mais que ce soit la lecture, la bouffe, le jardinage on voit bien que ça n'intéresse personne - enfin c'est ce qu'Adonis me dit tous les jours... Il trouve aussi qu'on devrait vendre ce fil en viager et prendre des vacances à la mer

ou à la montagne, en valais par exemple où on retrouverait tous les Neuchâtelois qui adorent le valais. C'est d'ailleurs bizarre cet engouement pour le valais de la part de quasi tous les Neuchâtelois, ça doit avoir une origine historique ? ou palafitte ? - faut un peu qu'on cherche dans des livres d'histoire qu'il dit adonis, lui qui n'ouvre qu'un ou deux livres par année... voilà où on en est ce dimanche soir après une journée un peu barbante !
bien à vous tous, gisèle et une petite page de lecture pour la semaine :
Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement,
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement,
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions,
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les cœurs blessés
Il meurt lentement,
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques,
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui pas une fois dans sa vie,
N’a fuit les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risques-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !
Pablo Neruda
(Traduction d’un discours)