. Ces 2 dernières îles sont pour nous les plus attirantes : nous y avons passé plus de temps, crées plus d’amitiés, assisté aux féériques fêtes de Juillet, randonné régulièrement dans des paysages aussi spectaculaires que diversifiés, assisté à des chasses au cochon ou à la chèvre, et palpé l’atmosphère mystérieuse des sites archéologiques. Enfin c’est à Nuku Hiva que nous avons reçu pendant presque un mois Fanie et Christian, un couple d’amis québécois. Nous avons partagé des moments fantastiques et ils sont repartis avec un fabuleux coup de cœur pour Henua Enana, la Terre des Hommes, comme s’est toujours appelé l’archipel bien avant l’arrivée des colons.

En trois mois, nous venons de visiter 5 des îles habitées des Marquises ; la 6e est Ua Huka, l’île aux chevaux sauvages, mais malheureusement peu accessible en voilier durant l’hiver Austral, qui est la saison des alizés de sud-est.

Bientôt nous allons nous mettre en route pour entrer dans l’univers des lagons, dans les atolls des Tuamotu et/ou des Iles de la Société (Tahiti). Nous attendons juste que la mer soit meilleure… Actuellement une houle exceptionnelle touche la Polynésie Française. Même si elle est moins forte aux Marquises, ici il n’y a aucune barrière de corail pour la freiner. Hier, il devenait très périlleux, voire impossible, d’accoster à terre. Les navigateurs sont restés à bord, observant les vagues s’éclater avec force contre le quai et le rivage, inondant la route au-delà et tout le débarcadère, léchant parfois jusqu’à la cime des arbres plantés sur le rivage. Même les surfeurs avaient déserté les vagues. Les voiliers montaient et descendaient aux creux et crêtes des lames. Grâce aux deux ancres, avant et arrière, le roulis nous balançait d’avant en arrière, plus tolérable que le mouvement latéral. Même si nous étions consignés à bord, le spectacle de la puissance de l’océan nous fascinait !

Merci pour tous les mails que vous continuez à nous envoyer avec fidélité, nous les lisons toujours avec régal dès que nous avons un accès à internet. Désolés pour toutes les réponses personnelles à vos messages restées en stand-by… mais l’internet n’est pas de mise aux Marquises ! Ici communiquer reste chaotique et onéreux, et la situation semble identique aux Tuamotu…

Télécharger le pdf de Tahuata Hiva Oa
Téléchargez le pdf de Fatuiva

Nous vous souhaitons à tous une bonne semaine,

Avec toute notre amitié,

Doris et Régis
Les Cercamonieux – http://cercamon.unblog.fr/

PS : Amis navigateurs, Sea-Seek est un site excellent à découvrir si vous ne le connaissez pas encore (merci Amuitz). http://www.sea-seek.com/. “Sea-Seek, guide nautique en ligne, rassemble de nombreuses informations et photos sur les meilleurs mouillages, les ports etc… pour la plaisance. Il fonctionne suivant le principe d’un Wiki, chacun peut y contribuer en introduisant de nouvelles descriptions ou en complétant des descriptions existantes.”
Appropriez-vous la signature du Monde en Chantier
Image
Le bon sens, c'est la direction que l'on prend si elle va là où on veut aller.
L'amitié entre les peuples concerne les peuples, l'amitié entre les Etats concerne leurs victimes.

Répondre

Retourner vers « Balades autour du monde... »